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L’indifférence internationale pour des dizaines de milliers de victimes civiles de Mossoul est une honte (mer., 26 juil. 2017)
L’indifférence internationale pour des dizaines de milliers de victimes civiles de Mossoul est une honte L’indifférence internationale pour des dizaines de milliers de victimes civiles de Mossoul est une honte Patrick Cockburn, The Independent   Les civils de la ville ont fait face à un Catch-22*: les forces de la coalition dirigées par les États-Unis leur disaient de fuir les positions de l’EI avant leur bombardement; mais l’EI menaçait de les exécuter s'ils essayaient de fuir.       Les forces du gouvernement irakien, qui avaient subi de lourdes pertes dans le secteur oriental, ont utilisé une plus grande puissance de feu dans la bataille pour l'ouest de Mossoul, Reuters     Le nombre catastrophique des victimes civiles à Mossoul n’intéresse pas beaucoup de politiciens ni de journalistes dans le monde. Cela contraste terriblement avec l'indignation exprimée dans le monde entier pendant le bombardement de l'est d'Alep par le gouvernement syrien et les forces russes, fin 2016.   Hoshyar Zebari, le chef kurde l’ancien ministre irakien des Finances et des Affaires étrangères, m'a déclaré lors d'une interview, la semaine dernière: « Les Services du renseignement kurde estiment que plus de 40 000 civils ont été tués par l’énorme puissance de feu de la Police fédérale, des frappes aériennes et de l’EI lui-même. »   Le nombre réel des morts qui sont enterrés sous les tas de décombres de l'ouest de Mossoul est inconnu, mais il s’élève probablement à des dizaines de milliers, au contraire des estimations beaucoup plus basses données précédemment.   Les gens ont du mal à comprendre pourquoi le nombre de morts à Mossoul a été aussi important. Un rapport méticuleux mais horrifiant d'Amnesty International (AI) intitulé « A tout prix: la catastrophe civile dans l'ouest de Mossoul » en donne une explication à la fois correcte et neutre.   Il ne donne pas le chiffre exact du nombre de morts, mais, à part ça, il confirme beaucoup des choses qu’a mentionnées M. Zebari, notamment les dommages épouvantables causés par les tirs qui ont duré cinq mois sans interruption, de l’artillerie et de roquettes sur une zone encerclée et remplie de civils qui ne pouvaient pas s'échapper.   Cependant, même cela ne suffit vraiment pas à expliquer le carnage incroyable qui a eu lieu. Beaucoup de sièges au cours des siècles ont occasionné de terribles pertes civiles, mais dans un domaine précis, le siège de Mossoul était différent des autres : il n’était pas question pour l’EI, le mouvement le plus cruel et le plus violent du monde, de renoncer à ses boucliers humains.   Même avant l'attaque des forces gouvernementales irakiennes aidées par la coalition dirigée par les États-Unis, qui a débuté le 17 octobre de l'année dernière, l’EI rassemblait des civils dans la ville et ne leur permettait pas d’en sortir pour se mettre à l’abri. Ceux qui ont réussi à atteindre les camps de réfugiés à l'extérieur de Mossoul ont dit que l’EI avait posté des tireurs d'élite et posé des pièges et des mines pour empêcher les habitants de partir.   Déterminé à garder coûte que coûte ses centaines de milliers de boucliers humains, l’EI les a entassés dans un espace de plus en plus restreint à mesure que les forces pro-gouvernementales avançaient. Les patrouilles de l’EI ont dit qu'elles tueraient tous ceux qui quittaient ses maisons. Elles ont soudé des portes métalliques aux maisons pour maintenir les gens à l’intérieur, et ont pendu à des pylônes électriques, ceux qui essayaient de s'échapper et ont laissé leurs corps pourrir là.   «  A mesure que l’EI perdait du terrain pendant la bataille, les zones contrôlées par l’EI se remplissaient de plus en plus de civils », explique le rapport d’Amnesty International. « Les résidents de Mossoul ont expliqué à Amnesty International qu’ils étaient obligés de s’entasser dans les maisons par groupes de 15 à 100, avec leurs parents ou leurs voisins ».   Ce sont ces groupes qui sont devenus les victimes de la massive puissance de feu des forces pro-gouvernementales. Dans de nombreuses rues, toutes les maisons sont détruites et il m’a même été impossible d’entrer dans des quartiers gravement endommagés parce que leur accès était bloqué par des ruines, des cratères de bombes et des voitures brûlées.   À l'extérieur de Mossoul, les gens ont tendance à penser que les frappes aériennes sont responsables de la plus grande partie des destructions - et ce n’est pas entièrement faux -, mais M. Zebari a raison de dire que ce sont les bombes et les roquettes des forces terrestres pro-gouvernementales, en particulier de la Police fédérale , qui ont causé le plus de destruction et de pertes civiles.    Pour s’en convaincre, il suffit de jeter un coup d’œil aux armes utilisées par les forces pro-gouvernementales: elles incluent des obusiers de 122 mm et 155 mm, mais aussi des roquettes Grad de 122 mm, dont l’imprécision est notoire, et des munitions improvisées (IRAM) fabriquées localement qui peuvent atterrir à peu près n’importe où.   Le lance-roquette Grad est une arme soviétique qui remonte à cinquante ans et qui se compose de 40 roquettes, montées sur un véhicule, qui peuvent être tirées en salves de cinquante secondes. Les versions antérieures de cette arme ont eu un effet dévastateur sur l'infanterie allemande et ses positions fortifiées dans les tranchées de la Seconde Guerre mondiale. Les civils rassemblés dans les fragiles maisons dans l'ouest de Mossoul avaient peu de chance de s’en tirer.   La coalition dominée par les États-Unis a déclaré qu'elle tentait d'éviter les frappes aériennes sur les endroits où il y avait des civils et que ses avions ont largué des tracts pour leur dire de s'éloigner des positions de l’EI. Les gens sur le terrain à Mossoul ont vécu cela comme une blague cruelle, parce qu'ils n'avaient nulle part où aller et, que l’EI leur tirerait dessus s'ils essayaient de s'enfuir.   En outre, le système de défense de l’EI était basé sur le déplacement rapide de ses combattants de maison en maison à travers les trous creusés dans leurs murs dans les quartiers modernes de Mossoul; et dans la vieille ville, où la plupart des maisons ont des caves, l’EI a reliés ces caves par des tunnels pour pouvoir tirer et s’enfuir avant que la maison où ils étaient ne soit détruite, le plus souvent par des bombes de 500 livres.   « Il y avait très peu de combattants de Daesh [EI] dans notre quartier, mais ils ont largué beaucoup de bombes dessus », a déclaré Qais, 47 ans, un résident du district de Mossoul al-Jadida. Il a estimé qu'entre 600 et 1 000 personnes avaient été tuées dans le quartier, et il m'a montré des photos sur son téléphone de la maison qui était autrefois à côté de la sienne et qui avait été réduite à un tas de débris de briques. « Il n'y avait pas de combattants de Daesh dans cette maison », a-t-il dit. « Mais il y avait sept membres de la famille Abu Imad, et cinq d’entre eux ont été tués en même temps que deux passants ».   Il y a une autre raison qui explique de la dévastation causée par la bataille pour l'ouest de Mossoul, c’est ce qui s’est passé pendant les combats pour l'est de Mosul entre le 17 octobre et 24 janvier. Le gouvernement irakien et les Américains s'attendaient à une victoire difficile mais relativement rapide. Ils pensaient prendre toute la ville en deux mois environ (en fait, cela a duré neuf mois).   L'attaque de la partie de la ville située à l'est de la rivière Tigre avait été principalement menée par le Service de lutte contre le terrorisme qui est hautement qualifié et expérimenté dans le combat de rue. Les frappes aériennes ciblaient soigneusement des objectifs sélectionnés et n’étaient pas lancées au premier signe de résistance que rencontraient les troupes au sol.   Cette tactique des forces pro-gouvernementales n'a pas fonctionné. Certes, ils ont fini par reprendre l'est de Mossoul après trois mois de gros combats et au prix de très lourdes pertes dans le Service de lutte contre le terrorisme (de 40 à 50 %). Ils ne pouvaient plus se permettre d’avoir autant de pertes dans l'ouest de Mossoul où l’EI était encore plus profondément retranché.   Lorsque l'assaut contre l'ouest de Mossoul a commencé le 19 février, les forces pro-gouvernementales se sont donc mises à utiliser plus facilement l'artillerie, les roquettes et la force aérienne. Et en plus du Service de lutte contre le terrorisme ils ont fait venir la Police fédérale et la Division des interventions d'urgence, qui étaient beaucoup toutes les deux moins bien formés et plus sectaires que le Service de lutte contre le terrorisme. Comme elles ont à leur tour subi de lourdes pertes, elles ont perdu toute retenue dans l'utilisation de leur puissance de feu.   Pourquoi n'y a-t-il pas eu plus de protestation concernant la destruction de l'ouest de Mossoul? Il n’y a aucun doute que les pertes civiles ont été massives, même s'il existe des différends sur le nombre exact de morts.   La raison principale de ce manque d'indignation est que l'EI était perçu comme un mouvement intrinsèquement diabolique qui devait être vaincu peu importe le nombre de morts que cela occasionnait parmi les habitants de Mosul.   C'est un argument qu’on peut entendre, mais qui, si l’on en juge par le passé, laisse craindre que l'Irak ne trouve jamais la paix.   Note : *Situation de double contrainte illustrée par le roman Catch-22 : https://fr.wikipedia.org/wiki/Catch_22_(roman)   Why is the world not outraged at mass civilian death in Mosul?  
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BAISSE VERTIGINEUSE DU QI MOYEN EN OCCIDENT ? Des études tirent la sonnette d’alarme mais n’indiquent pas d’où viendrait cette chute. (mer., 26 juil. 2017)
Chute du QI moyen de la population dans les pays occidentaux  BAISSE VERTIGINEUSE DU QI MOYEN EN OCCIDENT ? Des études tirent la sonnette d’alarme mais n’indiquent pas d’où viendrait cette chute. Un article du 24 juillet 2017 de RT souligne que plusieurs études, parues conjointement dans la revue scientifique « Intelligence », tirent une conclusion pour le moins préoccupante : le quotient intellectuel (QI) moyen de la population des pays occidentaux connaîtrait une chute spectaculaire depuis une quinzaine d’années. Ainsi, entre 1999 et 2009, les Britanniques auraient perdu en moyenne 14 points de QI, et les Français près de 4 points. Ce recul intervient après un siècle d’augmentation constante et pousse les scientifiques à s’interroger sur son origine. Mais ces études n’indiquent pas quelles sont les origines de cette évolution très inquiétante. .Certains incriminent l’envahissement de notre environnement par des substances chimiques nocives comme les perturbateurs endocriniens. .D’autres mettent en avant le développement du « tout numérique » et des jeux vidéo qui rendraient le cerveau fainéant. .D’autres encore avancent des questions de nature démographique. Donnant au film « Idiocracy » de 2006 un caractère prémonitoire, le niveau moyen des dirigeants politiques français s’oriente incontestablement vers la baisse depuis plusieurs années. Parmi les récents et nombreux exemples de l’incompétence crasse des députés de LREM, celui de la nouvelle présidente LREM de la puissante Commission des Lois de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a récemment défrayé la chronique. Elle s’était déjà fait remarquer en annonçant bille-en-tête, dès sa prise de fonctions, qu’elle comptait prendre son mercredi pour s’occuper de ses enfants au lieu de s’atteler à ses nouvelles fonctions de députée de la 5ème circonscription des Yvelines. Mais elle a fait pire depuis. Comme l’a rapporté Le Canard Enchaîné, repris par Valeurs Actuelles du 12 juillet 2017, elle a demandé ingénument à des fonctionnaires de la Commission des lois : “Je ne suis pas constitutionnaliste. Pouvez-vous me dire comment il faut présenter le texte sur l’état d’urgence ? Et, surtout, quand vote-t-on les décrets ?” Ses interlocuteurs ont dû expliquer à cette avocate de formation que les décrets ne sont pas votés mais pris par le gouvernement. Si l’on ne peut pas reprocher à des citoyens lambda de ne pas forcément connaître la différence entre une loi et un décret, l’ignorance de cette différence de base est incroyable de la part de la présidente de la Commission des lois de l’Assemblée nationale. C’est aussi ahurissant que si un garagiste ignorait la différence entre le liquide lave-glace et le liquide de frein…. Les pays d’Extrême Orient se classent aux premiers rangs mondiaux en termes de QI moyen Cependant, aucune de ces explications ne paraît très convaincante dans la mesure où les pays où le QI moyen de la population sont les plus élevés sont désormais situés en Extrême-Orient et connaissent les mêmes problèmes que les pays occidentaux (produits chimiques dans l’environnement, numérique envahissant, rétraction démographique, …) Cet article de RT reprend en partie un article du journal Les Echos de janvier dernier qui dressait le même constat à partir d’un travail mené entre 2002 et 2006 par les professeurs Britannique Richard Lynn et Finlandais Tatu Vanhanen dans plus de 80 pays. Les résultats de ce travail, qui sont en ligne sur le site IS Reseach – La référence des tests de QI sont les suivants, pour les premiers de la liste, en termes de comparaison mondiale :
 BAISSE VERTIGINEUSE DU QI MOYEN EN OCCIDENT ? Des études tirent la sonnette d’alarme mais n’indiquent pas d’où viendrait cette chute.
On notera au passage, bien entendu sous réserve de la méthodologie adoptée – : .que les deux pays où le QI moyen de la population est le plus élevé du monde (Hong Kong et Singapour) sont des entités politiques comptant moins de 10 millions d’habitants et ayant une superficie équivalant à la moitié de celle de l’Ile-de-France. .que, sur les 6 premiers du classement, seule la Chine est un très grand pays du point de vue de la population et de la superficie. Les 5 autres sont plus petits que la France. .que les 3 États d’Europe occidentale qui sont restés en dehors de l’UE et de l’euro (Islande – QI 101, Suisse – QI 101 et Norvège-QI 100) ont des QI moyens de leur population qui se classent en tête de tous les pays d’Europe, à la seule exception de l’Italie. Nous trouvons ici de nouveaux indices qui donnent à penser que la taille de la population et la superficie n’ont aucun rapport avec les résultats économiques, sociaux et culturels, n’en déplaise aux idéologues forcenés de la prétendue « construction européenne » qui nous expliquent à longueur de temps que la France serait « trop-petite-pour… » On pourrait même avancer qu’il y a plutôt une corrélation inverse ! CONCLUSION : et le rôle de l’école ? Les auteurs de cette étude internationale – Richard Lynn et Tatu Vanhanen – défendent quant à eux l’opinion selon laquelle il existerait une corrélation entre le revenu national brut par habitant et le quotient intellectuel (QI) moyen de la population. Ils interprètent cette corrélation comme une mise en évidence du fait que le quotient intellectuel serait un facteur important des différences en matière de richesse nationale et de taux de croissance économique, c’est-à-dire que l’intelligence des populations serait le moteur du développement. Cependant, leurs résultats sont controversés et ont fait couler beaucoup d’encre. Il faut donc les interpréter avec une extrême prudence. Quant à l’article des Echos de janvier dernier et celui de RT de ce 24 juillet, ils évoquent des pistes qui sont peu convaincantes, on l’a vu. Reste alors une hypothèse que ni les auteurs de l’étude – Richard et Tatu -, ni l’article des Echos , ni celui de RT n’envisage et qui, pourtant, paraît de bon sens : et si la baisse du QI moyen des pays occidentaux résultait de la dégradation constante du système scolaire qui y sévit depuis une trentaine d’années ?
 BAISSE VERTIGINEUSE DU QI MOYEN EN OCCIDENT ? Des études tirent la sonnette d’alarme mais n’indiquent pas d’où viendrait cette chute. Comment ne pas noter, à cet égard, que les pays qui se hissent en tête du classement mondial sont tous des pays de tradition confucéenne (Chine, Taïwan, Hong Kong, Singapour, Corées, Japon) ? Je rappelle que, respectant la tradition confucéenne, l’enseignement à l’école y a conservé toute sa vitalité et toutes ses exigences. Les professeurs sont toujours très respectés et l’apprentissage du savoir y est à la fois très valorisé et très performant. L’accent y est toujours mis sur la nécessité de l’effort et de l’assiduité. Dans tous ces pays, l’éducation s’ouvre bien entendu aux innovations technologiques du monde contemporain, mais se défie des expériences pédagogiques hasardeuses : elle préfère les méthodes exigeantes qui ont fait les preuves de leur efficacité sur long terme. — À cet égard, l’UPR publiera prochainement un dossier détaillé sur son analyse des problèmes de l’école en France et des solutions que nous préconisons pour renouer avec l’enseignement républicain et l’ascenseur social au mérite.
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«Grande éclipse américaine» du 21 août, une occasion unique à ne pas manquer (mer., 26 juil. 2017)
«Grande éclipse américaine» du 21 août, une occasion unique à ne pas manquer Des avions de recherche de la NASA suivront «en direct» l’éclipse solaire totale qui aura lieu le 21 août aux États-Unis, une première depuis 99 ans dans ce pays. L'éclipse solaire totale du 21 août aux États-Unis sera une véritable aubaine pour les scientifiques qui comptent exploiter cet événement rare pour mieux comprendre le soleil, son champ magnétique et ses effets sur l'atmosphère terrestre. Ils espèrent bien aussi tirer profit des observations par le public, dont des étudiants et des astronomes amateurs qui seront armés de téléphones cellulaires, de lunettes astronomiques, d'appareils photos et de caméras, pour immortaliser tous les moments de ce phénomène. «Cette éclipse solaire totale à travers les États-Unis est une occasion unique dans les temps modernes qui permet à un pays tout entier de participer aux observations avec la technologie d'aujourd'hui et les réseaux sociaux», s'est réjouie vendredi devant la presse Carrie Black, une responsable de la National Science Foundation, qui supervise la recherche sur le soleil. Quand la Lune passera entre le Soleil et la Terre, elle produira une ombre d'environ 110 km de largeur qui se déplacera de l'Oregon, dans l'extrême nord-ouest en milieu de matinée, jusque sur la Caroline du sud de l'autre côté du pays, dans l'après-midi, traversant au total 14 États en 93 minutes. Les observateurs se retrouveront dans une obscurité totale en milieu de journée pendant plus de deux minutes et pourront voir étoiles et planètes dans le ciel. Environ 12 millions d'Américains vivent à l'intérieur de cette étroite bande et seront probablement rejoints par des millions d'autres. Pour les astronomes, cette éclipse offre une rare occasion de tester de nouveaux instruments et d'observer la couronne solaire, la haute atmosphère du soleil autrement invisible. Les scientifiques sont intrigués par le fait qu'elle soit beaucoup plus chaude que la surface du soleil. Ils cherchent aussi à comprendre les éjections de masse coronale qui projettent des particules ionisées à grande vitesse vers la Terre et peuvent perturber les communications satellitaires et les réseaux électriques. Un équipe du National Center for Atmospheric Research va aussi utiliser des avions de recherche pour prendre des mesures en infrarouge pendant quatre minutes qui devraient permettre de mieux comprendre le magnétisme de la couronne solaire et sa structure thermale. La télévision de la Nasa retransmettra en direct les images de l'éclipse, ainsi que les différentes activités prévues dans les parcs nationaux, bibliothèques, stades et musées. Les États-Unis seront le seul pays à connaître une éclipse complète du soleil le 21 août. Des scientifiques parlent de ce fait de la «Grande éclipse américaine». https://fr.sputniknews.com/sci_tech/201707261032379606-grande-eclipse-americain-21-aout/
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Un an après l’assassinat du père Jacques Hamel, Emmanuel Macron se rend à Saint-Etienne-du-Rouvray (mer., 26 juil. 2017)
Un an après l’assassinat du père Jacques Hamel, Emmanuel Macron se rend à Saint-Etienne-du-Rouvray La France rend hommage au père Jacques Hamel, égorgé en pleine messe par deux djihadistes dans son église le 26 juillet 2016. Ce crime atroce avait bouleversé le pays, déjà secoué par l'attentat terroriste de Nice douze jours auparavant. Le 26 juillet 2017, la France rend hommage à Jacques Hamel, assassiné lors d'une attaque terroriste survenue un an plus tôt dans son église de Saint-Etienne-du-Rouvray, près de Rouen. Une messe est célébrée à partir de 9h, heure à laquelle le père Hamel l'avait célébrée le 26 juillet 2016, avant d'être égorgé par deux djihadistes. L'hommage, encadré par un important dispositif de sécurité, a lieu en présence du président Emmanuel Macron, du Premier ministre Edouard Philippe et du ministre de l'Intérieur Gérard Collomb. A l'issue de la cérémonie, une «stèle républicaine pour la paix et la fraternité» est inaugurée à l'extérieur de l'église, en mémoire du père Jacques Hamel. Le chef de l’Etat doit ensuite s'exprimer, comme il l'a fait douze jours auparavant à Nice, pour la commémoration de l'attentat au camion-bélier qui avait fait 86 morts et 458 blessés le 14 juillet 2016. Jacques Hamel devrait être béatifié par le Vatican, en tant que martyr, par une procédure accélérée. Le pape François a en effet demandé que le délai de cinq ans imposé entre la mort et le début du processus de béatification, ne soit pas appliqué dans son cas. https://francais.rt.com/france/41368-un-an-apres-assassinat-pere-jacques-hamel-ceremonies-saint-etienne-rouvray
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L'Assemblée décide d'interdire la rémunération de collaborateurs parlementaires par des lobbies (mer., 26 juil. 2017)
L'Assemblée décide d'interdire la rémunération de collaborateurs parlementaires par des lobbies L'Assemblée nationale a voté l'interdiction pour les lobbies de rémunérer des collaborateurs parlementaires. D'abord opposés à la mesures, les élus LREM ont soutenu l'initiative après des débats mouvementés. Par 273 voix contre 14, les députés ont adopté le 25 juillet un amendement interdisant aux lobbies de rémunérer des collaborateurs parlementaires, malgré l'avis défavorable du gouvernement. Cette initiative a été portée par des socialistes, et soutenue par la gauche de la gauche et la droite, puis par les élus La République en marche après une suspension de séance. Bien qu'affirmant «parfaitement entendre et comprendre que l'on soit choqué» que de telles rémunérations puissent exister, le ministre de la Justice, Nicole Belloubet, s'était dit défavorable à cet amendement, préférant renvoyer la question aux bureaux des assemblées. Le rapporteur Yaël Braun-Pivet (LREM) avait aussi suggéré de prévoir plutôt un dispositif de déclaration, insistant sur la «transparence». Un député hors micro avait alors lancé : «Elle est où la moralisation ?» «Je m'inquiète de ce que nous sommes en train de transmettre en dehors de ces murs», avait aussi plaidé le président du groupe Nouvelle Gauche Olivier Faure. «Je pensais que [l'interdiction de telles rémunérations] était la règle, c'est tellement évident», s'était indigné Eric Coquerel (LFI). Olivier Marleix (LR) avait estimé pour sa part qu'il devait s'agir d'un «oubli». «Il peut arriver qu’un collaborateur exerce, à côté de son contrat collaborateur, une fonction rémunérée par des représentants d’intérêts», soulignait un rapport en 2013 de l'ancien vice-président de l'Assemblée Christophe Sirugue (PS), appelant à un code de déontologie. Par ailleurs, l'Assemblée a aussi voté une nouvelle prérogative des organes de déontologie des assemblées, qui pourront se faire communiquer par les parlementaires «tout document utile» à leur contrôle. Par contre, les députés ont rejeté divers amendements communistes qui visaient à étendre la transparence sur les rencontres des lobbyistes au président de la République, aux membres du Conseil constitutionnel et du Conseil d'Etat. Ont aussi été repoussés des amendements de plusieurs bords qui avaient pour objectif d'améliorer le prochain registre des représentants d'intérêts commun à l'exécutif et au législatif. Alors que des membres de la France insoumise ont laissé entendre que des ministres pouvaient parfois eux-mêmes représenter des lobbies, Nicole Belloubet a vivement récusé l'idée, dénonçant des «insinuations pernicieuses qui n'ont pas leur place dans nos débats». https://francais.rt.com/france/41365-collaborateurs-parlementaires-ne-pourront-plus-etre-remuneres-par-lobbies
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La justice européenne maintient le Hamas sur la liste noire de l'UE (mer., 26 juil. 2017)
La justice européenne maintient le Hamas sur la liste noire de l'UE La Cour de justice de l'UE (CJUE) a décidé mercredi de maintenir le mouvement islamiste palestinien Hamas, au pouvoir à Gaza, sur la liste des organisations terroristes de l'UE. Dans un arrêt, la Cour de justice a estimé que le Tribunal de première instance de l'UE "n'aurait pas dû annuler le maintien du Hamas sur la liste européenne des organisations terroristes et lui renvoie l'affaire", selon un communiqué. Le 17 décembre 2014, à la surprise générale, le Tribunal de l'UE avait annulé - pour vice de procédure - l'inscription du Hamas sur la liste terroriste de l'Union européenne. En revanche, la Cour a confirmé l'annulation du maintien sur la liste des Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE), organisation séparatiste tamoule au Sri Lanka. Dans un arrêt distinct rendu le 16 octobre 2014, les Tigres tamouls avaient été soustraits de la liste de l'UE également pour vice de forme. En janvier 2015, le Conseil de l'UE, qui représente les Etats membres, avait saisi la CJUE, la juridiction suprême de l'UE basée à Luxembourg, d'un pourvoi suspensif pour obtenir l'annulation des deux arrêts. "Par ses arrêts de ce jour, la Cour réaffirme sa jurisprudence selon laquelle le Conseil (européen) peut maintenir une personne ou une entité sur la liste s'il conclut à la persistance du risque de l'implication de celle-ci dans des activités terroristes ayant justifié son inscription initiale", souligne-t-elle dans son communiqué. https://www.lorientlejour.com/article/1064239/terrorisme-la-justice-europeenne-maintient-le-hamas-sur-la-liste-noire-de-lue.html
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Afghanistan: attaque de talibans contre une base militaire (mer., 26 juil. 2017)
Afghanistan: attaque de talibans contre une base militaire Les talibans ont attaqué mardi soir une base de l'armée afghane près de Kandahar (sud) faisant au moins 26 tués et 13 blessés parmi les soldats, a annoncé mercredi le ministère de la Défense joint par l'AFP. https://www.lorientlejour.com/article/1064242/attaque-des-talibans-contre-une-base-militaire-afghane-26-soldats-tues.html
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Les Palestiniens ont un droit légal à la résistance armée. (mer., 26 juil. 2017)
Il est temps pour Israël d’accepter le fait suivant : en tant que peuple occupé, les Palestiniens ont le droit de résister – de toutes les manières possibles. Les Palestiniens ont un droit légal à la résistance armée. Il y a longtemps de cela, il avait été convenu que la résistance et même la lutte armée contre une force d’occupation coloniale n’étaient pas seulement reconnues par le droit international, mais précisément approuvées. Conformément au droit international humanitaire, les guerres de libération nationale ont été expressément reconnues en tant que telles par l’adoption du Protocole additionnel I aux Conventions de Genève de 1949 (pdf), en tant que droit protégé et essentiel des peuples occupées à travers le monde. Dans une évolution pleine de vitalité dans le droit humanitaire, il y a des décennies, l’Assemblée générale des Nations Unies (UNGA) – une fois présentée comme la conscience collective du monde – a noté le droit des peuples à l’autodétermination, à l’indépendance et aux droits de l’homme. En effet, dès 1974, la résolution 3314 de l’Assemblée Générale des Nations Unies [AGNU] a interdit aux États-membres « toute occupation militaire, même temporaire ». Dans la partie la plus lourde de signification, la résolution a non seulement affirmé le droit « à l’autodétermination, à la liberté et à l’indépendance […] des peuples privés de ce droit, […] en particulier les peuples sous régimes coloniaux et racistes ou autres formes de domination étrangère », mais a noté le droit des peuples occupés « à lutter … et à chercher et obtenir un soutien » dans cet effort. Le terme « lutte armée » a été intégré dans cette résolution sans définition précise, comme beaucoup d’autres qui ont précédé et qui ont maintenu le droit des populations indigènes à expulser un occupant. Cette imprécision devait disparaître le 3 décembre 1982. Ce jour-là, la résolution 37/43 de l’Assemblée générale des Nations Unies a supprimé tout doute ou débat sur le droit légal des peuples occupés à résister aux forces d’occupation par tous les moyens reconnus. La résolution réaffirma « la légitimité de la lutte des peuples pour l’indépendance, l’intégrité territoriale, l’unité nationale et la libération de la domination coloniale et étrangère, par tous les moyens disponibles, y compris la lutte armée ». Israël se berce d’illusions Bien qu’Israël ait tenté, à maintes reprises, de faire supprimer le sens dépourvu d’ambiguïté de cette résolution précise – et de placer ainsi son occupation d’un demi-siècle en Cisjordanie et à Gaza au-delà de son champ application – c’est un effort voué à l’échec et une illusion si on s’en tient au vocabulaire exigeant de la déclaration elle-même. Dans la partie la plus significative, l’article 21 de la résolution condamne fermement « les activités expansionnistes d’Israël au Moyen-Orient et le bombardement permanent des civils palestiniens, qui constituent un obstacle sérieux à la réalisation de l’autodétermination et de l’indépendance du peuple palestinien ». N’hésitant jamais à réécrire l’histoire, et cela bien avant la création des Nations Unies, les sionistes européens se considéraient comme un peuple sous occupation tandis qu’ils émigraient en Palestine. En effet, 50 ans avant que l’ONU ne parle du droit à la lutte armée comme moyen de libération des peuples indigènes, les sionistes européens se sont attribués frauduleusement le même concept alors que l’Irgun, Lehi et d’autres groupes terroristes imposaient toute une décennie de chaos mortel. Au cours de cette période, ils ont massacré non seulement des milliers de Palestiniens indigènes, mais ils se sont attaqués aussi à la police et au personnel militaire britanniques qui avaient longtemps maintenu une présence coloniale sur place. Une histoire des attaques sionistes Peut-être, alors que les Israéliens s’assoient pour pleurer la perte de deux de leurs soldats qui ont été abattus la semaine dernière à Jérusalem – dans ce que beaucoup considèrent comme un acte de résistance légitime – un retour d’un minimum de mémoire pourrait simplement replacer les événements dans leur contexte historique. Il y a longtemps, traitant les Britanniques de force d’occupation dans « leur patrie », les sionistes ont ciblé la police britannique et les unités militaires sans la moindre pitié dans toute la Palestine et ailleurs. Le 12 avril 1938, l’Irgun a assassiné deux policiers britanniques dans un attentat à la bombe dans un train à Haïfa. Le 26 août 1939, deux officiers britanniques ont été tués par une mine placée par Irgun à Jérusalem. Le 14 février 1944, deux agents de police britanniques ont été abattus lorsqu’ils ont tenté d’arrêter des gens qui avaient collé des affiches sur les murs de la ville d’Haïfa. Le 27 septembre 1944, plus de 100 membres de l’Irgun ont attaqué quatre postes de police britanniques, blessant des centaines d’officiers. Deux jours plus tard, un agent de police britannique de haut rang du Service du renseignement a été assassiné à Jérusalem. Le 1er novembre 1945, un autre policier a été tué alors que cinq trains ont été l’objet d’attaques à la bombe. Le 27 décembre 1945, sept officiers britanniques ont perdu la vie dans une attaque à la bombe au siège de la police à Jérusalem. Entre le 9 et le 13 novembre 1946, les membres juifs « souterrains » ont lancé une série d’attentats à la bombe et aux mines antipersonnel dans les gares ferroviaires, dans les trains et les tramways, tuant 11 soldats et policiers britanniques et huit soldats arabes. Quatre autres officiers ont été assassinés lors d’une autre attaque sur un quartier général de la police le 12 janvier 1947. Neuf mois plus tard, quatre policiers britanniques ont été assassinés lors d’une attaque de banque commise par l’Irgun et, trois jours plus tard, le 26 septembre 1947, 13 autres agents étaient tués dans une autre attaque terroriste sur un poste de police britannique. Ce ne sont que quelques-unes des nombreuses attaques dirigées par des terroristes sionistes contre la police britannique, considérés par la plupart des Juifs européens comme des cibles légitimes d’une campagne qu’ils ont qualifiée de « libération » contre une force d’occupation. Tout au long de cette période, les terroristes juifs ont également entrepris d’innombrables attaques qui n’ont épargné aucune partie de l’infrastructure britannique et palestinienne. Ils ont frappé les installations militaires et policières britanniques, les bureaux du gouvernement et les navires, souvent avec des bombes. Ils ont également saboté les chemins de fer, les ponts et les installations pétrolières. Des dizaines de cibles économiques ont été attaquées, dont 20 trains endommagés ou faits dérailler, et cinq stations ferroviaires. De nombreuses attaques ont été menées contre l’industrie pétrolière, dont une, en mars 1947, sur une raffinerie de la Shell à Haifa qui a détruit quelque 16 000 tonnes de pétrole. Des terroristes sionistes ont tué des soldats britanniques dans toute la Palestine, en utilisant tout type de pièges, des embuscades, des tireurs d’élite et des véhicules bourrés d’explosifs. Une attaque, en particulier, résume le terrorisme de ceux qui – sans aucun support dans le droit international – n’ont vu aucune limitation à leurs efforts pour « libérer » un terrain sur lequel ils avaient en grande partie récemment émigré. En 1947, l’Irgun a enlevé deux sous-officiers du Corps d’intelligence de l’armée britannique et menacé de les pendre si la condamnation à mort de trois de ses membres était maintenus. Lorsque les trois membres de l’Irgun ont été exécutés par pendaison, les deux sergents britanniques ont été pendus en représailles, et leurs corps remplis d’explosifs ont été laissés dans un bosquet d’eucalyptus. En annonçant leur exécution, l’Irgun a déclaré que les deux soldats britanniques avaient été pendus après leur condamnation pour « activités criminelles anti-hébraïques » qui comprenaient : l’entrée illégale dans la patrie hébraïque et l’appartenance à une organisation terroriste criminelle britannique – connue sous le nom d’armée d’occupation – qui était « responsable de la torture, du meurtre, de la déportation et du refus du droit à la vie pour le peuple hébreu ». Les soldats ont également été accusés de possession illégale d’armes, d’espionnage anti-juif en civil et de projets hostiles prémédités contre les forces clandestines. Bien au-delà des limites territoriales de la Palestine, à la fin des années 1946-1947, une campagne continue de terrorisme a visé les Britanniques. Des actes de sabotage ont été effectués sur les routes de transport militaires britanniques en Allemagne. Le Lehi a également essayé, sans succès, de lancer une bombe sur la Chambre des communes à partir d’un avion affrété en provenance de France et, en octobre 1946, il a attaqué à la bombe l’ambassade britannique à Rome. Un certain nombre d’autres engins explosifs ont été désamorcés dans et autour des cibles stratégiques à Londres. Quelque 21 lettres piégées ont été adressées, à plusieurs reprises, à des personnalités politiques britanniques de premier plan. Beaucoup de ces missives ont été interceptées, tandis que d’autres ont atteint leurs destinataires mais en étant identifiées comme tel avant qu’elles n’explosent. Le prix élevé de l’autodétermination L’autodétermination est une voie difficile et coûteuse pour les occupés. En Palestine, quelle que soit l’arme choisie – qu’il s’agisse de la parole, du stylo ou de l’arme à feu – il y a un prix très lourd à payer pour son utilisation. Aujourd’hui, « dire la vérité face au pouvoir » est devenu un incantation magique de résistance populaire dans les cercles et les sociétés néolibérales. En Palestine, cependant, pour les occupés et les opprimés, c’est un chemin absolument sûr vers la prison ou la mort. Pourtant, pour des générations de Palestiniens dépouillés du moindre souffle d’air pouvant évoquer un sentiment de liberté, l’histoire enseigne qu’il n’y a tout simplement aucun autre choix. Le silence est une capitulation. Se taire, c’est trahir tous ceux qui sont venus avant et tous ceux qui viendront après. Pour ceux qui n’ont jamais ressenti le joug constant de l’oppression, ni l’ont vu de près, c’est une vision au-delà de la raison. L’occupation est lourde pour l’occupé, chaque jour, de toutes les manières, en limitant ce que vous êtes et ce que vous pouvez oser devenir. La présence constante des barrages militaires, des armes à feu, des ordres, de la prison et de la mort sont des compagnons de voyage pour les occupés, que ce soit des nourrissons, des adolescents au printemps de la vie, des personnes âgées ou ceux piégés dans des limites artificielles de frontières sur lesquelles ils n’ont aucun contrôle. Aux familles des deux policiers druzes israéliens qui ont perdu la vie en essayant de contrôler un lieu qui ne leur appartenait pas, je transmets mes condoléances. Ces jeunes hommes, cependant, n’ont pas été perdus pour le bien d’une « résistance », mais volontairement sacrifiés pour une vicieuse occupation qui n’a aucune légitimité. En fin de compte, s’il y a un deuil, ce doit être pour les 11 millions d’occupés, en Palestine ou à l’extérieur, en tant que réfugiés apatrides, dépouillés d’une voix et de la moindre chance dans la vie, alors que le monde présente des excuses motivées en grande partie par les paquets cadeaux en retour qui portent l’étoile de David. Il n’y a pas un jour sans que la gargouille sioniste ne surplombe un nourrisson palestinien enveloppé dans un linceul funèbre, privé de vie parce que l’électricité ou la liberté de mouvement sont devenus un privilège pervers qui soumet des millions d’otages aux caprices politiques de quelques-uns. Qu’ils soient israéliens, égyptiens, ou qu’il s’agisse de ceux qui osent se prétendre la direction politique palestinienne, la responsabilité des infanticides à Gaza est la leur, et à eux seuls. « S’il n’y a pas de lutte, il n’y a pas de progrès » Les trois jeunes hommes, cousins, qui ont volontairement sacrifié leur vie dans l’attaque contre les deux officiers israéliens à Jérusalem, ne l’ont pas fait comme un geste sans signification né du désespoir, mais plutôt comme une déclaration personnelle de leur fierté nationale, dans la lignée de beaucoup d’autres qui avaient compris que le prix de la liberté peut parfois signifier tout perdre. Pendant 70 ans, il n’y a pas eu un jour sans la mort de jeunes femmes et hommes palestiniens qui, tragiquement, ont trouvé plus de dignité et de liberté dans le martyre que dans une vie soumise et passive contrôlée par ceux qui ont osé définir les paramètres de ce que serait leur vie. Des millions d’entre nous dans le monde entier rêvons d’un meilleur temps et d’un meilleur lieu pour les Palestiniens … [pour qu’ils soient] libres de déployer leurs ailes, de se lever, de découvrir qui ils sont et ce qu’ils souhaitent devenir. Jusque-là, je ne pleurerai pas la perte de ceux qui arrêtent leur vol. Au lieu de cela, j’applaudis ceux qui osent lutter, osent gagner par tous les moyens nécessaires. Il n’y a pas de magie à la résistance et à la lutte. Celles-ci transcendent le temps et le lieu et tirent leur sens et leur ardeur dans l’inclinaison naturelle qui nous conduit tous à vouloir être libres – libres de déterminer le déroulement de nos propres vies. En Palestine, il n’existe pas une telle liberté. En Palestine, le droit international reconnaît les droits fondamentaux à l’autodétermination, à la liberté et à l’indépendance des occupés. En Palestine, cela inclut le droit à la lutte armée, si nécessaire. Il y a longtemps, le célèbre abolitionniste Frederick Douglass, lui-même ancien esclave, écrivait sur ce qu’est la lutte. Ces mots ne résonnent pas moins aujourd’hui, en Palestine, qu’ils ne l’ont fait il y a 150 ans au cœur des plantations du sud des États-Unis : « S’il n’y a pas de lutte, il n’y a pas de progrès. Ceux qui professent vouloir la liberté, et pourtant critiquent l’action, sont des hommes qui veulent des récoltes sans labourer le sol. Ils veulent de la pluie sans tonnerre et sans foudre. Ils veulent l’océan sans la peur du rugissement de ses eaux immenses. Cette lutte peut être morale, ou elle peut être physique, ou être à la fois morale et physique, mais elle doit être une lutte. Le pouvoir ne concède rien sans une exigence. Il ne l’a jamais fait et ne le fera jamais. »
Les Palestiniens ont un droit légal à la résistance armée. Stanley L Cohen est un avocat et militant des droits de l’homme, spécialisé sur le Moyen-Orient et l’Afrique. 20 juillet 2017 – Al Jazeera – Traduction : Chronique de Palestine – Lotfallah
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A Jérusalem, « la guerre de religion » sert de couverture au colonialisme (mer., 26 juil. 2017)
Les affrontements croissants entre colons israéliens et Palestiniens de Jérusalem sont les signes avant-coureurs d’une éruption majeure avec des conséquences incalculables. Immédiatement qualifiés de « guerre de religion » par les médias et la droite israélienne, ils sont en fait le résultat de projets israéliens très anciens pour judaïser la ville et la vider de ses habitants palestiniens. Membre politique d’Al-Shabaka, Nur Arafeh analyse les changements majeurs qu’Israël a imposés à Jérusalem et traite de l’abandon effectif par l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP)/Autorité Palestiniene (AP) de la population livrée à elle-même. Elle conclut avec des recommandations politiques à l’OLP/AP, aux universitaires et analystes palestiniens et au mouvement de solidarité internationale.1 A Jérusalem, « la guerre de religion » sert de couverture au colonialisme Le mythe de la guerre de religion Jérusalem s’est retrouvée sous les projecteurs à cause des récents affrontements entre colons israéliens et Palestiniens de la Mosquée Al Aqsa. Egalement appelée Al Haram al-Sharif ou le Noble Sanctuaire, le complexe comprend Al Aqsa elle même, troisième site le plus saint de l’Islam, et le Dôme du Rocher, d’où on dit que le prophète Mohammed est monté au ciel. Les Juifs révèrent le site parce qu’ils croient que c’était autrefois l’emplacement des anciens temples juifs. Nombre de Juifs ultra-orthodoxes ont régulièrement violé le statu quo mis en place depuis 1967 en faisant des incursions dans le complexe d’Al-Aqsa et en appelant Israël à construire un troisième temple sur ce qu’ils appellent le Mont du Temple.2 Une vidéo récemment postée sur YouTube par l’Institut du Temple, qui fait partie du soi-disant Mouvement de Fidélité au Mont du Temple et à la Terre d’Israël, représente un troisième temple qui remplace la Mosquée Al-Aqsa et le Dôme du Rocher Les récents affrontements entre Palestiniens et colons israéliens et la police de Jérusalem ont été émaillés d’horribles agressions comme l’enlèvement et le meurtre en juillet 2014 du jeune Palestinien, Mohammed Abu-Kdheir. Après que Yehuda Glick, personnage clef de l’Institut du Temple et fervent avocat de son projet messianique, ait été soi-disant abattu par un Palestinien, des membres du Mouvement du Mont du Temple ont fait encore plus d’incursions dans Al-Aqsa et, le 30 octobre 2014, Israël a interdit, pour la première fois depuis 1967, l’entrée des fidèles dans le complexe. Les tensions à Jérusalem ont atteint leur paroxysme après qu’une attaque menée le 18 novembre 2014 par deux Palestiniens ait tué quatre Juifs et un officier de police druze. Le Nouvel An a commencé avec une mise en garde par le Mufti de Jérusalem contre le projet israélien d’enregistrer la Mosquée Al-Aqsa comme propriété israélienne. Mais peut-on réellement décrire ceci comme le commencement d’une guerre de religion ? Le conflit politique s’est-il vraiment changé en guerre de croyances ? Selon The Guardian, « C’est à cela que ressemble une guerre de religion ». Un commentateur palestinien d’Al-Hiwar a approuvé. Le député à la Knesset Moshe Feiglin est même allé plus loin en la décrivant comme un combat mondial « contre les forces du mal et l’islam le plus extrême ». Pire, le Mouvement du Mont du Temple inverse la réalité en proclamant que l’un de ses objectifs sur le long terme est de « libérer le Mont du Temple de l’occupation arabe [islamique] », décrivant ainsi les colonisateurs comme des colonisés. Pourtant, la présentation de ces événements comme une guerre de religion non seulement ignore la réalité du déséquilibre des forces entre le colonisateur et le colonisé, mais échoue aussi à étudier l’histoire et le contexte dans lequel les récents événements se sont déroulés. Le vieux ciblage de la Mosquée Al-Aqsa par Israël Le droit religieux juif interdit aux Juifs de prier dans le complexe d’Al-Aqsa ; on attend seulement des Juifs qu’ils vénèrent le site, mais pas qu’ils s’y rendent ou le possèdent de peur de profaner le saint des saints du supposé Temple, et ils sont censés prier au Mur Al-Buraq (renommé le Mur Occidental). Néanmoins, les extrémistes ont très tôt ciblé la Mosquée Al-Aqsa avec l’intention de reconstruire le Temple. En 1982, Meir Kahane, chef du parti d’extrême droite Kach, a défilé sur le complexe avec des projets de construction du Temple sur les ruines d’Al-Aqsa. En 1990, 21 Palestiniens ont été tués et 150 blessés dans des affrontements avec des membres du Mouvement du Mont du Temple qui essayaient d’entrer dans Al-Aqsa et d’y déposer la première pierre du Temple. En 1996, des fouilles et le percement de tunnels près d’Al-Aqsa ont déclenché des violences qui ont abouti à la mort de 70 Palestiniens et de 15 soldats israéliens. Le gouvernement israélien a également soutenu les efforts pour assurer le contrôle du complexe par les Juifs. Presque la moitié des membres du Likoud soutiennent le Mouvement du Mont du Temple, qui a récemment obtenu un financement du gouvernement. Entre 2008 et 2011, l’Institut du Temple a reçu une dotation annuelle de 107.000 $ du ministère de l’Education et du ministère de la Culture, des Sciences et des Sports. En 2012, une unité éducative de l’Institut du Temple s’est vu offrir un supplément de 50.000 $ par le ministère de l’Education. Cependant, on ne devrait pas voir les actions de groupes spécifiques pour prendre le contrôle d’Al-Aqsa comme des incidents isolés, mais plutôt comme une partie d’un plus vaste projet sioniste pour judaïser Jérusalem et assurer une suprématie juive sur la ville. Création d’une nouvelle réalité à Jérusalem Depuis le début de l’occupation en 1967, Israël s’est engagée dans la transformation d’une ville multi-religieuse et multi-culturelle en une ville juive « réunifiée » sous le contrôle et la souveraineté exclusifs d’Israël. Il a rapidement mis en œuvre la judaïsation de la ville grâce à une politique qui impacte l’espace géographique et physique et dont le but est de circonvenir la « menace démographique » que représentent les Palestiniens. D’emblée en 1967, Israël a illégalement annexé 70 km² du territoire de la Cisjordanie, dont Jérusalem Est (6,5 km²), afin de maximiser la zone de terre expropriée tout en minimisant le nombre de Palestiniens. Il a aussi rasé les quartiers arabes de Bab al-Magharbeh et Harat al-Sharaf pour construire le Quartier juif, l’esplanade du Mur Al-Buraq, des maisons pour les colons et des synagogues juives. Israël a par ailleurs remodelé le paysage physique de Jérusalem en construisant un anneau de colonies autour de la ville, reliées à des routes de contournement pour assurer une continuité géographique avec les autres colonies israéliennes de Cisjordanie.3 La fragmentation physique et politique de Jérusalem qui s’en est suivie est allée de concert avec l’isolement économique bien avant qu’Israël ne s’embarque en 2002 dans la construction du Mur d’Apartheid, qui a redessiné les frontières loin de la ligne d’armistice d’avant 1967. La construction du Mur a été délibérément prévue pour passer à l’intérieur de la ville et en exclure des zones peuplées de Palestiniens afin d’y assurer une majorité juive. Afin de traiter la « menace démographique » représentée par les Palestiniens, Israël a désigné les Palestiniens vivant à Jérusalem comme des « résidents permanents » – statut civil généralement réservé aux citoyens étrangers et qui ne garantit pas les droits de séjour. Sur cette base, les cartes de résidents sont souvent révoquées. Entre 1967 et 2013, Israël a révoqué les cartes ID de plus de 14.309 résidents palestiniens. Selon la Loi d’Amendement Temporaire de Citoyenneté et d’Entrée en Israël de 2003 (amendée en 2005 et en 2007), les citoyens de Cisjordanie mariés à des résidents de Jérusalem ne sont pas qualifiés pour le statut de résidents et n’obtiennent que des permis temporaires dans des circonstances exceptionnelles. A l’opposé, les Juifs qui immigrent pour vivre à Jérusalem obtiennent immédiatement la citoyenneté, ce qui reflète le caractère d’apartheid du régime israélien. Tout en renforçant la présence des Juifs à Jérusalem, Israël a cherché à contenir l’expansion urbaine et démographique des Palestiniens via une politique de zonage urbain conforme à du nettoyage ethnique. Plus d’un tiers de la terre des quartiers palestiniens a été classée en « zones de paysage ouvert » où toute construction est interdite, contraignant les constructions palestiniennes sur seulement 14 % de la terre de Jérusalem Est et provoquant une crise aiguë du logement. Par ailleurs, depuis 1967, Israël a détruit 1.673 unités de logements, affectant environ 8.000 personnes entre 1967 et 2013. Avec la mise en vigueur de toutes ces réglementations, Israël cherche à atteindre le ratio de 30 % d’ »Arabes » et de 70 % de Juifs à l’intérieur de la municipalité de Jérusalem. La politique discriminatoire d’Israël est également visible dans les différences d’attribution de services entre les quartiers arabes et les quartiers juifs. Moins de 10 % du budget municipal sont alloués aux districts palestiniens bien que les Palestiniens paient le même montant d’impôt d’arnona (de propriété) que les citoyens juifs. La judaïsation s’est accompagnée d’une « dé-palestinisation » pour éradiquer l’identité palestinienne de Jérusalem. Par exemple, la rue Sultan Suleiman al-Qanuni (sultan de l’empire ottoman) a été renommée rue du Roi Salomon, et le district de Wadi Hilweh à Silwan a été renommé « la cité de David ». Par ailleurs, des rues sans nom dans les zones palestiniennes ont récemment reçu des noms arabes dépourvus de connotations politiques et nationales. Ce processus de ré-appellation est en lien avec la réécriture de l’histoire conformément aux préceptes du sionisme, processus selon lequel l’archéologie et les fouilles sont exploités pour créer une histoire juive fictive de la ville, tandis que l’héritage des autres zones est ignoré. Le contrôle du récit historique par Israël s’étend au système éducatif. Depuis mars 2011, Israël a essayé d’obliger les écoles palestiniennes qui reçoivent des allocations budgétaires des autorités israéliennes à utiliser des manuels scolaires préparés par l’Administration de l’Education de Jérusalem (jusqu’ici, cinq ont obtempéré). Ces livres présentent aux élèves palestiniens une histoire unilatérale et censurent tout sujet en lien avec l’identité et l’héritage palestiniens. Les institutions palestiniennes de Jérusalem ont également été visées pour éroder le militantisme palestinien dans la ville. Depuis 2011, Israël a fermé au moins 31 institutions palestiniennes, dont la Maison d’Orient, ancien quartier général de l’OLP, et la Chambre de Commerce et d’Industrie. Parmi les autres étapes de dépalestinisation de Jérusalem, on trouve le dernier plan « de développement » socio-économique sur cinq ans des zones palestiniennes, approuvé en juin 2014 par le conseil des ministres israélien. Ce plan met l’accent sur les énormes différences d’infrastructures, d’éducation et d’emploi entre les quartiers palestiniens et juifs en tentant apparemment d’encourager l’intégration des Palestiniens en Israël et d’améliorer la sécurité en contrecarrant la « violence » et les « jets de pierres ». En d’autres termes, le développement est un outil pour renforcer le contrôle de Jérusalem par Israël et pour réprimer la constance et la résistance des Palestiniens à l’occupation israélienne. On ne peut donc voir ce plan comme une initiative pour prendre en compte la détérioration des conditions socio-économiques des Palestiniens à Jérusalem concernant le taux extrêmement élevé de pauvreté (75 % des résidents palestiniens vivent sous la définition israélienne du seuil de pauvreté), l’effondrement des secteurs du commerce et du tourisme, le manque d’investissements, l’épuisement des services de santé et d’éducation, les taux élevés de chômage (16,7 % en 2014), et le niveau élevé du coût de la vie. Dans ce contexte, on devrait regarder les affrontements des Palestiniens avec les Juifs israéliens comme des actes de résistance et de désespoir dans le cadre de la plus large lutte historique des Palestiniens contre l’occupation, l’apartheid, le nettoyage ethnique, le vol de la terre, la dépossession, les déplacements forcés et la marginalisation économique. L’intensification récente des incursions à Al-Aqsa et les appels à la construction d’un troisième temple ont simplement rallumé les braises de ces émotions qui couvaient. Mettre l’accent sur la dimension religieuse de l’agitation récente tout en négligeant ses causes profondes ne conduirait qu’à de nouveaux violents affrontements et à des éruptions d’une magnitude sans précédent. La religion est exploitée au service des buts politiques et nationaux d’Israël et elle consacre sa politique coloniale d’apartheid. L’absence de leadership laisse les Palestiniens impuissants Il faudrait regarder la récente agitation à Jérusalem, au cours de laquelle les Palestiniens ont eu recours à de nouvelles formes de résistance telles que l’utilisation de véhicules et de feux d’artifice, dans le contexte plus large d’une ville qui manque de leadership politique. L’AP a fait preuve d’un manque d’investissement sincère à Jérusalem depuis la signature en 1993 de la Déclaration de Principes à Oslo, dont l’AP fut elle-même un produit. C’était déjà évident lorsque l’OLP a accepté de différer la question de Jérusalem jusqu’aux négociations sur le statut final des Territoires Palestiniens Occupés (TPO). Tandis que l’OLP/AP est étroitement accrochée au grotesque processus de paix, Israël a enraciné son occupation et son contrôle sur Jérusalem. Divergeant clairement de sa rhétorique de soutien, l’AP alloue un budget négligeable à la ville. Le budget total alloué au ministère des Affaires de Jérusalem et au Gouvernorat de Jérusalem était d’environ 15 millions $ en 2014, ce qui représente 0,4 % des dépenses budgétaires de l’AP cette année là. Comparez cette allocation budgétaire honteusement insignifiante avec le capital supposé de l’État palestinien et ses 27 % du budget alloués au secteur de la sécurité la même année. En plus, la majeure partie de ce budget est versée dans les zones de Jérusalem qui tombent sous l’administration palestinienne et de l’autre côté du Mur. Des lieux tels que Shu’fat et Beit Hanina qui se trouvent à l’intérieur des frontières municipales israéliennes de Jérusalem reçoivent rarement quelque financement que ce soit.4 Ce maigre budget est la principale raison qui a poussé Hatem Abdel-Qader à démissionner promptement 40 jours après sa nomination en tant que premier ministre des Affaires de Jérusalem en 2009. Il faisait remarquer que « le gouvernement palestinien faillit au respect de ses engagements envers la ville, qui subit une période difficile ». Un autre intellectuel palestinien, qui a servi de représentant de l’AP à Jérusalem, a également avancé que : « La conduite de l’AP n’a jamais été conforme à ses buts déclarés. Elle a constamment failli à concrétiser les nombreuses études et projets faits pour la ville. »5 Tandis qu’Israël transforme sa vision de Jérusalem en réalité grâce à de nombreuses décisions politiques et plans directeurs (2020, 2030 et 2050), une stratégie cohérente pour l’avenir de la ville par le leadership palestinien n’existe toujours pas. C’était déjà visible dans l’omission d’un plan de développement pour Jérusalem dans le Plan National de Développement 2014-2016. Bien qu’il soit vrai que ce document fasse référence au Plan de Développement Stratégique Multi-secteurs pour Jérusalem Est (PDSM) 2011-2013 émis par l’Unité Jérusalem au Bureau du Président, le PDSM a été publié en 2010 et nécessite une mise à jour. Par ailleurs, l’Unité Jérusalem elle même, qui recevait auparavant la majeure partie des financements pour Jérusalem, a été fermée en 2010.6 Encore plus significatif, l’approche de développement utilisée dans le PDSM déconnecte le développement des réalités politiques et coloniales ; elle réduit le combat des Palestiniens à celui de la « survie » au lieu de la liberté et prend pour acquise l’occupation israélienne au lieu de chercher à y mettre fin. Comme le dit la partie introductive du PDSM : « Comment l’OLP peut-elle aider les Palestiniens de Jérusalem à survivre et à prospérer dans le contexte existant afin d’avoir un fondement solide pour la capitale de leur futur Etat palestinien ? » (C’est moi qui souligne) Le manque d’intérêt officiel sincère pour la ville, l’émergence de Ramallah comme capitale de facto, et l’absence de leadership politique palestinien à Jérusalem laisse aux Palestiniens un sentiment d’abandon et de rancoeur envers l’OLP/AP. président de l’AP Mahmoud Abbas continue a user de belles paroles envers les Palestiniens de Jérusalem tout en refusant de mettre fin à la collaboration sécuritaire avec Israël ou de soutenir les moyens non-violents de résistance tels que le boycott des produits israéliens. En attendant, Israël a répliqué aux manifestations et à la résistance palestinienne sans leader avec une force caractéristique qui comporte la confiscation de la terre, les démolitions de maisons, et des punitions collectives telles que des incursions brutales dans les maisons, le déversement d’eau putride dans les quartiers et les arrestations massives. Par exemple, entre juin et septembre 2014, environ 700 Palestiniens ont été arrêtés à Jérusalem, dont la majorité étaient des enfants, selon l’association Addameer pour les Droits de l’Homme.7 Les colons israéliens qui commettent des crimes brutaux contre les Palestiniens ne subissent aucune peine. En réalité, le gouvernement israélien a allégé les restrictions sur les armes et a augmenté le financement pour la protection des colons à Jérusalem – preuve supplémentaire de la discrimination institutionnalisée à laquelle sont soumis les Palestiniens. Protéger Jérusalem et ses Palestiniens Les remous actuels à Jérusalem sont le résultat de l’assujettissement colonial, de la discrimination institutionnalisée, de la dépossession et de l’installation des faits sur le terrain par Israël pour s’assurer qu’il maintient sa suprématie sur la ville. Il faudrait donc résister aux projets d’Israël localement et internationalement, avant tout en augmentant leur coût pour Israël. Le système d’apartheid d’Afrique du Sud n’a commencé à s’effilocher que lorsque le coût de préservation de la suprématie blanche est devenu trop lourd à supporter. Avant tout, les Palestiniens ont besoin d’un leadership dynamique qui propulse le statut de Jérusalem au premier plan des engagements du gouvernement et au coeur du combat national de toute urgence. Il est vital que les Palestiniens aient une vision claire de Jérusalem pour contrer la vision israélienne qui prévaut. L’information et la communication sont des outils essentiels pour contrer la réécriture de l’histoire par Israël et l’étouffement du récit palestinien. En particulier, le leadership palestinien devrait affronter les tentatives israéliennes de présentation de sa politique coloniale sous des termes religieux et devrait rappeler au monde que les questions fondamentales sont celles de l’occupation, de la dépossession et du vol de la terre. Il est impératif de défier la puissance du discours israélien en révélant ses records honteux d’oppression à Jérusalem et dans le reste des territoires occupés. L’OLP/AP devrait elle aussi davantage s’appuyer sur le statut durement gagné dans les organisations internationales telles que l’UNESCO pour entreprendre des démarches juridiques pour protéger Al-Aqsa et la Vieille Ville de Jérusalem. Deuxièmement, les universitaires et les analystes politiques peuvent jouer un rôle essentiel en mettant Jérusalem au premier plan. A ce jour, les intellectuels palestiniens ont été orientés vers l’analyse du développement socio-économique en Cisjordanie et, dans une certaine mesure, dans la Bande de Gaza, au détriment d’un débat à propos de Jérusalem. Les Palestiniens doivent mettre Jérusalem en avant dans leur discours et avancer au-delà d’un simple diagnostic des problèmes pour inventer des solutions. Le concept de développement sous occupation a lui-même besoin d’être revu et redéfini comme une forme économique, politique et sociale de résistance intégrée dans une plus large lutte historique des Palestiniens pour l’autodétermination, la liberté et la justice. Enfin, le boycott local des produits et des services israéliens est un moyen vital de résistance à l’occupation israélienne. Non seulement c’est un devoir moral pour tout Palestinien, mais par ailleurs, le boycott des produits israéliens augmente le coût du système d’apartheid d’Israël et renforce la capacité productive de l’économie palestinienne. Parallèlement, il faut réfléchir aux moyens de développer une économie palestinienne capable de résister à l’intégration et à la dépendance à l’économie israélienne et qui puissent établir les fondations d’une base politique solide d’où puisse émerger une société émancipée et autodéterminée. Au niveau international, il faudrait maintenir et intensifier le mouvement de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) et la pression qu’il impose sur Israël dan le monde entier. Les pays arabes doivent s’engager de façon significative pour isoler Israël dans ses desseins sur Jérusalem et ses multiples violations des droits de l’Homme. Sans des efforts concertés des Palestiniens avec le soutien des Arabes et de l’international pour faire observer les droits des Palestiniens à Jérusalem, les petits incendies actuels dans la ville pourraient se transformer en une conflagration avec des dommages permanents pour l’héritage palestinien et arabe de la ville et pour la présence des Palestiniens de Jérusalem dans la ville de leurs ancêtres. Notes : 1. Al-Shabaka publie tout ses textes à la fois en anglais et en arabe (voir le texte arabe ici). Pour lire cet article en français ou en italien, SVP cliquez ici, ou ici. Al-Shabaka est reconnaissant envers les défenseurs des droits de l’Homme pour la traduction de ses textes en français et en italien, mais n’est pas responsable de tout changement possible du sens. 2. A la suite de l’occupation et de l’annexion illégale de Jérusalem Est par Israël en 1967, le contrôle de la mosquée et du Noble Sanctuaire a été transféré à un -waqf- (fiducie) islamique jordanien. L’accord Wadi Araba de 1994 entre la Jordanie et Israël a prévu la tutelle de la Jordanie sur tous les sanctuaires sacrés de Jérusalem. 3. Deux plans ont été spécifiquement élaborés dans ce but : Le Projet de Grand Jérusalem prévoyait la création d’un « plus grand Jérusalem » s’étendant sur une surface de 600 km², et le plan E1 demandait l’expansion de la colonie de Ma’ale Adumim pour assurer sa connexion avec Jérusalem. L’un et l’autre plans provoqueraient une discontinuité géographique entre le nord et le sud de la Cisjordanie et isoleraient encore plus l’est de Jérusalem du reste du Territoire Palestinien Occupé. 4. Interview de l’auteure. 5. Sauf autre mention, toutes les citations sont issues d’interviews menées par l’auteure en 2014. 6. Interview de l’auteure. 7. Interview de l’auteure. Nur Arafeh Nur Arafeh est membre politique d’Al-Shabaka, le Réseau Politique Palestinien. Elle travaillait auparavant comme chercheur à l’Institut Ibrahim Abu-Lughod d’Etudes Internationales à l’université de Birzeit, comme chercheur associé à l’Institut de Recherche de Politique Economique de Palestine (MAS), et comme professeur de sciences économiques au Collège Bard Honors d’Al-Quds, université d’Al-Quds. Nur a une double licence en sciences politiques et en économie de Sciences Po (France) et de l’université Columbia (USA), et elle a obtenu une maîtrise de philosophie en Etudes de Développement de l’université de Cambridge (GB). Ses principaux centres d’intérêt comportent l’économie politique de développement au Moyen Orient, la sociologie et la politique de développement, et les formes économiques de résistance. Traduction : J. Ch. pour l’Agence Média Palestine Source : Al-Shabaka
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Terrorisme, Guerre, Démocratie : les trois mamelles du nouvel ordre mondial (mer., 26 juil. 2017)
Terrorisme, Guerre, Démocratie : les trois mamelles du nouvel ordre mondial Ces trois mots (maux ?) de notre société doivent se solutionner par un quatrième qui se nomme la Paix. (un peu d'humour ne fait pas de mal) C'est bien ce but que prétendent poursuivre le Américains. Tout en inondant le monde de chemtrails et d'ondes nocives issues de la technologie Haarp, ils planifient une alimentation à base d'OGM abreuvés de pesticides, d'animaux biologiquement transformés nourris d'OGM d'antibiotiques et vaccinés à l'aluminium et aux nano particules ainsi qu'un réchauffement climatique et une future inondation mondiale. Tout cela avec le travail d'esclaves (nous, vous) inconscient du plan poursuivi par cette classe oligarque qui nous domine depuis des milliers d'années. Qui sont ils, des reptiliens, des extraterrestres, des hybrides ? Pour qui nous prennent ils ? Ils se sont organisés en sectes pyramidales dans lesquelles les informations sont distillés avec parcimonie et précaution et dont les adeptes sont drogués et emprisonnés, allant jusqu'à menacer de mort tous ceux qui révèleraient le complot. Le nombre d'adepte est tel que la comparaison avec la série « le prisonnier » s'avère parfaite. Ces sectes sont : franc-maçonnerie, illuminatis, témoins de Jéhovah, scientologie, pour ne citer que les plus connus, elles ont pour point commun des pays où elles sont très bien représentées, l'industrie du spectacle musical et cinématographique leur fait un triomphe. Il semble très important pour nos dirigeants que le public soit endoctriné par ces contrôles mentaux, à tel point que des présidents Français ont décorés de la légion d'honneur des paul Mac Cartney, Tom Cruise, et s'apprêtent à recevoir en grande pompe des Bono et autre Rihanna, dont on connait les signes sataniques affichés dans leurs concerts et clips vidéos. Ce film court se nomme "3 mn pour comprendre l'Histoire Génocidaire des États-Unis" Il est explicite sur l'inversion des valeurs. https://www.youtube.com/watch?v=j-L21hRsIlE Nous connaissons d'autres génocides qui ne figurent pas dans cette liste, comme le génocide des tribus indiennes natives du territoire américain, parmi les architectes de ce génocide, il y avait Jeffery Amherst, un maitre franc- maçon de la guerre. En effet il fut celui qui suggéra l'utilisation des couvertures et des habits infectés de virus aux populations des amérindiens et dont il chargeât, depuis l'Angleterre, un autre franc-maçon , suisse celui là, henri Bouquet, de l'exécution. voir le chapitre premier de ce livre : https://books.google.fr/books?id=BumIGVB_d7MC&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false http://www.le-saviez-vous.fr/2010/10/la-premiere-attaque-biologique.html https://michelduchaine.com/2016/10/09/nouvel-ordre-mondialle-terrible-pouvoir-de-la-franc-maconnerie/ https://michelduchaine.com/ La page de michel Duchaine donne une information capitale sur le plan de destruction mis en œuvre avec cette carte du monde inondé. https://michelduchaine.com/2017/07/24/importante-fuite-dinformation-les-cartes-qui-devoilent-la-mort-de-notre-civilisation-sous-les-eaux-et-les-bunkers-pour-proteger-lelite/ Il semble hélas inéluctable qu'ils réussissent leur plan qu'albert Pike aurait prophétiser en 1871. https://www.youtube.com/watch?v=C28eQ_AJTEo Albert Pike a officiellement affirmer que Lucifer était le dieux des Francs-Maçons mais interdisait que ceux de grade inférieur au 33 iéme en soit informés. Il reste toujours un espoir: c'est une prise de conscience de ceux qui gouvernent et qu'ils fassent marche arrière, mais il faudra qu'ils admettent publiquement que le Messie est déjà venue, car nombre de ceux qui gouvernent croient aux délires d'Israël, c'est à dire que pour eux ce n'était pas Jésus.
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A LA RECHERCHE DU TEMPS (mer., 26 juil. 2017)
On ne sait qui du temps ou de l’homme court après l'autre. Une chose est sûre, ils ne se rattrapent pas au bon moment pour l’homme, qui ne sait plus ce qu’est son temps à lui. Qui croit parfois le trouver ou le prendre, pour le perdre aussitôt. Certains ne le voient pas passer ; d'autres n'en voient pas la fin. Il en est qui le trompent ou le fuit … D’autres vont jusqu’à le tuer ! Pourquoi le temps chercherait-il à croiser son chemin. Le temps de ne pas être A LA RECHERCHE DU TEMPS On le gagne, on le laisse filer, on le gaspille, on en a à ne pas savoir qu’en faire … Le divise, le répartit, l'ordonne, le raccourcit, Il se laisse docilement manipuler. Ses composants chronométriques se soumettent à toutes ses fantaisies. Cependant, malgré une maîtrise de la notion qui nous semble totale (ne nous a-t-elle pas permis de conquérir l’espace ?), elle nous échappe totalement. Nous ne savons pas l’occuper pour notre bonheur. Comme le temps « météo », alors que l'on a (croit avoir) défini tous ses paramètres, le temps tout court nous réserve des surprises, toujours inattendues. Mais nous sommes persévérants et continuons à nous le représenter comme on en a envie, pendant que les jours se succèdent à leur rythme, les saisons à leurs cycles, les années à perpétuité. Nos seuls repères opérationnels restant la courbe du soleil dans le ciel, les variations kaléidoscopiques des arbres et la physionomie des nimbus & Co. Pour tromper notre conscience face à cette impuissance, nous produisons avec frénésie des modules et des accessoires de classement, mais nous naviguons encore à contre courant dans l’océan de nos certitudes insatisfaites. Avec le temps va, tout s'en va … C’est pourtant au moyen de ce concept à graduations variables que les sociétés au sommet des hiérarchies des sociétés ont érigé leur hégémonie. Une stratégie d’implantation extraterritoriale par occultation de la réalité dont l’effet est une amnésie générale : nous avons oublié que nous n’étions nous-mêmes qu’un constituant de cette valeur. Et, de formule élémentaire en formules universelles, les êtres supérieurs qui nous commandent se sont attribué un espace qui n’appartient à personne en invoquant un concept dérivé : « taïmizmoni»1. Une mise en équation très difficile à comprendre. Aussi difficile que celle d’un dieu fils de lui-même et d’une vierge par la grâce du saint esprit, mais qui permet de convertir quelque chose qui n’existe pas, le temps, en une cathédrale immatérielle, le capitalisme, par la grâce de la captation mentale des masses : un pack offert pour trois achetés ? J’y cours !  Soixante-quinze euros au lieu de quatre-vingt-deux ? J’y cours ! La troisième saison de « Terreur en ville » est rediffusée trois fois ce mois-ci ; je l’ai enregistrée pour la revoir quand je veux. Les vaccins ne se vendent pas selon les prévisions ? Une loi contraint à la vaccination … En vertu de leurs droits inaliénables à dominer les peuples comme le temps, les Grands de ce monde ont monté des barrières et instauré des monopoles : bannières, frontières, douanes, classes et couches sociales, titres de noblesse, immigration préférentielle ... Et un tas d'autres arguments pour nourrir des vanités néfastes. Voyons l’appropriation du feu par exemple. Non ! Pas la découverte. L’appropriation. Je mets ma main à la flamme que le premier cri du cœur a été un A grave long qu’on imagine bien ainsi traduit en langage moderne : « Cette cuisse dorée est à moiâââ ». Ou sa variante « Lâââche çâââ connââârd », qui annonçait indubitablement la victoire de la pensée volontaire sur la matière. Nous n'avons pas arrêté d’améliorer les bricoles de la possession depuis. D’où cette interrogation : cette revendication originelle de propriété exclusive aurait-elle scellé le sort de l'humanité ? Une quasi poussière dans l’espace, sur laquelle des individus lambdâââ possèdent les couches terrestres et atmosphériques comme les civilisations comme les divinités. Comme les pratiques de gestion et la liberté qui, impraticable sans son contraire, s’annule par sa seule énonciation. Ils ne l’auraient pas inventée ... Tout cela pour nous confirmer à nous-mêmes une grandeur que nous foulons nous-mêmes de nos pieds. Ainsi de la « nécessité de lutter pour survivre » ! Et bien sûr de la « la survie », qui garantit la pérennité des impératifs stratégiques pour justifier la préservation de la misère et de l’exploitation, qui justifie l'extermination d'espèces animales bipèdes et quadrupèdes de même, et végétales, moins nobles que la leur, éblouissante à rendre aveugle. La survie de la science justifiant l'acharnement thérapeutique et pharmaceutique ; celle de l’état la psychosociologie des masses qui rend chacun coupable des dysfonctionnements que la société cultive en son sein. Libertés individuelles obligent … « Vous négligez la puissance de l’esprit » peuvent s’indigner des penseurs, à juste titre. A quoi d’autres peuvent répliquer, stoïques : oui, l’esprit pouvait nous sauver ; il ne l’a pas fait. Grâce au concept intemporel d'appropriation, nous nous sommes distingués de la nature primitive dépourvue de conscience, il est vrai. Preuve en est que l'oiseau ne possède pas sa branche, la brise sa portée, la rivière son lit, le maïs son OGM … Quand nous, nous nous sommes élevés au-dessus de tout par la seule magie de particules grammaticales et syntaxiques élémentaires : mes congés payés, tes chats, nos ennemis communs, tes soldes, son carnet de chèque ... Enfin et pour couronner notre grandeur, nous avons conçu un passe-temps divin : la guerre. Exterminer était ce que nous pouvions faire avec une réussite garantie, nous le faisons avec méthode et créativité. La vermine, les champignons et les gaz tuent aussi, oui. Mais ils le font sans plaisir. Sans même le vouloir, dépourvus qu’ils sont d’une âme sensible. Ils le font sottement, par nécessité, sans perspectives de gains, de victoire ou de promotion. Sans la moindre idée de la noblesse de la justice et des droits de l'homme. Sur quoi nous discourons avec désespoir. La gestion des populations est un autre exemple de l’art de posséder mine de rien. D’un côté on nous terrifie avec une menace terrifiante de famine imminente à cause d’une surpopulation fantasmée. D’un autre côté, les gouvernements et leurs industries florissantes, allez savoir pourquoi ils sont en général blancs, blanc cassé ou beiges clair, élaborent des plans de sauvegarde de la petite enfance au quatrième ou cinquième âge (il en sort tous les ans …), dans une lutte acharnée à la fois contre la mortalité infantile et le vieillissement. A coup de protocoles médicaux, sanitaires et agroalimentaires à carrefours multiples, ils s’acharnent à maintenir en vie des enfants qui continuent à mourir tout de même en grand nombre. Allez savoir pourquoi ils sont en général noirs, jaunes, bruns, arc-en-ciel, métissés ou pas, en gros, à la pièce ou en réduction. Et des aînés confinés dans leurs maladies dégénératives en phases prolongées. Contre la pauvreté à coup de destruction des excédents. Contre le désespoir sociétal à coup de répression. L’onglet « humain » est un marque-page ; ou un signe de détresse. Glissé là où on en a besoin quand on est à court d’imagination, tel une auréole de synthèse du saint, il sert à dissimuler l’impuissance des grosses têtes sens dessus dessous ... Rien à partager donc … Si bien sûr ! On peut encore inventer des façon de posséder qui nous réconcilient avec notre temps ; à chacun et à tous. Un temps relativement court si ça peut consoler. On peut par exemple décréter (ça se fait en démocratie actualisée !) que la misère ET la surabondance sont toutes les deux patrimoine de l'humanité. On peut inventer un ministère pluridisciplinaire de l'équité pour répartir équitablement ces deux extrêmes extrêmement mal répartis dans la société et dans le monde. Il suffit d’élaborer une équation simplifiée, compréhensible (celle-là !) par tout enfant en fin de scolarité initiale, donc par quiconque par rémanence et transmission des savoirs, pour rendre quiconque capable d’une conversion (alter)nationale de l'excès des uns en complément pour les autres. Ça ne privera personne de rien puisque ainsi il y aura de moins en moins de misère et de p lus en plus d’abondance. Pas trop, merci. Le temps d’une vie. Un frisson déposé sur une surface d’eau par le temps en ballade … 9 /95 - 7/2017
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Une réalité bien cachée au grand public (mer., 26 juil. 2017)
Une réalité bien cachée au grand public Une réalité bien cachée au grand public Une réalité bien cachée au grand public Nous vivons dans des pays riches et par conséquent modernes. Modernes, certes, or, une partie du peuple n'en bénéficie pas, actuellement, dans certains domaines. Notre association regroupe des personnes touchées par des pathologies dites « rares » comme l'Arachnoïdite, la maladie de Tarlov, la Syringomyélie et leurs complications. On parle de maladie rare lorsqu’une maladie touche 1 personne sur 2000. Aujourd’hui, on estime en France plus de 3 millions de personnes atteintes d’une maladie rare et plus de 30 millions en Europe. Les maladies rares ont de nombreuses origines (génétiques, infectieuses, neuromusculaires…) et 65% de ces maladies sont graves et invalidantes. Les symptômes, dont beaucoup sont communs aux trois pathologies représentées par l'association AMTAS, provoquent, le plus souvent, de fortes douleurs dans la partie inférieure du corps voire les deux, des paresthésies, une fatigue chronique, des céphalés, une mobilité réduite, un manque de concentration et de mémorisation, sensation de brûlures, troubles de la sensibilité, du transit et de la vessie et d'autres encore. Ces manifestations entraînent des difficultés dans la vie quotidienne du patient, et dans de nombreux cas, un effondrement de la vie familiale, professionnelle, sociale et par conséquent la précarité, viennent à bout de ce désintérêt dont fait preuve l'ensemble du corps médical. Actuellement il n'est pas toujours facile d'obtenir un diagnostic clair et précis, alors que les moyens, notamment en imagerie par résonance magnétique, sont disponibles. D'où peut provenir cette impasse dans laquelle se trouve trop de patients ? Au départ, ce sont les symptômes qui amène la personne à consulter, et en général il est question de lombalgies en rapport de la zone douloureuse. Après un traitement inefficace, une radio puis une IRM est prescrite. Les radiologues n'osent plus, dans leur rapport, noter la mise en évidence d'une arachnoïdite, dont la plupart ne savent pas interpréter cette pathologie, que le kyste méningé est compressif ou que le syrinx découvert dans la moelle épinière est pathologique. Comment peut-on expliquer que dans nos pays d'Europe, ou au Québec, médecins, neurologues, radiologues, se referment sur un déni aussi flagrant ? Serait-ce par la soit disant rareté de ces maladies ? Nous ne pensons pas, d'une part qu'elles soient si rares et qu'elles soient à ce point inconnues des spécialistes. Y aurait-il une autre raison ? La situation des ces patients est très préoccupante et porte atteinte aux droits à la santé prévu dans la déclaration des droits de l'homme. Des maladies rares, peut-être, cependant aucune étude sérieuse tant neurodégénérative ou génétique n'a été engagée, hors mis au Canada ou aux Etats-Unis. Dans un tel contexte, il paraît utopique de penser à une quelconque prise en charge digne de ce nom pour la bonne et simple raison que les symptômes de ces maladies ne sont jamais mis en cause ni en évidence. La souffrance continuelle, avec des pics inflammatoires, provoque chez la personne atteinte d'une de ces pathologies le sentiment légitime d'une exclusion. Abandonnés, incompris dans leurs douleurs, parfois dans une invalidité avérée, ces malades viennent vers nous afin d'être réconfortés, écoutés et informés. Notre site Web a été consulté en sept mois par 7000 personnes. Cela évoque un manque total de la reconnaissance dont ces maladies font l'objet. La santé, en France, comme dans d'autres pays européens, perd de sa grandeur et pour ne citer qu'un exemple notoire, notre pays a été condamnée cinq fois pour sa mauvaise prise en charge des personnes ayant un syndrome autistique. Il est certain que de jeunes enfants suivis dans des établissements psychiatriques a un coût réduit comparé aux centres spécialisés qui devraient être élevés afin qu'ils puissent accéder à la scolarité. Ne serions-nous pas confrontés, nous aussi, à un soucis d'économie du budget de la santé ? Madame Touraine a eu l'obligeance de nous faire savoir que nos pathologies faisaient partie des trente affections de longue durée et de ce fait que des droits nous étaient ouverts ; or, faut-il que le patient détienne un diagnostic; puis de nous rapprocher de Orphanet, portail des maladies rares dont nous-même faisons partie, un comble. Nos courriers suivants, à l'attention de plusieurs ministères de la santé sont restés sans réponse. Doit-on, tout compte fait, penser qu'un patient doit financièrement rapporter et non coûter ? Un diagnostic clairement établi entraînerait une ouverture de droits, et par conséquent une dépense. Des traitements prescrits à outrance alimentent le marché des laboratoires pharmaceutiques, notamment en dirigeant systématiquement le patient vers des algologues qui tente de soulager sans connaître l'origine de la douleurs... Est-ce bien sérieux ? Certains malades, parce qu'ils en ont eu les moyens financiers, ont fait parvenir la copie de leur CD IRM dans une clinique située en Floride, spécialisée sur les anomalies rachidiennes. Le rapport de cet établissement a pu enfin donner un compte rendu explicite sur la ou les pathologies observées accompagné d'un protocole de soins. N'est-ce pas des plus troublant ? Comment peut-on expliquer que dans nos pays d'Europe, ou au Québec, médecins, neurologues, radiologues, se referment sur un déni aussi flagrant ? Serait-ce par la soit disant rareté de ces maladies ? Nous ne pensons pas, d'une part qu'elles soient si rares et qu'elles soient à ce point inconnues des spécialistes. Une politique de santé et de recherche gérée à l'économie au détriment des personnes touchées par des pathologies jamais énoncées, jamais citées afin d'écarter d'une façon insidieuse leur existence. Aucune personne ne peut être à l'abri de se voir un jour dans une telle situation. Merci de nous avoir lu. Association AMTAS
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Deux nouveaux Casques bleus marocains tués en Centrafrique (mer., 26 juil. 2017)
Deux nouveaux Casques bleus marocains tués en Centrafrique Deux nouveaux Casques bleus marocains ont été tués mardi à Bangassou, dans le sud-est de la Centrafrique, a indiqué en soirée l’ONU, deux jours après la mort d’un autre soldat de la paix. Ce bilan porte à trois de nombre de casques bleus marocains tués en Centrafrique en trois jours. “La Minusca regrette la mort de deux nouveaux Casques bleus mardi après-midi à Bangassou (700 km à l’est de Bangui). Ces soldats de la paix du contingent marocain ont été tués dans une embuscade tendue par des présumés anti-Balaka tandis qu’un autre soldat de la paix a été légèrement blessé”, a précisé la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca) dans un communiqué. https://www.tsa-algerie.com/deux-nouveaux-casques-bleus-marocains-tues-centrafrique/
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Diplomate qatari: une guerre entre Doha et des pays arabes n'est pas à exclure (mar., 25 juil. 2017)
Diplomate qatari: une guerre entre Doha et des pays arabes n'est pas à exclure L'ambassadeur du Qatar à Moscou, Fahad ben Mohammed al-Attiyah, n'a pas exclu la possibilité d'une guerre avec les pays arabes qui ont imposé un blocus économique contre Doha. En répondant à la question sur une guerre éventuelle entre le Qatar et les pays arabes responsables du blocus économique contre Doha, l'ambassadeur qatari à Moscou a admis la possibilité d'un conflit militaire à l'avenir. «J'en doute, mais de manière générale tout est possible», a-t-il déclaré à la radio russe Écho de Moscou. Toutefois, il s'est prononcé pour le règlement pacifique de la crise qatarienne. «Ces pays ont pris des mesures contre nous qui sont tout à fait irraisonnables. Cela menace la paix mondiale et peut provoquer le chaos, si les puissances mondiales, garantes de la paix, n'interviennent pas pour résoudre ce problème», a-t-il souligné. Début juin, l'Arabie saoudite, l'Égypte, Bahreïn et les Émirats arabes unis ont rompu leurs relations diplomatiques avec le Qatar, l'accusant de financer les activités extrémistes à travers le monde. Par la suite, les pays du Golfe ont adressé à Doha une liste de conditions destinées à lui faire modifier sa politique étrangère. Ils demandent notamment au Qatar de rompre ses relations diplomatiques avec l'Iran, de fermer la base militaire turque située sur son territoire et de mettre fin à la diffusion de la chaîne de télévision Al Jazeera. Doha a pour sa part qualifié ces exigences d'irréalistes et a appelé à les réviser. https://fr.sputniknews.com/international/201707251032378655-qatar-blocus-guerre-pays-arabes/
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Erdogan exhorte tous les musulmans à "visiter" et "protéger" Jérusalem (mar., 25 juil. 2017)
Erdogan exhorte tous les musulmans à Le président turc Recep Tayyip Erdogan a exhorté mardi les musulmans du monde entier à "visiter" et "protéger" Jérusalem, après des violences meurtrières liées à l'installation par Israël des détecteurs de métaux aux entrées de l'esplanade des Mosquées. "Je voudrais lancer un appel à tous mes concitoyens et aux musulmans du monde entier: que tous ceux qui en ont les moyens (...) effectuent une visite à Jérusalem, à la mosquée Al-Aqsa", a déclaré M. Erdogan. "Venez protégeons tous ensemble Jérusalem", a-t-il ajouté. Les autorités israéliennes avaient installé les détecteurs de métaux aux entrées de l'esplanade à la suite de l'assassinat le 14 juillet de deux policiers israéliens par trois Arabes israéliens. En réaction, des manifestations de protestation ont été lancées contre les détecteurs, au cours desquelles des affrontements ont éclaté à plusieurs reprises entre Palestiniens et forces de sécurité israéliennes. Cinq Palestiniens ont été tués. Trois civils israéliens ont par ailleurs été tués pendant la même période par un Palestinien dans une colonie israélienne en Cisjordanie occupée. Face à cette flambée de violences et sur demande de la Jordanie, gardien officiel des lieux saints musulmans de Jérusalem, Israël a décidé tôt mardi de supprimer les détecteurs de métaux et de les remplacer par d'autres mesures de sécurité. "Sous prétexte de lutter contre le terrorisme, il s'agit d'une tentative pour prendre aux musulmans la Mosquée Al-Aqsa", a ajouté le président turc, qui s'adressait aux députés du parti au pouvoir (AKP, islamo-conservateur) pour sa réunion hebdomadaire au Parlement. La "légitimité" de l'Etat d'Israël "n'a de sens qu'à l'aune de son respect non seulement de ses propres droits, mais aussi de ceux de la Palestine et des Palestiniens", a-t-il poursuivi. Erdogan: Israël tente de prendre al-Aqsa aux musulmans Dans un discours prononcé devant le bloc parlementaire du Parti de la justice et du développement, Erdogan a souligné qu'il est inacceptable de traiter les musulmans qui se dirigent à al-Aqsa pour accomplir leur prière comme des terroristes. Erdogan a exprimé sa forte condamnation de la position d’Israël de paralyser l’entrée des musulmans à Al-Aqsa, ces derniers jours, et a confirmé que les musulmans ont besoin de solidarité et d'unité plutôt que de désaccords. Erdogan a déclaré: « Si les soldats israéliens profanent aujourd'hui la mosquée Al-Aqsa avec leurs chaussures et versent le sang des musulmans, la raison est que nous ne soutenons pas assez notre mosquée ». Erdogan a noté que « la protection des lieux bénis des musulmans est une question de foi et non pas un choix ». https://www.lorientlejour.com/article/1064060/erdogan-exhorte-tous-les-musulmans-a-visiter-et-proteger-jerusalem.html https://french.palinfo.com/32456 @Copyright Le Centre Palestinien D'Information
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400.000 Yéménites ont contracté le choléra, l'épidémie ralentit (mar., 25 juil. 2017)
400.000 Yéménites ont contracté le choléra, l'épidémie ralentit La barre des 400.000 cas de choléra était en passe d'être atteinte, mardi au Yémen, mais certains signes donnent à penser que l'épidémie, qui a commencé voici trois mois, marque le pas, selon les derniers chiffres de l'Organisation mondiale de la santé, analysés par Reuters. Le net recul enregistré au cours du mois écoulé pour ce qui est du nombre de personnes mourant de la maladie chaque jour - d'une trentaine à moins de dix - laisse penser que la stratégie de l'OMS, qui a consisté à créer un réseau de points de réhydratation pour soigner rapidement les malades, était payante. Selon le dernier rapport de situation de l'OMS, 396.086 personnes avaient contracté le choléra à la date du 24 juillet, soit 2% de la population. Au total, 1.869 décès ont été comptabilisés. Cinq à six mille nouveaux cas sont signalés par jour, mais la courbe épidémique montre que la maladie a atteint son pic voici trois semaines, indique l'OMS. https://www.lorientlejour.com/article/1064080/400000-yemenites-ont-contracte-le-cholera-lepidemie-ralentit.html
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Ressources de la planète: l'humanité vivra à crédit à partir du 2 août (ONG) (mar., 25 juil. 2017)
Ressources de la planète: l'humanité vivra à crédit à partir du 2 août (ONG) L'humanité aura consommé le 2 août la totalité des ressources que la planète peut renouveler en un an et vivra donc "à crédit" jusqu'au 31 décembre, a calculé l'ONG Global Footprint Network, relevant que ce moment survient de plus en plus tôt chaque année. Le mercredi 2 août marque pour la Terre le "jour du dépassement" ("overshoot day" en anglais): "A partir de cette date, l'humanité aura consommé l'ensemble des ressources que la planète peut renouveler en une année", écrivent Global Footprint et le WWF dans un communiqué commun. Pour ses calculs, Global Footprint prend notamment en compte l'empreinte carbone, les ressources consommées pour la pêche, l'élevage, les cultures, la construction et l'utilisation d'eau. En 2016, le "jour du dépassement" était intervenu le 3 août. Même si le rythme de progression s'est un peu ralenti depuis six ans, cette date symbolique "continue inexorablement d'avancer: cette journée est passée de fin septembre en 1997 au 2 août cette année", relèvent les ONG. "Pour subvenir à nos besoins, nous avons aujourd'hui besoin de l'équivalent de 1,7 planète", précisent-elles. "Le coût de cette surconsommation est déjà visible: pénuries en eau, désertification, érosion des sols, chute de la productivité agricole et des stocks de poissons, déforestation, disparition des espèces. Vivre à crédit ne peut être que provisoire parce que la nature n'est pas un gisement dans lequel nous pouvons puiser indéfiniment", soulignent le WWF et Global Footprint. Les émissions de gaz à effet de serre "représentent à elles seules 60% de notre empreinte écologique mondiale", rappellent-elles. Selon les deux organisations, "des signes encourageants" indiquent cependant qu'"il est possible d'inverser la tendance". Malgré la croissance de l'économie mondiale, "les émissions de CO2 liées à l'énergie n'ont pas augmenté en 2016 pour la troisième année consécutive", relèvent-elles. Selon elles, "cela peut s'expliquer en partie par le développement important des énergies renouvelables dans l'électricité". La communauté internationale s'est engagée à la Conférence de Paris sur le climat, en décembre 2015, à réduire les émissions de gaz à effet de serre afin de juguler le réchauffement climatique. Prenant en compte les dernières données scientifiques, Global Footprint recalcule chaque année la date du "jour du dépassement" pour les années passées depuis que ce "déficit écologique" a commencé à se creuser au début des années 1970. Elle avait ainsi annoncé l'année dernière que ce jour surviendrait le 8 août 2016, mais a depuis corrigé cette date en 3 août 2016. https://www.lorientlejour.com/article/1064110/ressources-de-la-planete-lhumanite-vivra-a-credit-a-partir-du-2-aout-ong.html
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Des colons israéliens occupent un bâtiment à Hébron (mar., 25 juil. 2017)
Des colons israéliens occupent un bâtiment à Hébron Un groupe de colons israéliens a pris le contrôle mardi d'une maison qu'ils disputent aux Palestiniens dans la ville d'Hébron, en Cisjordanie occupée, ont indiqué des responsables et des habitants. "Des dizaines d'Israéliens sont entrés dans un bâtiment dont l'accès est interdit à proximité du tombeau des Patriarches à Hébron et les forces de sécurité sont actuellement sur place", a déclaré une porte-parole militaire israélienne. Hébron abrite une population de 200.000 Palestiniens et de quelque centaines de colons israéliens retranchés dans une enclave protégée par des soldats près du lieu saint que les juifs appellent tombeau des Patriarches et les musulmans mosquée d'Ibrahim et qui est souvent le théâtre de violences. Des résidents palestiniens ont affirmé que les colons avaient levé un drapeau israélien sur le toit du bâtiment. Les colons israéliens avaient été expulsés de ce bâtiment après l'avoir occupé en 2012, lorsqu'ils ont échoué à obtenir les permis nécessaires pour l'acheter. L'ONG israélienne anti-colonisation La Paix maintenant a appelé les autorités à les évacuer, affirmant que 15 familles avaient pénétré dans le bâtiment. Cet incident intervient alors que les tensions autour de l'installation de détecteurs de métaux à l'entrée de l'esplanade des Mosquées, dans la Vieille ville de Jérusalem, a dégénéré en affrontements meurtriers ces derniers jours. Israël a enlevé les détecteurs controversés mardi mais les Palestiniens continuaient de boycotter le site. https://www.lorientlejour.com/article/1064148/des-colons-israeliens-occupent-un-batiment-a-hebron.html
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«Mort à Israël» : des Jordaniens en colère s’en prennent à l’Etat hébreu après la mort d'un jeune (mar., 25 juil. 2017)
«Mort à Israël» : des Jordaniens en colère s’en prennent à l’Etat hébreu après la mort d'un jeune Des milliers de Jordaniens ont crié «mort à Israël» le 25 juillet lors des funérailles d'un jeune tué par balles par un garde de l'ambassade israélienne à Amman. Cela dans un contexte extrêmement tendu entre Israël et la Palestine. Mohammed Jawawdah, 17 ans, était venu installer le 23 juillet une chambre à coucher dans l'ambassade de l’Etat hébreu à Amman, la capitale jordanienne. C’est alors qu’une dispute a éclaté avec un garde israélien. S’en est suivi un échange de coup entre les deux belligérants. L’employé de l’ambassade a alors sorti son arme et a fait feu sur son adversaire. Mohammed Jawawdah ainsi que le le propriétaire de l'immeuble qui se trouvait à côté de lui ont été mortellement touchés par les tirs. Le corps du jeune homme a été transporté d'Al-Wihdat, un camp de réfugies palestiniens à l'est d'Amman, au cimetière toute proche d'Umm al-Hiran, où ses obsèques ont été organisées. C’est à ce moment que des milliers de Jordaniens ont scandé des slogans très hostiles à Israël. «Mort à Israël !», «Avec notre âme et avec notre sang, nous nous sacrifions pour le martyr !» ou «Nous marcherons par millions pour libérer Jérusalem !», ont notamment été criés par les manifestants. Ces derniers brandissaient des drapeaux palestiniens et jordaniens ainsi que des portraits du «martyr de l'ambassade». Cet événement prend place dans un contexte très tendu entre Palestiniens et Israéliens. Sami, l’oncle de Mohammed Jawawdah, a d’ailleurs assuré que la mort de son neveu avait ouvert la voie au retrait le 25 juillet par Israël des détecteurs de métaux à l'entrée de l'esplanade des Mosquées. C'est d'ailleurs l'installation de ces derniers qui a été en partie la cause de violences meurtrières entre Palestiniens et forces de sécurité israéliennes à Jérusalem-Est et en Cisjordanie occupée, ces derniers jours. Enquête en cours Cette décision de retirer les détecteurs de métaux a été prise après une intense mobilisation diplomatique, la communauté internationale s'inquiétant du risque d'un débordement des tensions au-delà des Territoires palestiniens. A Amman, une source gouvernementale a confié le 25 juillet à l'AFP que la Jordanie s'était entendue avec Israël sur un règlement de la crise de l'esplanade des Mosquées avant d'autoriser le retour en Israël du garde accusé d'avoir tué deux Jordaniens. Pour rappel, la Jordanie est le pays gardien des lieux saints musulmans à Jérusalem et les deux pays sont liés par un traité de paix signé en 1994. Le garde de sécurité et d'autres diplomates israéliens ont quitté Amman le 24 juillet après que le garde a été entendu sur l'incident de l'ambassade, selon la source gouvernementale jordanienne. Dans une conférence de presse, le chef de la diplomatie jordanienne Aymane Safadi a affirmé le 25 juillet qu'il n'y avait pas eu d'«arrangement» ni de «négociations» avec Israël sur la fusillade à l'ambassade. Selon lui, le gouvernement jordanien voulait interroger le garde de sécurité israélien avant de l'autoriser à quitter le pays. La Jordanie continuera l'enquête jusqu'à ce que «la vérité soit établie et la justice rendue», a dit Aymane Safadi, qui s'exprimait en présence du porte-parole du gouvernement et du ministre d'Etat chargé des Affaires juridiques. Dans le même temps, les forces de sécurité jordaniennes ont renforcé leur présence autour de l'ambassade israélienne, dans l'ouest de la capitale jordanienne, après de appels à manifester contre Israël lancés par des militants sur les réseaux sociaux. Certains militants voulaient que la manifestation ait lieu le 25 juillet, d'autres proposant sa tenue le vendredi 28 juillet après la prière hebdomadaire. https://francais.rt.com/international/41363-mort-israel-jordaniens-colere-s-en-prennent-etat-hebreu-apres-mort-d-un-jeune
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Donald Trump ne laissera pas Bachar el-Assad «s'en sortir» après ses agissements «horribles» (mar., 25 juil. 2017)
Donald Trump ne laissera pas Bachar el-Assad «s'en sortir» après ses agissements «horribles» Le président des Etats-Unis Donald Trump a déclaré lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche qu'il n'était pas un «fan» de son homologue syrien Bachar el-Assad, et que celui-ci devrait rendre des comptes pour ses agissements «horribles». Alors qu'il s'exprimait depuis la Maison Blanche à l'occasion d'une conférence de presse avec le Premier ministre libanais Saad Hariri, le président des Etats-Unis Donald Trump a déclaré ce 25 juillet qu'il n'était pas un «fan» de Bachar el-Assad et qu'il entendait bien le faire répondre de ses actes. «Je pense évidemment que ce qu'il a fait à ce pays et à l'humanité est horrible», a déclaré Donald Trump. Le président des Etats-Unis a assuré qu'il n'était pas «quelqu'un qui [allait] regarder et le laisser s'en sortir après ce qu'il a essayé de faire et ce qu'il a fait à de nombreuses reprises». Le président républicain a, en outre, une nouvelle fois critiqué son prédécesseur Barack Obama, pour ne pas avoir respecté son engagement de 2013 d'intervenir contre Damas en cas de recours aux armes chimiques, alors que Washington a accusé l'armée syrienne d'en avoir fait usage (ce qu'avait notamment contesté Theodore Postol, professeur au Massachusetts Institute of Technology). «Il aurait dû franchir cette ligne rouge parce qu'il y a eu des actes atroces contre l'humanité, notamment [l'utilisation] de gaz et une tuerie aux gaz», a condamné Donald Trump. «Si le président Obama avait franchi cette ligne et fait ce qui aurait dû être fait, je ne crois pas que nous aurions la Russie [en Syrie] et je ne pense pas que nous aurions l'Iran», a-t-il ajouté. Une politique américaine sur la Syrie inconstante ? Ces déclarations ont été formulées quatre jours après que Tom Bossert, conseiller en sécurité intérieure de Donald Trump, a expliqué la nouvelle stratégie des Etats-Unis en Syrie, lors d'une réunion annuelle d'acteurs de la sécurité nationale et du renseignement à Aspen, dans le Colorado. «Je ne crois pas qu'il soit important, pour nous, de dire qu'Assad doit d'abord partir», avait déclaré le dignitaire américain. Au gré des déclarations émanant des autorités américaines au sujet du président syrien, les Etats-Unis laissent apparaître une politique américaine pour le moins changeante. Alors que Donald Trump avait qualifié Bachar el-Assad de «boucher» le 12 avril dernier, estimant qu'il devait quitter le pouvoir, l'ambassadrice américaine à l'ONU, Nikki Haley, avait affirmé en mars que Washington ne considérait plus le départ du président syrien Bachar al-Assad comme une priorité. Pendant sa campagne présidentielle, Donald Trump s'était distingué de sa concurrente démocrate, notamment, en présentant Bachar el-Assad comme un potentiel partenaire dans la lutte internationale contre le terrorisme. Une position audacieuse dans le monde politique américain que, semble-t-il, le Républicain a rapidement délaissé après avoir accédé à la Maison Blanche. https://francais.rt.com/international/41361-donald-trump-ne-laissera-pas-bachar-el-assad-agissements-horribles
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