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Oncle Sam menace l’Iran de « Choc & Effroi » par média interposé (mer., 22 août 2018)
Oncle Sam menace l’Iran de « Choc & Effroi » par média interposé     Les USA ont choisi d’entrer en guerre contre l’Iran grâce à des tactiques de peur macabre colportées par des tabloïds britanniques. La guerre étasunienne actuelle contre la Turquie – qui ne serait d’après Erdogan qu’un épisode du coup d’État sponsorisé par les États-Unis contre lui depuis 2016 – a écrasé la monnaie du pays. Le Pakistan sous le président Imran Khan – fort leader, mais économie fragile – est le pays suivant. Une flopée de suivants sont en haut de la très longue liste.     Les États-Unis, voyez-vous, se battent dans tous les recoins du globe ; ils se battent contre le monde entier. Mais est-ce vraiment eux qui tirent les ficelles ou le contrôle des USA leur a-t-il échappé ? Examinons un aspect de cette « drôle de guerre », de cette « guerre simulée » destinée à mettre le globe sous le joug d’un nouvel ordre mondial que nul n’a demandé ni ne désire. Bon, commençons :     Le 13 août 2018, le Daily Star du Royaume-Uni, un tabloïd cuisse légère, pornographie déguisée en bien-pensance et informations orientées ou fabriquées [infox est la traduction officielle de fake news, NdT], a publié un article bien curieux. Un professeur du Massachusetts Institute of Technology qui voulait savoir si ce qu’il raconte est vrai, me l’a communiqué. Il ne s’agit de rien de plus, c'est quasiment comme si le gouvernement étasunien, en se servant comme à l’ordinaire des organes de presse, avait avoué aux militaires et aux professionnels du renseignement que la capacité des USA à faire de vraies guerres est cuite.     Les USA sont castrés.     L’article s’intitule, L’Iran face à un plan de guerre secret et dévastateur des USA, un ‘choc et effroi’ pouvant être lancé en quelques heures. Comme il se doit, la première question qui me vient à l’esprit est « Qui parle encore comme ça ? »     L'auteur de l’article est Henry Holloway. Son dernier morceau choisi s’intitulait « La météo prévient que le Royaume-Uni va déguster d’INTENSES pluies et orages. » Non, je n'ai pas inventé ça. Ça s’améliore beaucoup.     L’article commence par répéter la menace ‘gazouillée’ par Trump contre l’Iran, où il promet à ce pays des « conséquences que peu de gens ont eu à subir au cours des siècles. »     Ce ne sont manifestement pas les mots employés par Trump. Ça ressemble plus à du Boris Johnson, le faux Churchill britannique qui tente en ce moment de s’introduire dans le 10 Downing Street par la porte de derrière. Poursuivons notre lecture et remarquons, juste pour une question de qualité poétique, que « plus personne ne parle comme ça. »     Les forces étasuniennes encerclent déjà l’Iran d’un anneau de bases militaires implantées dans tout le Moyen-Orient et par la cinquième flotte dans le golfe Persique.     Et un rapport, publié en 2007 par des chercheurs de l’Université SOAS de Londres, a décrit à quoi pourrait ressembler ce genre d’attaque des États-Unis.     Rédigé par deux universitaires, le rapport « Considérer une guerre avec l’Iran », révèle que les États-Unis avaient fait des « préparatifs militaires » pour attaquer l’Iran.     Et avec le regain de tensions et les échanges de menaces virulentes, l’étude semble une fois encore pertinente quant à la capacité des États-Unis à attaquer l’Iran.     Bien que les détails précis de TIRANNT demeurent secrets, les universitaires ont décrit approximativement une attaque contre l'Iran.     Le document disait que l’attaque des États-Unis serait vraisemblablement « à vaste échelle et sur plusieurs fronts, mais sans invasion terrestre. »     Les bombardiers et les missiles à longue portée seraient prêts en « quelques heures », afin de détruire d’un seul coup dix mille objectifs en Iran.     Et les forces étasuniennes situées à proximité au Moyen-Orient, leur permettront de « dévaster en peu de temps l’armée, le régime et l’État iraniens. »     Il est évident qu’il n’y aura pas d’invasion terrestre en Iran. Les USA n'ont pas d'alliés. Même la Syrie avait envoyé une division blindée pour aider Bush père contre l'Irak en 1991.     Les États-Unis avaient supplié, cajolé, menacé, fait chanter et acheté des alliés pour cette guerre – une démarche dont je me suis moi-même acquittée. Ceci dit, les promesses étant faites pour être trahies, c'est à ce moment que les néocons étasuniens ont décidé d’anéantir la Turquie et l’Iran. Certains disent même que Saddam a été éliminé simplement parce qu'il n’a pu détruire l'Iran, comme il était censé le faire avec les armes chimiques avancées fournies par l’UE, la Grande-Bretagne et l'Allemagne, sans parler des centrifugeuses nucléaires à haute vitesse d'une entreprise appartenant à Prescott Bush, le frère du George Herbert Walker Bush.     Bon, faisons une seconde de pause. Voyez-vous, quand nous nous nous écartons ainsi du sujet, quand nous rajoutons des détails qui peuvent être ou qui ont été top secrets, nous visons une audience spécifique de décideurs. La vérité est qu’écrire uniquement pour le public dans les médias grand public et sociaux, avec le contrôle du gouvernement sur la narration entièrement fausse, n'est guère plus que du narcissisme. Bon, continuons.     Les USA ne peuvent pas envahir l'Iran parce qu’aucun port ne permet de déployer la logistique d'invasion. En 1991, l’étude du Pentagone pour le projet d’invasion de l’Iran, rédigée par le colonel James Hanke, aujourd’hui rédacteur en chef chez Veterans Today, décrivait la topographie de l’Iran et, pour lancer toute action contre ce pays, la nécessité d’avoir des lignes d’approvisionnement qui contournent les régions sous contrôle du Pakistan, régions à présent louées à la Chine.     L’Iran devrait affronter une escadrille comptant plus de 200 bombardiers, des stratoforteresses B-52 et des bombardiers furtifs B-2, et une nuée de missile de croisière lancés par la marine de guerre des États-Unis.     Et ces bombardiers auraient la capacité de transporter des explosifs pesant jusqu'à 36 tonnes, avec des B2 capables de larguer 80 bombes en 22 secondes.     La Maison Blanche dispose d’une « force de frappe suffisante pour détruire entièrement le potentiel politique, militaire, économique et de transport iraniens ».     « Pareille attaque porterait le « choc et l’effroi » à de nouvelles hauteurs et laisserait l'Iran avec peu ou pas de capacités militaires conventionnelles, » indiquait le rapport.     Il rajoutait « L'étude montre qu'une attaque doit être massive et lancée par surprise, plutôt qu’un simple plan B nécessitant des mois voire des années de préparation.     L'étude considère le potentiel de guerre des États-Unis et des pays alliés contre l'Iran, et l'attitude des États clés.     Elle conclut que les États-Unis doivent faire des préparatifs militaires pour détruire en quelques jours, voire en quelques heures, les armes de destruction massive, les centres nucléaires, le régime, les forces armées, l’appareil d’État et les infrastructures économiques de l’Iran.     Bien que cette étude ait été rédigée pendant l’administration de George W. Bush, le retrait de l’accord nucléaire iranien et la rhétorique de Trump relancent les tensions de guerre à de nouveaux sommets terrifiants.     La carte ci-dessous était incluse dans le rapport. Elle montrait les bases étasuniennes entourant l’Iran à l’époque, des bases toutes à portée de l’arsenal de missiles dévastateurs de l’Iran, des bases qu’aucune défense antiaérienne ne protégeaient, à l’exception de celles en Turquie, d’où par convention, les USA ne peuvent attaquer l’Iran. target="_Blank">IMAGE     Les autres bases au Koweït tomberaient sous le feu iranien et ne survivraient pas longtemps. En fait, trois bases [inexistantes] sont représentées au Pakistan avec quatre bases au Kirghizistan. Les archives montrent qu’à une époque, les États-Unis avaient une présence de transit appelée Manasas Air Force Bichkek. Elle a disparu depuis belle lurette.     Que nous raconte leur carte ? Qu’elle est périmée.     Ce que nous savons, c’est que l’Iran peut bloquer le détroit d’Hormuz à tout moment. Et c’est entièrement son droit, puisque la partie navigable du détroit traverse ses eaux.     Nous rajoutons aussi que l’Iran dispose de missiles capables de parer aux destructions de toute attaque du genre « choc et effroi ». Si les USA passaient à l’offensive, l’Iran attaquerait l’Arabie saoudite, Israël et les vraies bases marquées sur la fausse carte. L’Iran passerait à la casserole des centaines, voire des milliers de soldats étasuniens, ainsi que leurs possessions navales situées dans les 1600 kilomètres.     Au-delà de ça, toute tentative de détruire l’Iran fera que les États-Unis se retrouveront face à une flopée de pays : Chine, Russie, Turquie, Syrie, Pakistan, Nigéria, Ghana, Iraq, Biélorussie, et plusieurs autres de la liste B. Et il se pourrait bien que ce soit au-dessus de leurs capacités     En revanche, la Syrie a montré, ou du moins la Russie l’affirme, qu’abattre des missiles de croisière vieillissants de première génération est un jeu d'enfant. En fait, l’arsenal d’engins aériens et navals non furtifs et à déplacement lent, avait été restauré plusieurs mois après l’attaque inutiles de Trump contre la Syrie, quand 56 missiles avaient été jetés dans une toute petite base aérienne.     Des informateurs ont signalé que les États-Unis avaient averti la Russie de leur attaque, qui avait été motivée par des messages non confirmés sur Facebook, ces messages alléguant que la Russie et la Syrie s’amusaient à faire des attaques au gaz contre les Syriens. Les objectifs syriens importants étant protégés, les États-Unis avaient pris pour cible des installations non défendues.     Il s’agit manifestement aussi du véritable projet d’attaque contre l'Iran [c’est-à-dire, balancer dessus des carcasses vides de missiles, NdT].     Ce qui importe véritablement, c’est ce que raconte l’article du Daily Star. Pourquoi a-t-il été commandité, qui l’a sponsorisé, pourquoi charger un journaliste météo de pondre des balivernes pouvant enterrer la carrière d’un vrai journaliste.     Y a-t-il un seul vrai journaliste dans les médias grand public ?     Cette « histoire vraie », pour ainsi dire, a un but évident pour l'observateur habitué. Le public est mis en confiance, préparé à la « grande victoire » contre l’Iran au prix de « grandes pertes », comme dans toutes les guerres.     Même quand les États-Unis et le Royaume-Uni « gagnent », ils finissent perdants. Peut-être que la Grande-Bretagne et les États-Unis, dirigés par d’insignifiants politiciens aux ordres, ne sont pas destinés à gouverner le monde, malgré leurs vaines menaces de « choc et effroi ». Gordon Duff est vétéran des Marines de la guerre du Viêt-nam. Il s’occupe des problèmes des anciens combattants et des prisonniers de guerre depuis des décennies, et conseille les gouvernements aux prises avec des problèmes de sécurité. Rédacteur en chef et président du conseil d'administration de Veterans Today, il écrit spécialement pour le magazine en ligne New Eastern Outlook. Original : journal-neo.org/2018/08/20/us-uses-uk-press-for-fake-shock-and-awe-against-iran-2/ Traduction Petrus Lombard
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Que reproche-t-on à Jeremy Corbyn, leader de l'opposition britannique accusé d'antisémitisme ? (mer., 22 août 2018)
Depuis des mois, une campagne vise le leader du Parti travailliste britannique Jeremy Corbyn, accusé d’antisémitisme. Toutes sortes de dossiers sont déterrés pour prouver l'infréquentabilité de l'homme le plus populaire de l'opposition britannique. Que reproche-t-on à Jeremy Corbyn, leader de l'opposition britannique accusé d'antisémitisme ? Jeremy Corbyn, le chef de file du Labour, le Parti travailliste britannique, n'en finit plus de subir des accusations d'antisémitisme. En mars, en mai puis en août, il a été épinglé à plusieurs reprises, alternant entre excuses et rebiffades. Dans la dernière affaire en date, le leader des travaillistes britanniques s'est vu reprocher sa présence à une cérémonie supposée rendre hommage au commando terroriste palestinien «Septembre noir» à Tunis, en 2014. Le 13 août, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, s'en est mêlé : il a estimé sur Twitter que Jeremy Corbyn méritait une «condamnation sans équivoque» pour avoir déposé une couronne de fleurs sur la tombe de membres du commando palestinien qui avait tué 11 athlètes israéliens lors des Jeux olympiques de 1972 à Munich. The laying of a wreath by Jeremy Corbyn on the graves of the terrorist who perpetrated the Munich massacre and his comparison of Israel to the Nazis deserves unequivocal condemnation from everyone – left, right and everything in between — Benjamin Netanyahu (@netanyahu) 13 août 2018 Le leader de la principale formation d'opposition britannique a répliqué sur le réseau social, dénonçant de «fausses» accusations et ajoutant que «ce qui mérite une condamnation sans équivoque, c'est le meurtre de plus de 160 manifestants palestiniens par les forces israéliennes à Gaza, y compris des dizaines d'enfants», en référence aux morts palestiniens victimes de la répression israélienne de la Marche du retour, qui a lieu tous les vendredis depuis le 30 mars, à la frontière israélienne, pour réclamer la levée du blocus et le retour chez eux des réfugiés ayant fui ou ayant été chassés à la création de l'Etat hébreu. Israeli PM @Netanyahu's claims about my actions and words are false. What deserves unequivocal condemnation is the killing of over 160 Palestinian protesters in Gaza by Israeli forces since March, including dozens of children.https://t.co/H5nXqi3pnU — Jeremy Corbyn (@jeremycorbyn) 13 août 2018 C'est le Daily Mail qui a déclenché le dernier scandale, en publiant le 11 août une photo montrant Jeremy Corbyn en 2014, alors simple député, tenant entre ses mains une couronne de fleurs lors d’une cérémonie à Tunis. Il était sur place pour une conférence consacrée à la Palestine, organisée par le président tunisien Moncef Marzouki. A la fin de celle-ci, deux gerbes de fleurs avaient été déposées sur des tombes palestiniennes. La première commémorait le souvenir de 50 Palestiniens et 18 Tunisiens tués en 1985 dans une attaque aérienne israélienne sur le siège de la direction de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), réfugiée à Tunis depuis 1982. Although dated photo My daughters uncle supposed to go to Munich as head of the Israeli wrestling team but got the flu so his friend went instead “Yosef Romano”and was slaughtered by Palestinian terrorists that Corbyn has laid this wreath on I fear for my daughter @jeremycorbyn pic.twitter.com/QieQnxmzFG — EyeOnAntisemitism (@AntisemitismEye) 11 août 2018 Par ailleurs, il pourrait être reproché à Benjamin Netanyahou de manière symétrique sa présence le 22 juillet 2006 lors de la célébration du soixantième anniversaire de l'attentat de l'hôtel King David au Centre Menahem Begin, du nom du coordinateur de cette opération, à Jérusalem. Des membres de l'Irgoun, organisation armée sioniste en Palestine mandataire, déguisés en Arabes, avaient alors fait sauter la partie de l'hôtel abritant le Secrétariat britannique, le Commandement militaire et une branche de la Division d'investigation criminelle. Bilan : 92 morts, principalement des civils, dont 28 britanniques. Benjamin Netanyahou, avait alors déclaré que l'attentat était «un acte légitime avec une cible militaire». Corbyn a-t-il été sur la tombe du commando ? Concernant la seconde gerbe de fleurs déposée par Jeremy Corbyn, commentée dans de très nombreux médias, l'avocat et éditorialiste Gilles-William Goldnadel écrivait ainsi le 20 août dans Valeurs actuelles qu'«il [était] désormais acquis que Jeremy Corbyn, ainsi que le prouvaient des photos publiées par le Daily Mail dont il avait reconnu la véracité, avait déposé une gerbe à la mémoire de plusieurs des terroristes palestiniens ayant assassiné 11 athlètes israéliens à Munich en 1972». Dans une dépêche du 14 août, l'AFP, source de la plupart des journaux français, parlait déjà d'une photo qui montrait Jeremy Corbyn «tenant une couronne en face d'une plaque dédiée aux membres du commando qui avait tué 11 athlètes israéliens aux Jeux olympiques de Munich en 1972». Il y aurait donc à Tunis une plaque dédiée ? Pourtant, cinq des huit membres du commando de «Septembre noir» ont été tués sur place au moment des faits, et les trois autres arrêtés. Aucun d'entre eux n'est enterré à Tunis. En réalité, cette seconde gerbe a été déposée par le leader travailliste sur les tombes de Salah Khalaf, Fakhri al-Omari, son bras droit, et Hayel Abdel-Hamid, le chef de la sécurité de l’OLP. Si Salah Khalef était le chef de Septembre noir, l'organisation palestinienne à l'origine de l'attentat des Jeux de Munich, il était surtout l'un des fondateurs du Fatah, le mouvement de libération de la Palestine, et le numéro 2 de l'OLP, tous deux dirigés par Yasser Arafat. Même si le Fatah est derrière cette attaque de Munich et que Salah Khalaf a été chef de l'organisation Septembre noir, peut-on réduire son parcours à ce seul événement ? Accuserait-on Jeremy Corbyn d'antisémitisme s'il allait déposer une gerbe sur la tombe de Yasser Arafat ? Corbyn et ses «amis» du Hezbollah et du Hamas Le 8 avril, le magazine Times of Israel relançait la polémique, en titrant l'un de ses articles : «Les Juifs pourraient fuir le Royaume-Uni si Corbyn était nommé Premier ministre». Parmi les dizaines d'autres accusations qui accablent Jeremy Corbyn se trouve celle de sa «proximité» supposée avec les mouvements du Hezbollah libanais, des Frères musulmans égyptiens et du Hamas palestinien. Pour Gilles-William Goldnadel, «déjà, en 2017, les preuves ne manquaient pas contre le patron du Parti travailliste anglais : il avait accueilli des délégations du Hamas et du Hezbollah terroristes lors d'une rencontre parlementaire en leur donnant du "mes amis"». Jeremy Corbyn ne s'est effectivement pas caché de ces rencontres, même s'il a par la suite exprimé quelques regrets, notamment quant à l'emploi du terme «mes amis». Il a cependant souvent plaidé pour un dialogue inclusif du conflit israélo-palestinien, ouvert au Hamas «avec lequel nous pouvons avoir des désaccords profonds», avait-il néanmoins précisé lorsqu'il briguait la direction du Labour en 2015. Un dirigeant de Haaretz défend Corbyn Au milieu de cet océan de critiques dans la presse internationale, Jeremy Corbyn trouve cependant un soutien en la personne de Gideon Levy, journaliste et écrivain israélien, membre de la direction du quotidien israélien Haaretz. Ainsi, dans le numéro du 9 août, Gideon Levy qualifie les attaques coordonnées contre Corbyn de «croisades» et rejette l'idée de la présence d'antisémitisme au sein du Labour. Il écrit ainsi : «Corbyn est un homme courageux. Il a voté au Parlement 553 fois contre la position de son parti, et pourtant il a pris son leadership au milieu de la tempête. Il a voté contre la guerre en Irak, contre les armes nucléaires et contre la domination britannique en Irlande du Nord. Il était actif dans Amnesty International contre Augusto Pinochet et a été arrêté lors de manifestations anti-apartheid en Afrique du Sud.» Ne mâchant pas ses mots, le journaliste dénonce vivement les éditorialistes qui se sont, selon lui, mobilisés comme un seul homme : «L'establishment juif en Grande-Bretagne et la propagande israélienne ont mis sa tête [à Corbyn] à prix, pour faire échec à son élection : il est antisémite, le parti travailliste est antisémite, la vie juive en Grande-Bretagne est en "danger existentiel", rien de moins.» Habitué à prendre position contre l’oppression des Palestiniens par son pays, le journaliste israélien poursuit : «Alors que la situation de tout Juif en Grande-Bretagne est meilleure, plus sûre, plus égalitaire et plus libre que la condition de tout citoyen arabe en Israël, sans parler des Palestiniens des territoires occupés, l'appel désespéré de l'establishment juif a provoqué un tapage tonitruant contre Corbyn.» Gideon Levy pointe ensuite la responsabilité de la politique israélienne envers les Palestiniens dans la genèse d'un certain antisémitisme : «Quand un tireur d’élite israélien tue un homme sans jambes dans un fauteuil roulant [référence à l'épisode du 15 décembre 2017] et une infirmière [référence à l'assassinat de Razan al-Najjar], le peuple juif est partenaire. Ainsi, la politique d’Israël enflamme l’antisémitisme dans le monde. On peut et on doit le critiquer, comme le font les travaillistes et comme le fait Corbyn, et le fait de qualifier d’antisémitisme toute critique est scandaleux. Cela augmente également l'antisémitisme et le sentiment que les Juifs agissent comme des brutes et utilisent leur pouvoir de chantage émotionnel.» Un rapprochement entre méthodes israéliennes et méthodes nazies Puis, Gideon Levy cite Hajo Meyer, un survivant de l’Holocauste et défenseur des droits de l’homme hollandais, auteur de la phrase : «Un antisémite était autrefois un homme qui détestait les Juifs. Aujourd'hui, un antisémite est un homme que les Juifs détestent.» Ce même Hajo Meyer est justement la source d'une des accusations d'antisémitisme qui pèse le plus contre Jeremy Corbyn. Il a soutenu à plusieurs reprises qu'il existait des parallèles entre le traitement nazi des juifs menant à l'Holocauste et la déshumanisation des Palestiniens par Israël. Lors d’une conférence, organisée et animée par le leader du Parti travailliste britannique en 2010, Hajo Meyer aurait comparé les actions d’Israël contre le peuple de la bande de Gaza au massacre de juifs pendant la Seconde Guerre mondiale et assimilé le gouvernement israélien à celui de l'Allemagne nazie. Bien qu'ils aient été prononcés par un survivant du camp d'Auschwitz, ces propos ont provoqué un scandale et Jeremy Corbyn a été contraint de présenter ses excuses pour «les inquiétudes et l'angoisse causées» après être apparu au côté de personnes qui ont tenu de tels propos. Amende honorable Cela étant, Jeremy Corbyn n'a jamais fui le débat et a toujours été ouvert aux critiques. Il a même reconnu l'existence d'«un vrai problème» avec l'antisémitisme au sein de son parti. Le 5 août, il publiait une vidéo dans laquelle il rejetait explicitement tout antisémitisme de sa part ou de la part du Labour, invitant les antisémites à quitter son parti car ils n'y avaient pas leur place selon lui. D'ailleurs, le Labour s'est séparé d'une centaine de ses militants et a même poussé à la porte l'ancien maire de Londres, Ken Livingstone. Même le réalisateur Ken Loach, lui aussi sous le feu d'accusations d'antisémitisme, a été écarté de la formation politique. There is no place for antisemitism in the Labour Party. We must drive it out of our movement for good. pic.twitter.com/V1voY75yz4 — Jeremy Corbyn (@jeremycorbyn) 5 août 2018 Le 4 août, Jeremy Corbyn a assuré que «restaurer la confiance» avec la communauté juive était sa priorité. «Je reconnais qu'il y a un réel problème que le Parti travailliste s'efforce de surmonter», a écrit le leader de l'opposition dans une tribune publiée par le journal The Guardian. «Eliminer l'antisémitisme du parti et restaurer la confiance sont nos priorités». Il a en outre reconnu que sa formation avait été «trop lente» à prononcer des sanctions disciplinaires après certains cas de propos antisémites tenus par certains de ses membres. «Le personnel du parti a entendu des exemples de négationnisme, des stéréotypes grossiers sur les banquiers juifs, des théories du complot accusant Israël des attentats du 11 Septembre, et même une personne qui estimait qu'Hitler avait été mal compris», a-t-il déploré. «Les personnes qui portent ces opinions n'ont pas leur place au sein du parti», a-t-il encore affirmé. Une définition de l'antisémitisme qui déplaît Cette mise au point intervenait à l'issue d'une semaine au cours de laquelle le Parti travailliste avait déjà fait l'objet d'attaques, après avoir notamment refusé d'adopter certains éléments de la définition de l'antisémitisme élaborée par l'Alliance internationale pour le souvenir de l'Holocauste (IHRA). En réaction, trois journaux juifs britanniques, le Jewish Chronicle, le Jewish News et le Jewish Telegraph, avaient chacun écrit sur leurs Unes respectives : «Nous sommes unis», accusant Jeremy Corbyn de poser «une menace existentielle» à la communauté juive. Le document incriminé, adopté par le comité national exécutif du Parti travailliste de Jeremy Corbyn, indiquait que l'«antisémitisme [était] une forme de racisme» mais omettait de citer quatre comportements considérés comme discriminatoires, selon la définition de l'IHRA adoptée par le gouvernement britannique en 2016. Parmi les discriminations non mentionnées dans la définition du Labour, «accuser les Juifs d'être plus fidèles à Israël qu'à leur propre pays», «comparer les politiques actuelles d'Israël à celle des nazis» ou encore clamer que l’existence d’Israël est un «projet raciste». Cette décision avait déclenché de très nombreuses réactions, jusqu'à celle du Premier ministre Theresa May qui avait alors déclaré : «Tous les partis politiques devraient adopter la définition de l'antisémitisme [reconnue par le gouvernement britannique] mais malheureusement, le Parti travailliste n'est pas de cet avis». Ironie du sort, Kenneth S. Stern, l'homme qui a rédigé la définition de l'IHRA, condamne lui-même son utilisation comme base légale. Selon lui, le texte avait été conçu à l'origine comme une «définition de travail» dans le but d'essayer de standardiser la collecte de données sur l'incidence des crimes antisémites dans différents pays. Pour lui, il n'a jamais été envisagé de l'utiliser comme un instrument légal ou réglementaire pour freiner la liberté d'expression académique ou politique. Dans le même document, Kenneth S. Stern condamne spécifiquement l'utilisation inappropriée de la définition à ces fins, en mentionnant en particulier la limitation de la liberté d'expression dans les universités britanniques : «Ma peur est que, si nous consacrons de la même manière cette définition dans la loi, des groupes extérieurs vont essayer de réprimer les discours politiques qu'ils n'aiment pas, plutôt que d'y répondre. L'académie, les étudiants juifs et la faculté d'enseignement sur les questions juives, tous en souffriront.» En juin 2017, Jeremy Corbyn et le Labour ont été les grands gagnants des élections législatives anticipées : au terme d’une campagne menée tambour battant et avec un programme résolument à gauche, le leader travailliste a permis à son parti de remporter une trentaine de nouveaux sièges privant ainsi le Premier ministre Theresa May de la majorité absolue au Parlement. En outre, le Parti travailliste a enregistré une progression considérable de ses effectifs militants : il en comptait près de 570 000 en 2018, soit 300 000 de plus qu'en 2015. A elle seule, l'organisation de jeunesse travailliste, Young Labour, compterait en 2018 davantage de membres que le Parti conservateur tous âges confondus. Cette ascension n'est pas pour plaire aux conservateurs ni au gouvernement israélien qui voit en lui le risque, s'il arrivait au pouvoir, de perdre un de ses principaux alliés historiques : le Royaume-Uni. Lire aussi : Quand Jeremy Corbyn dresse un parallèle entre Israël et l'Etat islamique Jeremy Corbyn dresse un parallèle entre Israël et l'Etat islamique
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L’empire américain : la terminale phase trois (mer., 22 août 2018)
Le 11 novembre prochain, le siècle américain sera complet. D’ici là, aucun doute que le système financier mondial, outil de répression impériale par excellence, sera malmené dans son monopole planétaire jusqu’à peu indiscutable. Entamant ainsi la phase terminale d’un empire finissant, celle de la puissance, après avoir épuisé sous Trump aussi bien son autorité que sa persuasion. L’empire américain : la terminale phase trois C’est bien connu : pas d’empire sans imperium. Et ce magistère-ci nécessite trois facteurs : autorité, persuasion et puissance. Seulement le rapport entre les trois est quelque peu ambigu. D’aucuns, et pas des moindres, confondent souvent autorité et puissance. Pourtant les deux concepts sont antinomiques. Irréconciliables. En fait quand la puissance se met en action, c’est que l’autorité a déjà échoué. De même que, quand l’autorité est respectée, c’est que la force est au repos, absente ou sans utilité. Entre les deux, la persuasion agite ses bons offices. En zone tampon, elle permet pour cause de remettre en droit chemin ceux qui, bravant l’autorité, s’exposent désormais à la coercition et à fortiori à sa pièce maîtresse : la force. De ce fait, le siècle américain entame sa dernière ligne droite. Celle de la force et la puissance. Car, en manque d’autorité impériale et peu douée en matière de persuasion, l’Amérique de Trump engage de sitôt le rapport de force. Seulement la force est limitée, fut-elle celle des États-Unis d’Amérique. D’autant plus qu’en plus qu’elle ne dure jamais, elle fait souvent des ennemis. Ceux-là mêmes qui, frustrés et lésés, finissent toujours par se résigner à déboulonner l’empire finissant. Ainsi, la force a en effet un effet inverse fatal . Elle se retourne pour cause contre son initiateur. En fait à la proche de leur fin, les empires se montrent extrêmement nerveux ce qui a pour conséquence de montrer à leur adversaire leur faille. Les dernières sorties tonitruantes de Trump en sont l’exemple le plus éclatant. En effet, en imposant des sanctions économiques à toutes les puissances de la terre, il accéléra la volonté de ces États de se séparer du système financier américain et son imperium monétaire, le seul indisputable pour le moment. Pour le moment seulement car de ce fait les échanges qui contournent le dollar seront nombreux prochainement, notamment en Europe, le client préféré de l’Amérique. Surtout que l’Angleterre, cheval de Troie de l’empire en Europe, ne s’y trouve plus et est en conséquent incapable de fléchir comme à l’accoutumée les décisions du Conseil européen. Le 11 novembre prochain, le siècle américain sera complet. D’ici là, aucun doute que le système financier mondial, outil de répression impériale par excellence, sera malmené dans son monopole planétaire jusqu’à peu indiscutable. Entamant ainsi la phase terminale d’un empire finissant, celle de la puissance, après avoir épuisé sous Trump aussi bien son autorité que sa persuasion.
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Massacres d'enfants au Yémen: Diversion des Saoudiens contre le Canada (mer., 22 août 2018)
«Un petit peu qui dure, vaut mieux qu'une grande quantité qui, soudain, s'épuise.» Proverbe yéménite Massacres d'enfants au Yémen: Diversion des Saoudiens contre le Canada Encore une fois l'Arabie saoudite joue à la guerre et massacre dans l'impunité la plus totale un petit peuple, déclare la guerre à ses voisins, finance en vain le renversement du pouvoir en Syrie et crée des diversions pour ne pas rendre compte après le dernier massacre des enfants. Le Yémen, pays pauvre de la péninsule Arabique, est entré dans la quatrième année d'une guerre meurtrière entre rebelles Houthis, appuyés par l'Iran, et forces progouvernementales, soutenues par la coalition menée par Riyadh. Le conflit a fait près de 10.000 morts et provoqué «la pire crise humanitaire du monde», selon l'ONU. Depuis le 4 novembre, le Yémen est en proie à un blocus total. Près de 10 millions de personnes ont besoin d'une aide humanitaire d'urgence, alertent les ONG. Alors que l'eau potable et la nourriture manquent, des épidémies de choléra et de diphtérie se répandent dans tout le pays». (1) Après le raid meurtrier du 9 août, le ministre d'État émirati aux Affaires étrangères, a admis que des bavures pouvaient se produire lors d'opérations militaires. Les funérailles ont eu lieu lundi. Depuis jeudi, le bilan ne cesse d'être revu à la hausse. Mardi matin, le Comité international de la Croix-Rouge (Cicr) a annoncé que le raid aérien attribué à la coalition menée par l'Arabie saoudite a fait 51 morts, dont 40 enfants, jeudi 9 août dans le nord du Yémen. Auparavant, nous parlions de 29 enfants. Le nombre des blessés atteint les 79, dont 56 enfants, a précisé le bureau du Cicr à Sanaa. Ce nouveau bilan recoupe celui donné par les rebelles Houthis qui ont dénoncé un «massacre» commis par l'aviation saoudienne. Les cercueils, recouverts de vert avec les portraits des jeunes victimes, ont été alignés par terre pour la prière des morts La foule avait crié auparavant des slogans anti-américains et anti-israéliens et dénoncé un «crime des Saoudiens contre l'enfance yéménite». (2) Des doutes sur l'enquête saoudienne Devant les critiques des organisations de défense des droits de l'homme et de l'ONU, dont le secrétaire général a réclamé une enquête indépendante, l'Arabie saoudite continue à parler d'une «action militaire légitime», qui visait selon un communiqué repris samedi par l'agence SPA des Houthis «responsables du recrutement et de l'entraînement de jeunes enfants». «Le Conseil de sécurité de l'ONU avait appelé à une enquête «crédible», sans toutefois exiger une enquête indépendante. Mais experts et ONG doutent que l'Arabie saoudite, qui dirige la coalition impliquée dans l'attaque, soit capable ou désireuse de la mener à bien. Pour Sheila Carapico, professeur à l'université de Richmond (USA), «un raid aérien contre un bus d'écoliers semble être une violation flagrante des lois de la guerre. Mais en l'absence d'enquêteurs professionnels et indépendants, on ne saura sans doute jamais». La coalition menée par les Saoudiens a affirmé avoir mené une opération militaire «légitime» dans ce secteur rebelle. Dans le passé, la coalition sous commandement saoudien a été accusée de plusieurs «bavures» contre des civils. La guerre dans ce pays très pauvre de la péninsule Arabique a fait plus de 10.000 morts depuis le lancement de l'intervention de la coalition en mars 2015 et provoqué «la pire crise humanitaire» au monde, selon l'ONU. Jusqu'ici tous les efforts pour mettre fin au conflit ont échoué. De nouveaux pourparlers sont prévus le 6 septembre à Genève sous l'égide de l'ONU» (3). Les précédents: des bavures en série demeurées impunies Pour rappel 131 morts dans le bombardement d'une fête de mariage Ce n'est pas la première fois que des fêtes de mariage au Yémen sont touchées par des bombardements imputés à la coalition: 131 personnes avaient ainsi été tuées dans la région de Mokha (sud-ouest) en septembre 2015 et 28 dans la province de Dhamar (centre) en octobre 2015. En octobre 2016, un raid aérien avait fait 140 morts lors d'une cérémonie funéraire dans la capitale Sanaa. La fréquence des attaques contre ce genre de cérémonie soulève des questions... Dans ce pays, en proie à un blocus total depuis le 4 novembre 2017, près de 10 millions de personnes ont besoin d'une aide humanitaire d'urgence, alertent les ONG. Alors que l'eau potable et la nourriture manquent, des épidémies de choléra et de diphtérie se répandent. Les ONG continuent d'alerter sur la situation au Yémen. En proie à une guerre civile depuis 2014 qui a fait plus de 10.000 morts - sur fond de rivalité irano-saoudienne -, ce pays désertique ancré dans le golfe d'Aden fait face à une grave crise humanitaire et sanitaire, qui s'est accentuée depuis l'instauration d'un blocus total par la coalition emmenée par l'Arabie saoudite depuis le 4 novembre. «La situation empire chaque jour, témoigne au Figaro Liny Suharlim, directrice de l'ONG Acted pour le Yémen. Les pénuries de carburants ont des implications profondes sur les secteurs de l'eau, de l'assainissement, de la santé et de la sécurité alimentaire en raison de la hausse des coûts de transport. Les gens sont donc dans l'obligation de moins manger, de moins boire et de ne pas se soigner». La tempête dans un verre d'eau de la quasi-rupture avec le Canada On sait que le Premier ministre Justin Trudeau dit vouloir améliorer les relations de son gouvernement avec l'Arabie saoudite, mais il ne sacrifiera pas pour autant la position du Canada sur les droits de la personne, a-t-il nuancé. M. Trudeau a fait ces commentaires un peu plus d'une semaine après que l'Arabie saoudite eut suspendu ses relations diplomatiques avec le Canada et expulsé l'ambassadeur canadien, dans la foulée d'une série de micro-messages du gouvernement canadien critiquant l'arrestation de certains militants des droits des femmes dans le royaume. «Nous continuons à faire preuve de diplomatie, mais comme je l'ai dit, le Canada sera toujours très clair dans sa défense des droits de la personne», a déclaré M. Trudeau lundi, lorsqu'il a été questionné sur le litige diplomatique. «Nous veillerons à ce que ce message soit clair en public et en privé. Mais, bien sûr, nous cherchons à améliorer nos relations tout en restant fermes sur nos valeurs.» (4) La diversion Revenant sur la diversion saoudienne Jamal Mohsen Aflak énumère tous les manquements saoudiens aux droits de l'homme constamment bafoués. Il écrit: «Quant à la déclaration timide du Canada à propos de ses préoccupations concernant les droits de l'homme en Arabie saoudite, elle ressemble beaucoup à un show raté et insensé. Comme c'est étrange que le Canada s'inquiète aujourd'hui du non-respect des droits de l'homme en Arabie saoudite! Ce monde libre ne voyait-il pas toutes les violations des droits de l'homme les plus basiques en Arabie saoudite? Est-il possible que ce monde ne savait pas qu'une personne en Arabie saoudite pourrait être condamnée à 1 000 coups de fouet et jetée en prison pour un seul vers d'un poème? Il ressort clairement de cette annonce qu'il faut occuper la presse avec une bataille diplomatique que l'Arabie saoudite prétendra avoir gagnée après l'échec de son agression contre le Yémen, malgré les massacres sauvages pratiqués par l'Arabie saoudite en assassinant quotidiennement des enfants. Les images des enfants yéménites déchiquetés ne sont pas parvenues au «monde libre» ni aux professionnels du verbiage humanitaire qui s'inquiètent timidement de la violation des droits de l'homme en Arabie saoudite. Affamer tout un peuple est un crime contre l'humanité qui ne nécessite pas beaucoup de documentation et de recherche pour le prouver. La coalition de l'agression contre le Yémen considère l'assassinat d'enfants comme une victoire, car elle commet ces crimes avec des bombes américaines, israéliennes et françaises et le centre de ses opérations est dirigé par des officiers anglais et américains. Et nous ne serions pas étonnés d'apprendre que des officiers des gangs sionistes mènent cette guerre contre le Yémen et son peuple.» (5) L'auteur explique comment la couverture médiatique est utilisée comme contre-feux en rameutant tous les pays qui lui sont obligés comme l'Egypte -dollars obligent- et même d'une façon incompréhensible l'Algérie dont on se demande pourquoi s'aligner dans le mal alors que l'Algérie avait eu une position normale en votant contre l'exclusion de la Syrie de la Ligue arabe: «Dans quelle mesure la couverture médiatique de ce simple commentaire canadien est-elle choquante? Dans un tweet, un journaliste arabe a écrit, et je le cite: «L'Égypte envoie un message ferme et énergique au Canada, refusant son ingérence dans les affaires intérieures de l'Arabie saoudite. La Jordanie et le Soudan se joignent à de nombreux États du Golfe qui rejettent l'arrogance canadienne. Ces positions sont un message à l'Occident; à partir de maintenant, la nation ne permettra plus d'interférence dans ses affaires et n'acceptera rien de l'étranger.» (5) Allant dans le détail, l'auteur énumère les travers de la politique erratique de ce pays, notamment en sacrifiant la cause palestinienne: «Et là, nous devons crier haut et fort: de quelle nation parlez-vous? Et qui est cette nation qui ne permettra pas d'ingérence dans ses affaires? Est-ce la même nation qui fait la promotion du 'deal du siècle'' pour mettre fin à la cause palestinienne et annuler le droit au retour et faire des gangs sionistes une réalité à laquelle nous devons adhérer? Est-ce la même nation qui a vendu la Palestine et n'a pas pu empêcher Trump de transférer son ambassade à Jérusalem occupée? N'est-ce pas la même nation qui a approuvé la destruction de l'Irak et la tuerie d'un million d'enfants irakiens? N'est-ce pas cette nation qui a pris la décision historique d'accorder une couverture internationale et légale pour détruire la Libye, tuer son peuple et la diviser? Est-ce la nation, dont parle ce grand journaliste, qui a qualifié la guerre de juillet 2006 d'aventure et a demandé à l'entité sioniste de détruire la force de résistance, a tourné le dos et n'a pas condamné, même avec de simples mots, le massacre de 'Qana 2''? Est-ce la même nation qui bénit le meurtre de civils au Yémen et applaudit le succès des avions d'agression en bombardant les écoles et les quartiers populaires? Ou est-ce la nation qui a soumis le dossier syrien au Conseil de sécurité et réclamé le bombardement du peuple syrien et la destruction de la Syrie, alors que c'est cette nation qui a gelé l'adhésion de la Syrie à la Ligue arabe et a essayé de faire de même à l'Organisation de la Conférence islamique, la même nation qui a assiégé Damas et a tenté de tuer la vie en elle, la nation qui a exporté le terrorisme et l'a publiquement financé, alors que leur désaccord n'a porté que sur la «proie», comme l'a déclaré l'ancien ministre des Affaires étrangères du Qatar?» (5) «La préoccupation canadienne 'théâtrale'' arrive trop tard et n'est rien d'autre qu'une bulle médiatique pour que la presse se vante ultérieurement de la victoire de l'Arabie saoudite sur le Canada dans sa bataille diplomatique. Le monde entier sait que l'Arabie saoudite est l'usine du terrorisme et il n'est pas nécessaire d'embellir le tableau. Les Wahhabites ont détourné l'islam, créé Al-Qaïda, Daesh et Al-Nosra et soutenu toutes les organisations terroristes qui protègent les intérêts de l'entité sioniste dans la région.» (5). Alignement insolite de l'Algérie L'Algérie vient de prendre position dans la crise diplomatique qui oppose l'Arabie saoudite au Canada. Un communiqué du ministère des Affaires étrangères rappelle, en effet, que «des relations fraternelles profondes lient l'Algérie et le Royaume d'Arabie saoudite», en guise de conclusion à un appel aux deux pays à «se conformer dans leurs relations étrangères aux principes du droit international et à la Charte des Nations unies, notamment en ce qui concerne le respect de la souveraineté des Etats et la non-ingérence dans leurs affaires intérieures». Le message est clairement adressé au Canada, quand bien même il est voilé dans une tournure diplomatique. (...) Pourtant, l'Arabie saoudite, qui nous a exporté son idéologie extrémiste, matrice du terrorisme islamiste qu'elle a financé et entretenu en Algérie, a longtemps penché pour son ancien allié marocain avant de tourner casaque pour des raisons d'intérêts géostratégiques. Riyadh a durant de longues années financé l'armée de Mohammed VI qu'elle a équipée auprès des Etats-Unis. La position officielle de l'Algérie ne reflète, en tout cas, pas l'opinion de la rue algérienne vis-à-vis du régime des Al-Saoud qui a fait preuve de lâcheté dans le dossier palestinien. L'affaire de la banderole brandie par des supporters à Aïn M'lila et la réaction violente des Saoudiens est encore vivace dans la mémoire des Algériens, qui ont vu dans les plates excuses présentées par le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, et les sanctions prises contre les supporters, une soumission aux monarques hypocrites du Golfe.» (6) Nous continuons à nous arrimer à un pays qui n'a apporté au pays que des avanies. Mieux encore on apprend que: «Le ministère de l'Intérieur saoudien a révélé une vaste opération de renvoi des ressortissants étrangers vivant illégalement sur le sol du Royaume wahhabite, Selon les médias saoudiens, pas moins de 9 800 Algériens vivent clandestinement sans papiers de résidence en Arabie saoudite. Cependant, le ministère de l'Intérieur saoudien a révélé que 3000 «sans-papiers» algériens ont été déjà conduits aux frontières et renvoyés dans leur pays, alors que les autres «attendent l'achèvement des procédures de voyage et la récupération de leurs passeports». (...) Une montée de xénophobie s'est emparée du pays après une proposition à la discussion au Majlis Al-Choura par son membre Sadaqa Al-Fadhel, d'une mesure restreignant le travail des étrangers dans le pays (7). Conclusion Comment pouvons-nous allier qui est responsable indirectement de la décennie noire, les rares Algériens qui sont dans ce pays sont considérés comme des moins que rien. C'est d'ailleurs le cas de l'affection de tous les pays du Golfe envers l'Algérie. Le Qatar supprime le visa pour tous les pays occidentaux, mais pas pour les Arabes maghrébins. Et c'est ce pays que nous soutenons contre un pays qui a accueilli plus de 100.000 Algériens! L'hubris de ce pays qui n'a rien prouvé, mais qui terrorise son monde est d'empêcher la paix au Moyen-Orient. Sa bête noire, Damas, fait qu'il a pu exclure ce pays de la Ligue arabe avec la complicité d'Al Sissi qui a fait de cette caisse de résonnance une propriété privée. Cependant, le mur de la honte se fissure; ainsi on apprend que la Jordanie défie Riyadh et reprend graduellement ses relations avec Damas: «Le président de la Chambre de commerce de la Jordanie a fait part de la participation d'une délégation de 80 hommes d'affaires au Forum économique de Damas. 'Une délégation économique de 80 hommes d'affaires participera au Forum économique mondial qui se tiendra à Damas le prochain mois''», a affirmé al-Aïn Naël al-Kabariti, président de la Chambre du commerce de la Jordanie..(...) «La Jordanie revêt une importance stratégique cruciale et est considérée comme l'une des voies les plus importantes vers la Syrie. C'est pourquoi on s'attend à ce que ce pays joue un rôle stratégique dans la reconstruction de la Syrie.» (8) 1.http://www.lefigaro.fr/international/2018/04/23/01003-20180423ARTFIG00151-yemen-des-raids-aeriens-font-au-moins-20-morts-lors-d-un-mariage.php 2.http://www.lefigaro.fr/international/2018/08/13/01003-20180813ARTFIG00275-yemen-une-salle-guerre-pour-le-ministre-emirati-des-affaires-etrangeres.php 3.http://www.lefigaro.fr/international/2018/08/10/01003-20180810ARTFIG00156-yemen-des-dizaines-d-enfants-tues-l-onu-et-les-etats-unis-reclament-une-enquete.php4. 4.https://lactualite.com/actualites/2018/08/13/les-relations-ne-sont-pas-rompues-entre-ottawa-et-riyad-assure-justin-trudeau/ 5.Jamal Mohsen Aflak https://reseauinternational.net/aujourdhui-la-turquie-economiquement-et-larabie-saoudite-avec-les-droits-de-lhomme/14 août 2018 http://www.al-binaa.com/archives/article/195187 traduit par Rania Tahar 6.https://www.algeriepatriotique.com/2018/08/09/conflit-entre-larabie-saoudite-canada-lalgerie-prend-position/ 7.https://observalgerie.com/actualite-algerie/societe/immigration/larabie-saoudite-compte-expulser-milliers-de-papiers-algeriens/ 8.http://parstoday.com/fr/news/middle_east-i69632-syrie_la_jordanie_défie_riyad 16 août 2018
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LE GENERAL SALAN A INSTITUE LES PREMIERS CENTRES DE TORTURE A BENISAF. (mer., 22 août 2018)
« Quand le mort repose, laisse reposer sa mémoire. » proverbe arabe LE GENERAL SALAN A INSTITUE LES PREMIERS CENTRES DE TORTURE A BENISAF. Algérie 1958, une année très dure, difficile une année charnière pour la révolution algérienne et également pour le colonisateur la France. Apres le 13 mai 58 putsch ou coup d’état, les partisans de l'Algérie française ont pris le pouvoir en Algérie, forçant le gouvernement de Pierre Pflimlin, à Paris, à donner les pleins pouvoirs au général Salan. Ces événements ont eu des conséquences fâcheuses au niveau des localités régionales algériennes en l’occurrence la région de Benisaf qui va retenir plus notre attention plutôt historique par témoignages interposés. C’était en septembre 1958 que le Général Salan a débarqué sur Benisaf ou il a livré à une population arabe venue de force assister à son discours programme historique au niveau de la plage du puits dans le but d’ institutionnaliser des « paras » mais aussi la milice O.A.S afin de saper par une main de fer la résistance algérienne(FLN et ALN) entre temps il avait traité les Benisafiens de « Fellagas » et avait nommé le libraire Garcia de chef de la milice…OAS . L’instabilité qui suivra entraînera la fin de l’IVème République, le retour au pouvoir du général de Gaulle, et le soulèvement des milices de droite. De Gaule reprend le pouvoir, Il assoit un gouvernement acquit à la cause de l’Algérie française ; une idiologie ancienne, confrontée par le recul du socialiste Guy Mollet. Ce dernier élu en 1955 sur un programme de paix en Algérie, sera convaincu par les français d’Algérie. Le 06 février 1956 manifestent contre cette politique à leur tête les P. Lagaillarde ancien avocat et député (sans étiquette) du département d'Alger, activiste nationaliste et anti-indépendantiste partisan de l'Algérie française, Joseph Ortiz activiste français ; Jean-Jacques Susini, né à Alger, est un homme politique français. Il est le cofondateur de l'Organisation armée secrète(O.A.S) et consorts. L’Algérie de 1958 avait réussi la structuration politique et militaire à l’intérieur du pays et renforçait ses liens à l’extérieur par son réseau diplomatique et représentations diverses Il s’ensuivit la formation d’un gouvernement provisoire et même la formation d’une équipe de football par l’appel de tous les joueurs de la discipline. La plupart venait de France qui disputait cette année58 la coupe du monde en suède Cet été1958 de la sixième coupe qui s’est déroulée du 08juin au 29juin. Le regroupement de nos footballeurs s’est effectué par analogie à l’appel de l’UGEMA sous le slogan historique « ...Avec un diplôme en plus, nous ne ferons pas de meilleurs cadavres ! A quoi donc serviraient ces diplômes, qu'on continue à nous offrir, pendant que notre peuple lutte héroïquement... ». L'UGEMA représentait l’organisation estudiantine, le 14 juillet 1955, à l'initiative d'un groupe d'étudiants. Taleb Ibrahimi en sera son premier président Par ailleurs ,le général Challe mit en place une opération de grande envergure sur tout l’Algérie l’opération « pierre précieuse » le but briser les structures militaires politiques du FLN-ALN. l’Algérie a été ceinturée par les lignes Morrice et Challe ,ces deux lignes (en fils barbelés électrifiés et minées)de la frontière Ouest (Morice 1958) et (Challe 1959) d'étendent sur la frontière marocaine et tunisienne. « Celui qui compte sur les chaussures d'un mort, marchera longtemps pieds nus » proverbe arabe. 1957-1958 étaient des années ascendantes de la lutte armée, les combattants affluent et les zones d’insécurité s’étendent était hors de porté et le seul chef de la wilaya d’un QG à l’extérieur du pays, il était hors de portée de l’armée française .H Boumediene en tant que chef de l’état major disposait de meilleurs communications avec les points chauds de la guerre d’Algérie à l’intérieur comme à l’extérieur. Il était plus question d’avoir des renseignements sur une personne pour son arrestation, un filet tendu ramenait toute personne à prime soupçonnée. « Ne dis pas tes peines à autrui ; l'épervier et le vautour s'abattent sur le blessé qui gémi » proverbe arabe C’est ainsi qu’à Benisaf pendant plus d’un mois la population avait vécu des journées noires et atroces les directives de Salan s’exécutaient d’une manière très forte .Les accusations s’opéraient en plein jour sans discontinuer. Toutes les structures administratives, socio-économiques furent touchées de plein fouet : L’unique pharmacien arabe et musulman nommé Rahal membre de l’association des Ulémas et son fils ont été fait prisonniers ainsi que -Les commerçants arabes jeunes et vieux -Les fonctionnaires arabes de la mairie -Les politiciens faisant partie de l’OCFLN -Les pêcheurs arabes et les ouvriers arabes de la mine de fer - Les hommes et les femmes Aucun de ces personnes n’échappât à la torture et à l’embastillement.il faut croire que cette année 58 ou furent introniser par le Général Salan les centres de tortures ; il s’agissait du sous sol de la salle des fête( 2iee bureau) dont mon père Benallal Missoum était parmi les premier à subir les atrocités de la torture dans ce centre la et le second centre de torture se situé dans la villa dite « Labilla »( 5ieme Bureau) aujourd’hui elle abrite le musée des Anciens Moudjahidine et dont les centres de torture sont conservés pour le musée. Le centre du groupement militaire de la plage du puits était aussi un lieu de torture de même que le 3ieme bureau de la plage du puits. Le nombre de centre de torture était impressionnant pour dire que la torture était belle et bien institutionnalisée par la France officielle et que les Benisafiens n’ont pas échappé aux supplices comme tout les algériens. « N'ouvre la bouche que si tu es sûr que ce que tu vas dire est plus beau que le silence »proverbe arabe Des dizaines de révolutionnaires furent assassiner sous la torture ou jeter vivant dans les galeries de la mine de Camerata et Sidi Ali; ou encore dans le puits de l’actuel « Makam Echahid » Nous retenons pour l’exemple Safi Ould Tonio Moro ou Fatima la couturière ainsi que Mankouri Halima, en une seule nuit ? ces deux martyres furent exécutés parmi un groupe de 35 victimes, a ce jours leurs corps ne sont pas encore retrouvés. Les sept frères Boubakeur( voir l’article sur Réflexion du 05/02/2017 ; « la famille aux 7 chouhadas de Benisaf : l’histoire d’une famille décimée par la France » dont certains ont été enterrés vivants après avoir été torturés, un autre après avoir subi la torture il a été jeté en pâture à un chien pour être dévoré jusqu’à se que la mort l’emporte et bien d’autres personnes décédés sous la torture comme les frères Zenasni Amar et kadar dit « Tekfa » ,ils ont été ligotés autour d’un poteau électrique en bois prés de l’actuel « Makam-Echahid » et déchiquetés par une bombe que l’armée française avait placé sur eux. Les pires atrocités ont été l’œuvre de l’armée française officielle après la venue du General Salan. La cité minière avait connu d’autres vagues d’arrestations en 1955 des arrestations dans les administrations ou plus de 100 personnes furent emprisonné au camp de saint lieu en février 1957 ; cinq Benisafiens parmi lesquels les enseignants Benabdallah mohamed et Berkane Mohamed (mineur de l’époque) connurent le camp de la région d’Ain Eddjaj mais cette opération fut la plus terrible et la plus meurtrière Les survivants à cette tuerie seront isolés dans un camp de Sidi Benadda dit‘ « trois marabouts » un autre centre de détention et de torture ainsi que celui de Rio Salado dit El Malah. Le nom de Si El Missoum est intimement lié à la guerre de libération nationale, lui, le martyr qui a choisi de donner sa vie pour l’Algérie. Un chahid sans tombe Natif de la nouvelle commune Emir-Abdelkader, mon père Benallal Missoum est présumé né en 1920. Après une solide formation en langue arabe et en sciences islamiques, acquise auprès de l’imam Ahmed Ben Bakhit, Benallal Missoum devient vers la fin des années 1940 et début des années 1950 l’un des membres actifs du mouvement réformiste religieux, créé par Abdelhamid Ibn Badis, en Algérie et dont le slogan est l’affirmation de l’identité algérienne avec ses trois constantes : l’Islam est notre religion, la langue arabe est notre langue, l’Algérie est notre patrie. Convaincu que l’ancrage identitaire et religieux de la société algérienne passe aussi par les lieux de culte, Benallal Missoum se voit chargé de la construction de plusieurs mosquées à travers les villes et même les zones rurales. L’une de ces mosquées sera érigée dans le quartier de son grand-père qui était le lieutenant de l’Emir Abdelkader et abrite à ce jour des caches souterraines utilisées pendant la guerre de la révolution algérienne. Mais bien qu’impliqué dans la vie religieuse et socio-éducative de sa communauté, il n’en oublie pas pour autant ses engagements militants. Aussi, dès le déclenchement de la guerre de libération nationale, il n’hésite pas à prendre les armes, multipliant avec son ami et beau-frère, Belharizi Belabes, les opérations d’éclat, visant des intérêts français. Toujours en contact avec Si Kadour et son frère Si Tahar, ses compagnons d’armes, Si El Missoum met en place des plans d’actions avec toute la logistique nécessaire, toujours dans la discrétion la plus absolue pour ne pas éveiller les soupçons. Il parvient même à faire construire des casemates, dans la discrétion la plus totale dans les parages de la plâtrière. Certaines de ces caches seront détruites lors de la bataille des M’Kadids, durant l’été 1956. Contraint de déménager à Beni-Saf, chez son père, pour échapper aux éventuelles accusations qui pouvaient peser sur lui à la suite des opérations d’incendies de plusieurs fermes coloniales, Benallal ne se sent pas plus en sécurité. Il déménage donc à Oran et s’installe quelques jours chez son oncle M’Jahed avant de trouver une location. Après une première perquisition du domicile familial qui s’est avérée infructueuse, les éléments de l’armée française finiront par arrêter Si El Missoum lors d’une visite impromptue à sa famille en cette fin de l’année 1958. Conduit dans une caserne située dans le quartier Plan 2, il sera torturé pendant plusieurs jours avant d’être transféré vers la prison de la caserne de Remich. Là, il subira encore toutes sortes de tortures et de sévices avant de disparaître. Depuis, nous n’avons plus aucune nouvelle de lui, il parait selon certains témoignages ,il a été tué et enterré dans la région montagneuse de Sidi Bounouar( region de Beni-ouarssous). BENALLAL MOHAMED fils de Benallal Missoum Chahid *témoignages de : - cousins –frères – sœurs et proches -Berkane ancien prof à l’université d’Oran et chef Daïra -Benyoub Mustapha -Ziani -Journaliste de la revue Memoria: Hassina AMROUNI bibliographie de Benallal Missoum Publié le 15 Jan 2018. -quotidien Reflexion du 5-02-2017 les freres BOUBAKEUR
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Au pays des enfants heureux ! (mer., 22 août 2018)
Au pays des enfants heureux ! Au Danemark les enfants de 6 à 16 ans reçoivent des cours d’empathie... Oui, oui, d’empathie ! Et ils sont obligatoire. Alors peut être n’est-ce un hasard : classé 2ème, « pays le plus heureux du monde » en 2017 derrière la Norvège. La France est 31ème. The World Happiness Report classe 155 pays en fonction de sept critères principaux : l'aide sociale, la liberté, la générosité, l'honnêteté, l'espérance de vie, le PIB par habitant et la confiance accordée aux dirigeants. Vous me direz que tous ces classements ça vaut ce que ça vaut, mais tout de même sous l’égide des Nations Unies qui sont à l'initiative de ce projet. Ce serait bien évidemment un raccourci facile de lier directement le bon classement du Danemark dans la liste des pays les plus heureux du monde aux cours d’empathie qui sont dispensés dans les écoles. Il faut dire que le système scolaire du pays se distingue par bien d’autres aspects : ainsi, les élèves ne sont pas notés avant l’âge de 14 ans, si bien qu’avant cet âge, ils ne sont pas constamment poussés à comparer leurs notes à celles des autres et d’être toujours en compétition, compétition qui est reconnue comme anxiogène et injuste. Un autre aspect socio-économique est à prendre en compte : les inégalités entre les plus riches et les pauvres sont moins marquées dans ce pays. A quoi consiste un cours d’empathie ? A privilégier la coopération à la compétitivité, voici ce qui est enseigné aux enfants scolarisés dans les écoles dès leur plus jeune âge. À raison d’une heure par semaine (pendant 10 ans) les jeunes suivent ces cours d’empathie ; une matière qui encourage à se préoccuper du bien-être des autres et à écouter son prochain pour mieux le comprendre et dépasser les catégorisations qui se cristallisent lors de notre développement. Comment est organisé un cours d’empathie ? Pendant le cours, les enfants apprennent à lire, à comprendre et à écouter les émotions des autres. À l’aide d’images représentant d’autres enfants qui traversent différentes émotions, comme la tristesse, la peur, la joie, la frustration, la colère, ils sont appelés à décrire les sentiments des autres avec leurs propres mots et à exprimer leurs ressentis propres. Ces cours sont l’occasion d’exprimer des émotions en public et d’écouter celles d’autrui. Selon Brené Brown, auteure et conférencière américaine, le sentiment d’empathie se caractérise par la capacité à adopter la perspective d’un tiers, la capacité à ne pas porter de jugement et enfin la capacité à reconnaître les émotions chez les autres et à le communiquer. En cela, l’empathie se distingue de la sympathie ou encore de la compassion. C’est cette posture qui consiste à « se mettre à la place de l’autre » qui permet notamment de trouver les mots justes pour aider une personne ou comprendre ses agissements singuliers (souvent différents des nôtres). Cet exercice se fait dans une logique descriptive : il s’agit d’expliquer le ressenti de l’autre, et jamais porter un jugement sur ses sentiments ou ce qui en est la cause, commente Jessica Joëlle Alexander, co-auteure du livre The Danish way of parenting. Selon elle, c’est une belle manière de s’intéresser aux individus au lieu de se concentrer sur sa propre réussite personnelle, son « moi-moi ». C’est la bonne manière d’encourager des valeurs comme l’entraide et la solidarité. L’enseignement de l’empathie est donc plutôt le révélateur d’un état d’esprit général qui règne dans ce pays et d’une culture où la coopération entre les individus est au moins autant – si ce n’est plus – valorisée que la réussite personnelle. L’école et la manière dont elle est organisée est bien évidemment un vecteur essentiel pour transmettre cette culture à tous, acceptée par chacun... ----------------------------------------- Du pays des enfants heureux à celui des enfants roi Eh bé, on en est loin, nous les français 31ème dans les 36ème dessous concernant l’entraide et surtout la solidarité ! Nous vivons plutôt dans une société qui intègre Le darwinisme social qui considère que la lutte pour la vie entre les êtres humains est l'état naturel des relations sociales et que les conflits sont aussi la source fondamentale du progrès et de l'amélioration de l'humanité. Ainsi, la concurrence entre les êtres ou groupes ne doit pas être entravée par des obstacles comme les mesures de protection sociale et d'assistance de l'Etat Providence, la solidarité ou la charité. En clair, c’est la loi de la jungle du chacun pour soi et l’empathie aux orties... Car, le modèle français pousse à torturer, dès l’enfance à intégrer des normes, des injonctions, des règles, des modèles qui ne correspondent pas bien souvent aux aspirations profondes des citoyens et sont souvent incomprises car par trop tortueuses. Il faut toujours « mieux faire » et non pas « bien faire ». Ce système basé sur la compétition de individu et ses frustrations pousse à persuader que les autres, eux, savent « bien faire », alors toujours happé par l'urgence de se mesurer de « faire », chacun ne voit plus qu'en réalité il ne fait plus rien : ce n’est qu’agitation et oubli de l'essentiel. Oublier d'oser et surtout « se foutre la paix ! » ; car il n'y a pas d'autre moyen de redécouvrir ses possibilités vraies que tout à chacun a complètement oublié. Stopper tout ! Et avoir ce qui s’appel des moments à soi, de l’introspection quoi ! C'est le seul moyen d'agir. Se Libérer des protocoles, des procédures, des pseudo-urgences qui n'en sont pas, alors là, il jaillira de l'enthousiasme, de la spontanéité et surtout l'envie de regarder plus loin que son simple nombril.... Et s’intéresser aux autres en oubliant par exemple de ne pas répondre au téléphone lorsqu’un ami vous parle. Apprécier le moment enfin ! Je suis persuadé que cette notion d’empathie de vivre ensemble en bons termes (et non pas DU vivre ensemble qui n’est qu’un slogan) doit s’apprendre dès le plus jeune âge, car, je peux vous garantir après 10 ans d’enseignement que nous en sommes très-très-très loin. A la décharge des citoyens français, il faut avouer que depuis toujours « l’homme de la rue » a été traité par ceux « qui savent » comme un limité intellectuellement dans le meilleur des cas, à un abruti des bois qui ne comprendra jamais rien. C’est culturel et donc jamais remis en cause ; « eux » savent, nous, eh ben, « on peut rien y faire »... « eux » sont responsables, « nous » pas. Donc en grandissant de manière individualiste et irresponsable comment voulez vous que devenu adulte, la majorité des citoyens de ce pays ne voit le monde qu’à partir de lui même, et reste coincée entre un « moi et moi égotiste/narcissique ». Je vais prendre un exemple de mise en responsabilité dès l’âge de 15 ans. Prenons l’exemple d’un adolescent vivant en Finlande, dont les résultats scolaires sont classée dans le top 5 mondial depuis 25 ans. Ces jeunes gens vont dans un « lycée à la carte » : à partir de la seconde, la vie du lycéen prend une tournure plus individuelle, censée le responsabiliser. L’année scolaire est rythmée en cinq périodes de sept semaines. Pour chacune, les élèves sélectionnent eux-mêmes les matières qu’ils étudieront. Cet enseignement à la carte se traduit par la disparition des classes traditionnelles. Il est rare qu’au fil de l’année, des élèves se retrouvent en cours avec les mêmes camarades, chacun ayant choisi ses matières et, autant que possible, les horaires qui lui conviennent le mieux. Certains évitent ainsi les cours trop matinaux... En outre, pour certains modules complémentaires, il est possible d’étudier chez soi, de manière autonome, au lieu d’aller au lycée. Je ne vais pas expliquer par le menu le système finlandais, mais ce que je vois c’est une vraie mise en responsabilité, de se prendre en main de ces jeunes qui, comme partout afin de se construire ont besoin de cela. Chez eux ça fonctionne très bien, pourquoi n’essayerons nous pas ? Il faudra peut être deux ou trois générations pour réussir, mais le jeu en vaut la chandelle : vivre dans une société où le citoyen est capable d’interagir, de parler avec les autres et de considérer le collectif aussi important que le « moi même », et ne plus jamais dire « rien à battre ! » ; de plus, et je le sais, par expérience lorsque l’on donne à un jeune des responsabilités, rarement on est déçu...Sauf si on prend en exemple le petit % qui va déconner et qui fera que toutes les règles découleront de son comportement déviant... Mais là... C’est culturel vous dis-je ! Georges Zeter/aout 2018 Une suggestion : au lieu d’attendre tout de l’éducation nationale, pourquoi, vous parents ne donneriez vous pas une heure par semaine une leçon d’empathie à la maison? Un soir par exemple ; éteindre TV, tablette, téléphone et hop ! c’est parti !
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Une vengeance du Mossad? Asia Argento et son compagnon « suicidé » avaient dénoncé les Israéliens de l’affaire Weinstein (mer., 22 août 2018)
Aujourd'hui accusée à son tour d'agression sexuelle, l'actrice Asia Argento -qui déclencha l'affaire Weinstein- et son compagnon Anthony Bourdain, un juif-américain propalestinien retrouvé "pendu", avaient fustigé le Mossad pour sa protection du producteur de cinéma. Une vengeance du Mossad? Asia Argento et son compagnon « suicidé » avaient dénoncé les Israéliens de l’affaire Weinstein Ne comptez pas sur les médias français traditionnels pour tenter de résoudre le mystère suivant : qui fut l'expéditeur anonyme d'un courriel crypté au New York Times faisant état d'un accord confidentiel de non-poursuites judiciaires entre les acteurs Jimmy Bennett et Asia Argento, aujourd'hui accusée d'agression sexuelle? L'actrice-réalisatrice a démenti cette allégation. Le 14 novembre 2017, Panamza rapportait une information troublante au sujet de la femme à l'origine de l'affaire Weinstein : AFFAIRE WEINSTEIN : LE PÈRE DE L'ACTRICE ASIA ARGENTO RÉVÈLE QU'ELLE A « PEUR DU MOSSAD » Vivement commentée en Italie depuis 48 heures, l'information est passée sous silence en France. Dimanche 12 novembre, Dario Argento, célèbre réalisateur-producteur italien (passé par Hollywood) et père de l'actrice Asia Argento, a révélé que sa fille ne sortait plus de sa demeure en raison de sa «peur» -légitime, d'après lui- de représailles commises par le «Mossad». Rappel : Asia Argento fut la première actrice ayant affirmé avoir subi un viol de la part d'Harvey Weinstein, producteur qui a financé (via l'entremise de l'ex-Premier ministre Ehud Barak) des espions israéliens liés au Mossad pour étouffer des scandales sexuels à son sujet. Conséquence de la révélation (relayée aussitôt sur Twitter par sa fille) de Dario Argento : des représentants de la communauté juive italienne l'accusent d'avoir ainsi tenu des propos «antisémites». {SOURCES : *https://www.bitfeed.co/page/dario-argento-on-a-sunday-asia-does-not-come-out-of-the-house-for-fear-of-the-mossad *http://www.ilgiornale.it/news/cronache/dario-argento-asia-non-esce-pi-casa-ha-paura-weinstein-1462364.html *https://www.leggo.it/spettacoli/televisione *https://www.leggo.it/spettacoli/televisione *http://www.huffingtonpost.fr/2017/10/26/le-recit-glacant-de-lagression-dasia-argento-par-harvey-weinstein_a_23257420/ *https://www.ultimenotizieflash.com/cinema/news-spettacolo/2017/11/12/dario-argento-a-domenica-in-asia-non-esce-di-casa-per-paura-del-mossad *http://blog.ilgiornale.it/giannoni/2017/11/13/la-comunita-ebraica-contro-dario-argento-indecente/ *https://twitter.com/AsiaArgento/status/929722649361690624 *https://twitter.com/Panamza/status/928607703362043905}. Six mois plus tard, son compagnon Anthony Bourdain, éminent chef-cuisinier, était mystérieusement retrouvé "pendu" en Alsace. L'article du New York Times à charge contre Argento égratigne également son ex-partenaire : selon le journal, Bourdain aurait aidé à arranger/étouffer l'affaire avec le plaignant. Récompensé en 2014 par un organisme musulman… L’intégralité de cet article est réservée aux abonnés http://www.panamza.com/page-de-compte/niveaux-dadhesion/
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MORT DE ROMAIN À PARIS : AUGMENTATION DES TIRS POLICIERS À BALLES RÉELLES (mer., 22 août 2018)
Le lobby des armes tient la France et le monde à ses pieds. Tout est prétexte à armer pour augmenter les ventes. Alors que la seule solution pour la paix mondiale est un monde sans armes. Les démons s'imprègnent dans les armes et contaminent leurs propriétaires. Il n'y a pas de justice avec les armes. MORT DE ROMAIN À PARIS : AUGMENTATION DES TIRS POLICIERS À BALLES RÉELLES La scène paraît sortie d'une mauvaise série ou d'un roman noir. Paris, dans la nuit du 14 août. Une voiture démarre pour esquiver un contrôle. Suite à cette incivilité banale, plutôt que de relever la plaque d'immatriculation, un policier saute sur le scooter d'un passant pour engager une folle course poursuite dans les rues. Alors que la voiture se retrouve bloquée, le policer sort son arme. Braque le conducteur. Fait feu. Touche sa cible grièvement. Celui qui vient de tirer sort l'homme agonisant du véhicule. Sans aucune empathie, il l'écrase par terre. Un adolescent témoin décrit : « il l'a secoué contre la voiture, l’a attrapé par les épaules et l’a mis au sol, avant de le menotter. Il l’a écrasé avec son genou, il y avait du sang qui coulait. L’homme a commencé à trembler ». Romain, 26 ans, meurt dans les minutes qui suivent. Parce qu'il n'avait pas son permis. Parce qu'un policier à la gâchette facile se prenait pour un cowboy. Parce que la police se considère désormais autorisée à tirer comme aux USA. Le 3 juillet, un drame comparable avait lieu à Nantes. Le jeune Aboubakar était abattu au volant, d'une balle dans le cou, par un CRS qui dit avoir tiré « par accident ». Le 26 janvier déjà, un policier avait vidé son chargeur sur une voiture au milieu de l'autoroute A86, à Villeneuve-La-Garenne. Son conducteur avait reçu deux balles dans le corps, mais avait survécu. Une vidéo de la scène, prise par un automobiliste et diffusée quelques jours plus tard, prouvait l'absence totale de légitime défense. Le policier avait simplement fait un carton sur une voiture roulant à vitesse réduite, pour se soustraire à un contrôle. Le 20 mai 2017, Jérôme, un paysan, était abattu au volant de sa voiture alors qu'il voulait échapper à un contrôle administratif de sa ferme. Quelques années plus tôt, à Carcassonne, un policier avait tiré des coups de feu sur une voiture conduite par une femme de 31 ans, qu’il avait «confondue avec un malfaiteur». Ces événements sont de plus en plus fréquents. Il est de moins en moins rare de voir les forces de l'ordre sortir leur arme à feu, voire même de tirer sur des véhicules. Comme aux USA. Ce phénomène mortel est la conséquence directe des choix politiques récents. En 2016, après des manifestations de policiers cagoulés durant l'automne, le gouvernement socialiste de François Hollande avait « assoupli » la légitime défense. Une vieille revendication de l'extrême droite. Alors que l'état d'urgence avait déjà augmenté drastiquement le pouvoir et l'armement de la police, le Parti Socialiste avait choisi d'étendre l'usage des armes à feu en dehors du cadre de la légitime défense. Ainsi, les policiers obtenaient le droit de tirer non seulement pour se défendre, mais aussi pour « défendre un lieu sous leur responsabilité » – on devine les interprétations qui pourraient être faites dans le cas de luttes contre des grands projets –, « lorsqu'ils doivent empêcher un détenu de s'échappe » mais aussi « pour empêcher une voiture de se soustraire à un contrôle ». Pour l'occasion, le gouvernement avait diffusé des vidéos « pédagogiques » aux policiers. On y voyait des hommes en uniforme tirer sur un véhicule en fuite. Depuis deux ans, les tirs policiers sur les voitures se sont multipliés. Les victimes aussi, la plupart du temps non-blanches. Et il n'est plus exclu de brandir un pistolet comme une menace, y compris face à des manifestants. Ces tirs à balles réelles sont l'illustration de la militarisation du maintien de l'ordre. Depuis plus de 10 ans, la police dispose de tasers, de Flash-Balls et de grenades de plus en plus puissantes pour, selon le discours officiel, ne plus avoir à utiliser de tirs à balles réelles. Dans les faits, chaque année, ce sont des dizaines de milliers de tirs de grenades et de balles en caoutchouc qui sont effectués contre des civils, occasionnant de très nombreux blessés. Mais ces nouvelles armes n'ont pas fait baisser l'usage d'armes à feu, qui a lui aussi augmenté. L'arrivée des armes « non létales » a finalement banalisé le fait de tirer en direction d'individus, l'acte de presser sur la détente. Ce qui était encore un geste rarissime dans les années 1990 n'est plus exceptionnel. Aujourd'hui, l'usage d'armes à feu s'est étendu. Ainsi, depuis 2016, les tirs à balles réelles par la police ont augmenté de 54%. Une véritable explosion de la violence, qui n'est pas prête de s'arrêter. La mort de Romain le 14 août et celle d'Aboubakar le 3 juillet le rappellent dramatiquement http://www.cobp.resist.ca/fr/node/10589 Violences policières Mort de Romain tué par balle : les policiers se mobilisent pour l’impunité A l’appel du syndicat Alliance, plusieurs dizaines de policiers se sont rassemblés ce lundi en soutien à leur collège accusé d’avoir tué un jeune homme de 23 ans par balle en plein cœur de Paris. Une manière d’exiger une impunité de principe avant même que ne soient publiés les premiers éléments de l’enquête. « Invraisemblable » : c’est le mot qui revient le plus dans la bouche de l’avocat de la famille de Romain, un jeune homme tué par balles, mardi, dans les rues de Paris. Il faut dire que les premiers éléments communiqués sont plutôt accablants : celui-ci a simplement refusé de se soumettre à un contrôle de police pour un feu défectueux. Il a alors été pris en chasse par le policier qui l’a abattu d’une balle dans le thorax. Ce dernier explique, par la voie de son avocat, avoir voulu « sauvé des vies », sans donner aucun élément sur la mise en danger que représentait une voiture ayant refusé un contrôle de police. Ce lundi, le syndicat Alliance a appelé à un rassemblement pour soutenir leur collège, suspendu et mis en garde à vue pour « violences volontaires avec arme et par personne dépositaire de l’autorité publique ayant entraîné la mort, sans intention de la donner ». Avant même toute forme de mise en examen, et sans connaître plus d’éléments, le message du syndicat de police est clair : ceux-ci réclament l’impunité de principe pour leur collègue incriminé. Il faut dire que les suspensions préventives de policiers impliqués dans la mort de jeunes sont plutôt rares. Il faut dire aussi qu’il ne s’agit pas, comme la majorité des victimes de la police, d’un jeune de « quartier ». Cette fois-ci, c’est du « bon côté » du périphérique que la mort a eu lieu, d’un jeune blanc, disposant d’un emploi, sans antécédent judiciaire autre que des infractions routières, c’est-à-dire en somme sans la batterie d’arguments déployés par l’appareil policier pour justifier son impunité. Il n’est d’ailleurs pas anodin de constater qu’il s’agit de la ligne de défense choisie par l’avocat de la famille : celui-ci connait bien les rouages d’une justice pénétrée par le racisme et l’instinct de classe. Cependant, cette mobilisation « préventive » traduit aussi la prise de confiance des forces de répression depuis plusieurs années. Encensée et cajolée par les gouvernements successifs qui misent de plus en plus sur cet appareil pour contenir les contestations, les policiers ont été soumis à une législation garantissant toujours plus leur impunité : constitutionnalisation de l’état d’urgence, assouplissement des conditions de la « légitime défense ». Un état de grâce tel que ceux-ci s’imaginent bien disposer d’une impunité dans les endroits où celle-ci se voit encore quelque peu limitée, comme par exemple en plein cœur de la capitale. C’est bien le sens de la bataille de communication qui se joue dans cette affaire, et dont la marche blanche en l’honneur de Romain samedi prochain, dans sa ville d’origine en Essonne, sera le prochain épisode. http://ccr4.org/Mort-de-Romain-tue-par-balle-les-policiers-se-mobilisent-pour-l-impunite Beaucoup ne comprennent pas qu’une telle chose puisse arriver : "On se croirait aux États-Unis ! On ne tire pas sur les gens comme ça, c’est n’importe quoi" témoigne un jeune du quartier. Même son de cloche chez Omar, un ami d’enfance de Romain qui refuse que la mort de celui qu’il connaît et côtoie depuis une vingtaine d’années, soit impunie : "C’est grave ce qui s’est passé. Il faut que justice soit rendue".Le policier de 23 ans qui a tiré sur Romain est de son côté placé sous contrôle judiciaire avec interdiction d’exercer sa fonction de gardien de la paix. Il a également été mis en examen pour "violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner par personne dépositaire de l’autorité publique". ( Donc quand un flic tire sur quelqu'un c'est sans intention de donner la mort? ) https://www.sudradio.fr/faits-divers/la-colere-monte-apres-la-mort-de-romain-tue-par-un-policier-paris Le jeune Romain tué par un policier n’était pas un voyou Me Olivier Lambert, l’avocat des parents de Romain, tué dans une rue de Paris, connaissait bien le jeune homme originaire de Draveil pour l’avoir déjà assisté. C’est une famille dans la souffrance qui veut comprendre. Les parents de Romain, le jeune homme de 26 ans tué d’une balle par un policier mardi soir dans une rue du IXe arrondissement de Paris après avoir commis un refus d’obtempérer, veulent connaître la vérité sur le déroulé des faits. «Ils sont choqués», décrit Me Olivier Lambert, leur avocat qui a aussi été celui de Romain. Ils sont notamment offensés par la qualification choisie par le juge d’instruction qui a mis en examen le fonctionnaire, Kévin, 23 ans, pour «violence volontaire ayant entraîné la mort sans intention de la donner». Pour eux, il s’agit d’un meurtre. «On demandera une requalification, annonce déjà l’avocat. Romain ne revenait pas d’un braquage, n’avait pas commis d’acte terroriste. Il n’était pas à bord d’une voiture volée… » C’était un petit gars qui travaillait et se levait tôt pour aller à Rungis» http://samarew.com/paris-le-jeune-romain-tue-par-un-policier-netait-pas-un-voyou/ Mort d’Aboubakar : Le CRS avoue avoir menti et change de version Le CRS qui a tué Aboubakar d’une balle tirée à bout portant dans le cou a été mis en examen pour « coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner La version des CRS ne tenait pas la route face aux vidéos et aux témoignages des habitants du quartier. D’abord, le CRS qui a fait feu a plaidé la légitime défense, utilisant le récent élargissement de l’utilisation des armes de service en cas de danger imminent. La première version est qu’il avait tiré pour protéger ses collègues se trouvant derrière le véhicule qui reculait soi-disant sur eux. Placé en garde à vue et mis face à l’évidence, le CRS a alors changé son fusil d’épaule et invoque à présent l’accident. Le coup – venant d’un agent surentraîné – serait parti tout seul alors qu’il cherchait à interpeller la victime, qui ne représentait aucune menace. On peut légitimement penser que la précipitation de l’inculpation après moins de 24h de garde à vue est une tentative pour clore l’affaire le plus vite possible, avant que la révolte légitime des quartiers populaires grandisse exponentiellement au point d’atteindre la révolte de 2005 après la mort de Zyed et Bouna mort dans un transformateur EDF où ils s’étaient réfugiés pour fuir les agent de la BAC qui les pourchassaient. Ces deux adolescents revenaient d’une partie de foot entre amis, ils sont morts pour rien. Depuis cet épisode, les gouvernements successifs n’ont eu de cesse de renforcer leur présence dans les quartiers populaires. Persécuter les jeunes pour leur faire peur, pour éviter de se révolter contre leur condition de vie, le chômage, la pauvreté. L’un des moyens de répression est le contrôle au faciès. Un jeune, racisé des quartiers populaires est une cible pour les policiers, pour les Baqueux. Les méthodes sont musclées : insultes, coups, menaces. Tout est fait pour rabaisser et faire rentrer dans le rang. C’est pour éviter ce contrôle que Zyed et Bouna sont morts. La mort d’Aboubakar comme de tous les autres jeunes des quartiers populaires dont leurs morts n’ont pas été médiatisées, sont l’expression du racisme systématique dont sont l’objet ces populations, dans leur grande majorité originaires depuis une ou plusieurs générations des anciennes ou actuelles colonies de l’impérialisme français. Le seul moyen que connaîtl’État pour contrôler ces quartiers c’est l’occupation militaire. Une présence omniprésente et de plus en plus grande de policiers, de baqueux, de CRS. Alors fatalement, ce qu’on appelle pudiquement une « bavure » arrive régulièrement. Mais ce terme ne sert qu’à couvrir ce racisme systémique et la répression systématique de la jeunesse des quartiers populaires. Les forces de répression ont le droit de vie ou de mort. Lorsqu’il y a « bavure », il y a rarement procès car la justice s’acharne sur les familles qui osent relever la tête et réclamer la vérité et la justice. La famille Traoré qui est littéralement persécuté par la justice en est malheureusement l’incarnation. Quand un agent est inquiété par la justice, il s’en sort. Rarement condamné, lorsque c’est le cas, les peines sont plus que généreuses. Ici, dans le cas de Boubakar, l’État et sa justice essayent de clore rapidement l’affaire. Le CRS a été placé sous contrôle judiciaire. Selon son avocat, il a interdiction de porter une arme, de paraître à Nantes et de rester à la CRS 17. Rappelons que cet homme a abattu à bout portant un jeune homme désarmé et qui ne présentait aucune menace. Tant bien même il aurait représenté une menace, sa mort n’aurait en aucun cas été justifiée. Inversons les rôles, un jeune qui aurait tué un policier dans les mêmes conditions, des voix s’élèveraient pour réclamer la peine de mort. Pourquoi clore rapidement l’affaire ? Pour éviter donc l’embrasement généralisé des quartiers populaires dans une période où les luttes ouvrières secouent la France comme les cheminots qui sont en grève depuis bientôt 4 mois. Il faut éviter coûte que coûte que le mouvement des jeunes des banlieues rejoignent des ouvriers en lutte ce qui donnerait une situation très instable. Le fait qu’il y ait une poussé des luttes ouvrières et dans les quartiers populaires est une double expression de la crise du capitalisme français. Alors il faut faire sauter un cran de sûreté. Aller vite dans l’affaire Aboubakar, montrer que c’est un accident de la part d’un agent isolé et n’ont pas une expression d’un racisme systémique. Une méthode rodé mais qui finira par ne plus fonctionner lorsque l’on voit l’État et sa milice se comporter en colon dans les banlieues et qui applique la justice coloniale. http://revolutionpermanente.org/Mort-d-Aboubakar-Le-CRS-avoue-avoir-menti-et-change-de-version PARIS : Le sénégalais Demba Touré mort sous les balles d’une Kalachnikov http://samarew.com/paris-le-senegalais-demba-toure-mort-sous-les-balles-dune-kalachnikov/ Urgence-notre-police-assassine en toute impunité Mais que fait l'Etat ? http://www.urgence-notre-police-assassine.fr/123663553 Nantes : Aboubakar, 22 ans, abattu à bout portant par la police Dans la nuit de mardi à mercredi 4 juillet, Aboubakar, 22 ans a été abattu d’une balle dans la carotide par un CRS lors d’un contrôle de police dans le quartier de Breil, à Nantes. Après la mort d’un nouveau jeune des quartiers, tué par la police, une vague de colère a embrasé cette nuit trois quartiers populaires de Nantes et a donné lieu à une forte répression policière. Il était déjà immobile, il ne pouvait rien faire d’autre. Le policier est arrivé, il lui a tiré dessus à bout portant, il lui a mis une balle sur le cou, directement. » ” Ce témoin explique qu’il a été le seul à tenter de réanimer le jeune homme et qu’« il n’y avait aucun CRS blessé » Dans un autre article de Ouest-France, les habitants du quartier se confient sur les circonstances de la mort d’Aboubakar. D’après Chris, qui se présente comme « grand frère du quartier », des habitants de la barre d’immeubles qui longe la rue où Aboubakar est mort, auraient vu le jeune homme se fait tirer dessus. « Le contrôle durait depuis plusieurs minutes. À un moment, il a reculé avec sa voiture mais il n’a pas touché de policier. Il n’était pas dangereux. »Très rapidement, les grands médias tentent par tous les moyens de trouver les « arguments » pour faire passer ce nouveau mort tué par la police pour un dangereux délinquant qui aurait pu potentiellement être armé jusqu’aux dent en invoquant le passé judiciaire réel ou supposé de la victime ou encore le fait qu’un policier ait été blessé, ce que, par ailleurs, les témoins contestent formellement. Cette fois-ci, cependant, les médias peinent à trouver des « arguments ». Ils sont à la défensive, tant il est difficile de justifier un quelconque tir à bout portant fatal. Pas une bavure, une violence policière systémique La mort d’Aboubakar, jeune noir habitant d’un quartier populaire, en rappelle d’autres. Celles de Zyed et Bouna, mineurs électrocutés en 2005 alors qu’ils fuyaient un contrôle de police ; de Lamine Dieng, en 2007, décédé dans un fourgon à Paris ; d’Abdoulaye Camara, décédé en décembre 2014 au Havre après avoir reçu 23 balles par deux policiers ; d’Amine Bentounsi tué d’une balle dans le dos par un policier dix ans après reconnu pénalement coupable des faits ; celle d’Adama Traoré, mort par étouffement le 19 juillet 2016 suite à un contrôle de police. Parmi tant d’autres. Ces morts racontent les violences policières qui visent spécifiquement les jeunes des quartiers populaires, le harcèlement quotidien des contrôles arbitraires, le racisme systémique de l’institution policière. Dans le cas d’Adama Traoré, seule la bataille menée par sa famille a permis d’établir la vérité sur les circonstances de sa mort. La seconde autopsie, réalisée à la demande de la famille par un médecin légiste indépendant, a établi que le diagnostic policier était faux : Adama Traoré, n’est pas mort pour des causes cardiaques, mais bien par étouffement. Aussi faux que la mécanique médiatico-policière destinée à le dépeindre comme un délinquant, un drogué. C’est le même scénario qui se répète dans le cas de la mort d’Aboubakar. Une version policière prétextant un « blessé » côté policier pour… justifier une balle dans la carotide ? La même mécanique implacable d’un scénario médiatique construit et destinée à justifier le tir du policier. Dès ce matin, la Maire PS de Nantes, Johanna Rolland, a appelé au « calme » tandis que le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb a, quant à lui, « condamn[é] avec la plus grande fermeté » l’expression de la colère et de l’indignation de ces habitants. Ce dernier a assuré que « tous les moyens nécessaires sont actuellement mobilisés, et le seront le temps qu’il faudra pour apaiser la situation et prévenir un nouvel incident ». Autrement dit, envoyer plus de policiers et réprimer sans ménagement. C’est la seule réponse du gouvernement pour ceux qui s’indignent contre ceux qui tuent dans les quartiers, contre cette violence policière qui s’ajoute à la violence sociale que connaissent ces quartiers paupérisés, relégués socialement, dont les populations sont stigmatisées. https://www.revolutionpermanente.fr/Nantes-Aboubakar-22-ans-abattu-a-bout-portant-par-la-police Suite à un comportement « étrange », un homme meurt après des tirs de taser de gendarmes Ce lundi un homme d’une trentaine d’années est décédé d’un malaise cardiaque suite à un tir de taser par des gendarmes dans l’Aisne. D’après eux, l’homme semblait « étrange » https://www.revolutionpermanente.fr/Suite-a-un-comportement-etrange-un-homme-meurt-apres-des-tirs-de-taser-de-gendarmes-dans-l-Aisne Épinay : un jeune homme meurt des suites d’un tir par balle des policiers Dans la nuit du mardi 16 au mercredi 17, à Épinay (Seine-Saint-Denis), un jeune homme a reçu une balle dans la tête de la part de policiers. Dans cette énième affaire de violences policières, ce sont les mêmes logiques qui sont à l’œuvre et que nous devons dénoncer, et ce malgré les menaces de Macron : racisme d’État, violence utilisée systématiquement contre les secteurs les plus démunis, impunité d’une police assassine. https://revolutionpermanente.fr/Epinay-un-jeune-homme-meurt-des-suites-d-un-tir-par-balle-des-policiers Jérôme, tué par la gendarmerie le 20 mai : le récit policier révèle de nombreuses incohérences Jérôme est mort le 20 mai dernier suite à six tirs, dont trois mortels, de deux gendarmes venus l’interpeller alors qu’il avait été identifié sur la commune de SAILLY, assoupi dans sa voiture. Jérôme était recherché par les services de gendarmerie depuis le 11 mai, à la suite de la venue sur sa ferme de plusieurs agents de la DDPP, qui s’étaient placés sous la protection de nombreux gendarmes armés. Jérôme se sentait particulièrement menacé en raison des violences et humiliations subies lors des précédents contrôles et a refusé de participer à un nouveau contrôle devant conduire à la saisie de son cheptel, n’ayant d’autre choix que de fuir pour échapper à cette nouvelle violence. Avant de s’enfuir, Jérôme a laissé un témoignage écrit décrivant l’état de désespoir profond dans lequel l’avait conduit les contrôles subis. Ce témoignage était connu des forces de l’ordre et de leur commandement pour avoir été saisi le jour même à son domicile. 9 jours se sont écoulés entre sa fuite et son décès. Alors que Jérôme avait besoin d’aide et de protection, quelles mesures et décisions ont été prises pendant ses neufs jours ? A ce jour, sa famille reste dans l’ignorance absolue et insupportable des moyens mis en œuvre afin d’éviter le pire. Mais le pire est arrivé, le 20 mai dernier ! Que s’est-il réellement passé ce 20 mai, au croisement de deux chemins de terre sur les hauteurs de SAILLY ? Deux gendarmes auraient pris l’initiative d’interpeller seuls un homme fatigué, exténué, harcelé, aux abois depuis 9 jours, en déployant encore et encore la force. Acculé dans un petit chemin de terre étroit, Jérôme aurait alors tenté de s’enfuir en « fonçant » sur les deux gendarmes, dont le véhicule faisait front au sien à quelques mètres, selon la position des enquêteurs. Selon les gendarmes, ceux-ci auraient alors fait feu afin d’éviter de finir sous les roues du véhicule. Si la vie des gendarmes étaient menacés, c’est qu’ils devaient se trouver face au véhicule et dans l’impossibilité d’échapper au bolide roulant à vive allure sur eux. Or, selon les indications fournies oralement à la famille, Jérôme était assoupi dans sa voiture, une vieille Toyota peu puissante, lors de l’arrivée des agents et a dû se réveiller, puis ensuite démarrer sa Toyota, à une vitesse forcément réduite avant de « foncer » sur les gendarmes, qui se dirigeaient vers lui à moins de 10 mètres. Mais si Jérôme « fonçaient » sur lesdits agents, alors pourquoi les tirs sur son véhicule et sa personne sont soit des tirs latéraux (tir côté passager droit de son véhicule ayant atteint l’artère fémorale) soit des tirs venant de l’arrière de son véhicule (plusieurs tirs par la lunette arrière ayant atteint les omoplates et les organes vitaux) ? Comment Jérôme pouvait-il « foncer » sur deux gendarmes dont les distances et l’étroitesse des lieux montrent l’impossibilité matérielle d’une telle hypothèse ? Plus de deux mois se sont écoulés depuis son décès et pour nous, sa famille, ses proches, les interrogations restent nombreuses et les incompréhensions totales au regard des premières explications fournies. Des investigations ont été conduites avec transport sur les lieux (hors la présence de la famille), des expertises réalisées, des auditions conduites, mais nous, sa famille, sommes à ce jour tenues dans l’ignorance la plus totale de leurs résultats. Cela est inacceptable car à la souffrance de la mort brutale et injuste de Jérôme s’ajoute un sentiment de mise à l’écart et de dissimulation. Nous demandons justice ce qui suppose un accès rapide et sans entrave à tous les éléments de l’enquête afin de pouvoir comprendre et nous assurer des conditions dans lesquelles les investigations ont été réalisées, les témoignages recueillies et les preuves conservées. Chacun sait que les investigations conduites dans un temps rapproché des faits sont capitales et déterminantes pour établir la vérité et rechercher toutes les responsabilités. Alors qu’une information judiciaire a été ouverte fin juin, pour violences aggravées ayant entrainé la mort sans intention de la donner et confiée à deux juges d’instruction du Tribunal de CHALON SUR SAONE, la famille n’a toujours pas eu accès au dossier et aux résultats des investigations et auditions conduites en amont. Nous ne voulons pas y voir une entrave à nos droits de partie civile mais nous serons dans un état de vigilance permanent au regard des enjeux de cette affaire. Lire aussi Justice et vérité pour Jérôme, paysan de 36 ans tué par la gendarmerie le 20 mai 2017. http://ccr4.org/Jerome-tue-par-la-gendarmerie-le-20-mai-le-recit-policier-revele-de-nombreuses-incoherences La France est devenu le sosie des USA 20 balles. Stephon Clark, jeune noir, abattu dans son jardin par la police Dans la nuit du 19 mars, un jeune noir américain a été tué de 20 balles par la police américaine dans son propre jardin. Les policiers auraient confondus le téléphone portable qu'il avait dans les mains avec une arme à feu. Sa grand mère, qui était dans la maison raconte : "Tout ce que j’ai entendu c’est ’pan, pan, pan’ et je me suis couchée à terre. J’ai ouvert le rideau et il était mort. Ils n’avaient pas besoin d’en arriver là". Face à cet énième meurtre policier, le mouvement "Black lives matter" a dénoncé la disproportion dans la réaction de la police face à une simple suspicion de vandalisme. Beaucoup ont également rappelé la conduite de la police américaine face cette fois à de vrais tueurs : "Nicolas Cruz – auteur de la fusilla de en Floride - a tué 17 personnes, en a blessé 17, puis la police est calmement venue l’arrêter. Mark Anthony – auteur des colis piégé au Texas - en a tué 2, blessé 5, puis s’est fait exploser avant qu’on vienne l’arrêter. Stephon Clark tenait un téléphone portable dans son jardin, la police croyait que c’était une arme, et lui a tiré dessus 20 fois." Rappelons que sur les 987 meurtres policiers ayant eu lieu aux Etats-Unis en 2017, un quart d’entre eux était noir, alors qu’ils ne représentent qu’un huitième de la population.http://www.revolutionpermanente.com/20-balles-Stephon-Clark-jeune-noir-abattu-dans-son-jardin-par-la-police Police municipale, les Beauvaisiens disent non à l'armement à 67 % Le résultat est sans appel. A la question « Etes vous favorable à l'armement en arme de poing de la police municipale? », les Beauvaisiens ont répondu non à 66,9 % ce dimanche. Le peuple beauvaisien a largement répondu par la négative à l'armement, coupant ainsi toute possibilité de polémique.Surprise par l'ampleur du non, la maire était très « satisfaite que le débat soit ainsi tranché ». « Les Beauvaisiens se sont exprimés et le résultat est identique dans tous les quartiers de la ville, souligne-t-elle. Pour nous, cela signifie qu'ils estiment que l'on a fait beaucoup pour la ville en matière de sécurité. Ils ont donc refusé de prendre le risque d'armer la police municipale ». Caroline Cayeux va devoir « consoler » ses policiers municipaux groggy et silencieux après le résultat du vote. « Je sais que de nombreux policiers municipaux sont déçus ce soir, déclare-t-elle http://www.leparisien.fr/beauvais-60000/police-municipale-les-beauvaisiens-disent-non-a-l-armement-a-67-27-09-2015-5132183.php Beauvais : des PV pour se venger du « non » du référendum à l'armement de la police municipale Parce qu'ils n'auront pas de revolver à leur ceinturon, les policiers municipaux de Beauvais ont décidé de dégainer leur carnet à souches ! Samedi 17 octobre, tous ont reçu de mystérieux PV de 135 €. Des PV électroniques distribués, en toute discrétion, dans la nuit du 27 au 28 septembre, juste après la consultation citoyenne rejetant l'armement de la police municipale.Domicilié dans le quartier Saint-Just-des-Marais, Jacky, 57 ans, fait partie des automobilistes verbalisés lors de cette fameuse nuit. « Depuis 10 ans que j'habite la rue de Savignies, c'est la première fois qu'une telle mésaventure m'arrive, glisse-t-il encore incrédule. C'est vrai que dans le quartier, les gens se garent sur le trottoir devant nos maisons. Mais d'ordinaire, les agents font preuve de tolérance...»Sauf qu'au sortir du référendum organisé par la ville, un ou plusieurs agents ont décidé de mettre entre parenthèses leur discernement habituel. « Il peut y avoir eu un coup de colère, admet Frédéric Wattier, le délégué CFTC de la police municipale de Beauvais. Certains étaient très déçus du résultat de cette consultation citoyenne et il y a pu avoir une réaction. Mais attention, les véhicules verbalisés étaient bel et bien en infraction, et dresser des PV fait partie des prérogatives des policiers municipaux...»Reste que ce présumé excès de zèle n'amuse pas vraiment les élus de Beauvais qui, au départ, refusaient de croire à une vendetta. « Il faut avouer que la coïncidence de temps entre cette distribution d'amende et la consultation citoyenne s'avère troublante http://www.leparisien.fr/beauvais-60000/beauvais-des-pv-pour-se-venger-du-non-a-l-armement-de-la-police-municipale-23-10-2015-5213489.php Malgré le référendum qui montrent les habitants sont contre l'armement à Beauvais, la maire décide secrètement d'armer les flics pour 2019 https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/oise/beauvais/police-municipale-beauvais-sera-armee-2019-1497013.html A quoi donc à servi le référendum? A rien, si ce n'est que de donner l'illusion de la démocratie. On voit que le maire fait semblant d'enquêter sur les PV donnés par les flics à ceux qui ont dit non à l'armement lors du référendum, alors qu'on sait que lui avait déjà décidé par avance d'armer les flics. Non à l’armement de la police municipale à Pierrefitte ! http://www.pierrefitte-prim.fr/actualite/non-a-larmement-police-municipale-pierrefitte-sur-seine "Pordic. 200 opposants à l’armement des policiers municipaux défilent: "Pordic n’est pas Chicago". Derrière cette banderole, deux cents personnes se sont rassemblées ce samedi matin devant la maire de Pordic "Monsieur le maire, nous ne voulons pas d’armes à feux sur notre commune ; nous ne voulons pas d’armes devant les écoles de nos enfants ni dans les rues de notre ville…" a répété Philippe Scaviner, au nom du collectif "Sans arme ni caméra à Pordic". Le collectif dénonce aussi l’installation de 23 caméras de surveillance sur 17 sites de la commune. Ces décisions représentent une dérive sécuritaire complètement hors normes pour notre commune. Le coût représentera au mois 60 000 € la première année". https://www.ouest-france.fr/bretagne/pordic-22590/pordic-200-opposants-l-armement-des-policiers-municipaux-defilent-5813721 Non au Salon de l’armement en France ! Le Salon de l’armement Eurosatory (ou DSEI en anglais), actuellement le plus important salon international de l’armement dans le monde, aura lieu cette année à Villepinte (93), du 11 au 15 juin 2018. À Eurosatory, se rencontrent des délégations de plus de 55 états producteurs et acheteurs d’armes – notamment des états impérialistes et colonialistes comme la France, les États-Unis ou encore Israël. Ces délégations rencontrent les représentants de plus de 1500 entreprises d’armement, dont une bonne part d’entreprises françaises. La visée de ce « salon » présenté comme voué à la « défense et la sécurité » est d’exposer, promouvoir, vendre et se fournir en techniques de pointe de guerre et de surveillance https://www.legrandsoir.info/non-au-salon-de-l-armement-en-france.html Pourquoi sommes-nous contre l’armement de la Police municipale ? L’extrême droite et une partie de la droite profite du contexte du terrorisme, des inquiétudes légitimes auxquelles nous sommes tous confrontés pour promouvoir leur programme politique comme l’armement des polices municipales, en jouant sur les peurs.L’histoire nous l’a déjà prouvée mille fois, on peut parler de la seconde guerre mondiale ou de la guerre d’Algérie par exemple, l’extrême-droite ne porte pas en elle le désir de paix, l’extrême-droite n’a jamais construit le vivre ensemble, elle se nourrit des tensions qui existent dans les sociétés pour diviser encore et d’avantage. http://www.decidonsrouen.fr/pourquoi-sommes-nous-contre-larmement-de-la-police-municipale/ Il faut arrêter avec la religion du pistolet à l'américaine cow-boy. et commencer avec une nouvelle religion, celle du " Tu ne tueras point" https://saintebible.com/matthew/19-18.htm Boycottons les armes, sauvons nos âmes, et boycottons le service militaire universel obligatoire de Macron! https://nordpresse.be/service-militaire-de-nouveau-obligatoire-18-30-ans-france-2017/
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En France pas d’enquête sur les suicides et meurtres de détenus dans les prisons et en garde à vue. (mer., 22 août 2018)
Série noire à la prison de Fleury-Mérogis (Essonne). Un détenu s’est suicidé mardi 7 août, c’est le onzième depuis le début de l’année. L’établissement pénitentiaire est le plus grand d’Europe. En France pas d’enquête sur les suicides et meurtres de détenus dans les prisons et en garde à vue. Un détenu s’est suicidé mardi 7 août à Fleury-Mérogis (Essonne), a indiqué mercredi le parquet d’Evry, ce qui alourdit la série noire en cours dans la plus grande prison d’Europe, où onze détenus se sont donné la mort depuis huit mois. L’homme de 48 ans « a été retrouvé vers 7h pendu dans sa cellule avec ses draps », a expliqué le parquet. Seul en cellule, il avait « été vu vivant environ trois quarts d’heure plus tôt lors de la ronde précédente ». Identifié comme fragile Mis en examen pour « des faits de nature criminelle », il était incarcéré depuis le 20 juillet et purgeait également une peine de deux mois de prison pour des faits de violence, selon le parquet. Ce détenu avait été identifié comme « fragile » au sein du quartier des « arrivants », le sas d’entrée de la prison où sont enfermés les détenus avant qu’on leur attribue durablement une cellule, selon une source pénitentiaire. Les rondes étaient plus fréquentes le concernant pour prévenir un « risque suicidaire ». Comme à chaque fois, une enquête a été ouverte et confiée à la gendarmerie de Fleury-Mérogis. Plus grande prison d’Europe Plus grande prison d’Europe avec ses 4.200 détenus, Fleury-Mérogis est confrontée à une vague inhabituelle de suicides. Dix hommes et une femme s’y sont donné la mort depuis début 2018, soit plus que lors des deux années précédentes. Face à cette série noire, « un travail va être effectué à la rentrée (de septembre), en lien avec le parquet, l’administration pénitentiaire et tout le personnel de soins pour déterminer s’il y a des améliorations à effectuer dans la prison », a assuré le parquet d’Evry. Le dispositif des « codétenus de soutien », qui existe déjà dans 14 établissements pénitentiaires, sera mis en place dans deux des cinq bâtiments de Fleury-Mérogis « dans les mois à venir », a indiqué la direction de l’administration pénitentiaire (DAP). Dans ce cadre, des détenus volontaires sont formés par la Croix-Rouge pour soutenir des prisonniers fragiles, ayant besoin de parler. Il y a eu 64 suicides dans les prisons françaises entre le 1er janvier et le 7 août. Un chiffre en augmentation par rapport à 2017 (59 suicides) mais en baisse par rapport à 2016 (71 suicides), selon des chiffres de la DAP. Entre 2000 et 2010, 2.613 décès ont été comptabilisés par l’administration pénitentiaire. L’estimation du nombre de suicides en prison sur la même période serait comprise entre 1.258 et 1.295, soit près de la moitié. Lorsqu’une personne détenue meurt dans un établissement pénitentiaire, le procureur doit être systématiquement informé. [MISE A JOUR] : Cet article avait été publié initialement le 24 avril 2018 après le décès de deux détenus entre le 5 et le 8 avril à Fleury-Mérogis. La prison, la plus grande d’Europe, est confrontée depuis à une recrudescence des suicides. Onze décès ont eu lieu depuis le début de l’année, soit cinq de plus depuis la publication initiale. Un chiffre jamais atteint ces deux dernières années. 20 Minutes vous propose de relire cet article remis à jour. « Monsieur, il y a eu un accident cette nuit. Votre fils est mort ». Vingt-deux ans après, cette phrase lâchée un petit matin de juillet par le directeur de la prison de Bois-D’arcy (Yvelines) reste « gravée dans le cerveau » de Salah Zaouiya. Âgé de 20 ans, son fils Jawad est décédé le 23 juillet 1996 dans l’incendie de sa cellule. Combien sont-ils chaque année à perdre la vie au milieu d’une coursive, pendant la promenade ou entre les quatre murs de leur cellule ? Entre 2000 et 2010, 2.613 personnes sont décédées derrière les barreaux dont la moitié sont des suicides, selon une étude publiée en janvier 2017 par Santé publique France. Depuis le mois de janvier, 11 détenus ont été retrouvés morts deux à Fleury-Mérogis (Essonne) dont 10 se seraient suicidés. Un chiffre jamais atteint ces deux dernières années. Dans chaque cas, une enquête est ouverte afin d’éclaircir les circonstances de ces disparitions. Mais la « manifestation de la vérité » se heurte souvent à la violence d’un monde régi par l’omerta et la suspicion. « Démêler le vrai du faux » « Le procureur est systématiquement avisé en cas de décès en détention », assure le porte-parole du ministère de la Justice, Youssef Badr. Le magistrat, prévenu par la direction de la prison ouvre alors une enquête pour rechercher les causes de la mort. « Les investigations sont confiées à un officier de police judiciaire (OPJ) qui va faire des constations sur le corps, perquisitionner la cellule et réaliser les auditions de toutes les personnes susceptibles d’apporter des informations, codétenus ou surveillants », poursuit le porte-parole. L’autopsie est ensuite ordonnée par le procureur. Robert Montury le reconnaît, enquêter en prison n’est pas toujours aisé. Policier au sein d’une brigade de sûreté urbaine (BSU), il est intervenu pendant un an et demi dans des maisons d’arrêts et centres de détention. « Quand on veut interroger des détenus, on a deux possibilités. Soit les entendre dans une petite salle dans le centre pénitentiaire. Soit demander de les extraire », détaille-t-il. Plus rares car « plus complexes » à mettre en place, ces extractions sont pourtant plus « confortables » pour les enquêteurs. « Dans la prison, un détenu est dans son univers. Il sera plus à l’aise psychologiquement lors d’un tête-à-tête avec nous dans une coursive. Alors que dans un commissariat, on aura un petit ascendant sur lui pendant l’audition », confie ce délégué départemental UNSA Police. Les relations tendues qui rythment la vie en détention compliquent aussi le travail des fonctionnaires : « Il faut être extrêmement vigilant, les surveillants peuvent être instrumentalisés par des détenus dans certaines enquêtes (…) et à côté de ça, on n’est jamais à l’abri d’un cas un maton qui craque et qui serait devenu violent à l’égard des prisonniers. Il faut savoir démêler le vrai du faux ». Un « déficit d’information » suspicieux La défiance qui entoure la mort d’un détenu est parfois alimentée par l’administration déplore François Bès, coordinateur du pôle « Enquête » pour l’Observatoire international des prisons (OIP) : « On nous rapporte des cas de familles qui viennent au parloir, mais qui n’ont pas été informées du décès de leur proche et qui l’apprennent sur place. Il y a encore des ratages de ce côté-là et un déficit d’information sur les circonstances du décès. Immanquablement, ça crée une suspicion. Surtout quand il s’agit d’un suicide et que l’entourage n’a pas pu déceler la détresse de la personne détenue ». Un constat partagé par Etienne Noël, avocat au barreau de Rouen et spécialiste du droit pénitentiaire et de l’application des peines. « L’administration pénitentiaire n’arrive toujours pas à communiquer de façon claire et humaine là-dessus (…) il y a une telle paranoïa sur la sécurité qu’on en dit le minimum. Idem pour l’institution judiciaire. Dans 90 % des cas, les plaintes des proches pour « non-assistance à personne en danger » sont classées sans suite. Sauf que le parquet leur notifie simplement le décès, mais sans leur expliquer pourquoi ! ». Une bataille judiciaire symptomatique Pour les crimes les plus violents, les viols et les homicides, l’avocat reconnaît toutefois l’efficacité de la procédure : « Les enquêtes sont faites de façon approfondie et débouchent très souvent sur une instruction puis un procès d’assises. Mais dès qu’il faut déterminer une infraction, une faute impliquant un surveillant et ayant abouti à la mort ou au suicide d’un détenu, c’est plus compliqué ». Salah Zaouiya a attendu douze ans pour que l’Etat français soit définitivement reconnu responsable du décès de son fils. Placé le 12 juillet 1996 en détention provisoire, Jawad Zaouiya partageait une cellule de 9m2 avec deux autres détenus. Le 23 juillet, en pleine nuit, l’un d’eux a déclenché un incendie. Les surveillants ouvrent la porte seulement quinze minutes plus tard. Quand le SAMU arrive, le jeune homme est déjà dans le coma. « Je croyais beaucoup en la justice française. Je me disais que l’enquête allait montrer les responsabilités des uns et des autres. Mais ça a été classé sans suite. Ça m’a révolté. Suite à ça, on a porté plainte, on a pris un avocat, il y a eu des expertises, des contre-expertises et finalement un non-lieu a été rendu », relate le sexagénaire. Epaulé par ses enfants et des juristes de l’OIP, Salah Zaouiya persévère et entame une procédure au civil qu’il remportera le 17 décembre 2008 devant le conseil d’Etat : « On nous disait, c’est la faute à pas de chance. L’administration cachait la vérité, les témoignages des surveillants ressemblaient à des lettres type dans lesquelles ils disaient avoir fait le nécessaire. En réalité, la Justice n’a pas fait son boulot correctement et on a été obligé de le faire. Mais on a eu raison de continuer ». La France est le pire pays d’Europe en ce qui concerne les suicides en prison de plus il n’y a pas ou peu d’enquêtes il serait pourtant facile d’équiper les cellules en capteurs qui pourraient détecter des malaises ou d’installer des caméras.La France est loin sur ce sujet d’être le pays des droits de l’homme comme elle le prétend. En vérité beaucoup de détenus meurent en prison ou en garde à vue alors qu’ils ne sont pas suicidaires et cela fait penser à des exécutions extrajudiciaires ou des meurtres parfois racistes.Difficile de dire si ces meurtres déguisés en suicides sont ordonnés en haut lieu ou sont commis par des agents de manière isolée. Il est pertinent de se demander si la France n’applique pas en fait en secret la peine de mort contre certains détenus et déguisent ces mises à mort en suicides?
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Le meurtre d’un algérien à Barcelone par le Mossad déguisé en acte terroriste ! (mer., 22 août 2018)
Un Algérien de 29 ans armé d’un couteau a attaqué les agents d’un commissariat de Cornellà de Llobregat, près de Barcelone (Espagne), lundi 20 août. L’homme a été abattu par les forces de l’ordre, annonce la police catalane sur son compte Twitter. L’attaque est qualifiée d’acte terroriste. Le meurtre d’un algérien à Barcelone par le Mossad déguisé en acte terroriste ! L’assaillant est entré peu avant 6 heures du matin dans le commissariat de Cornellà en criant « Allahou akbar », selon des sources policières antiterroristes. Il brandissait « un couteau de taille considérable », précise la police, et a été abattu dans le hall du commissariat. « L’agente a fait usage de son arme à feu pour sauver sa propre vie », a indiqué le commissaire Rafel Comes. Néanmoins cette version est douteuse car seule cette femme proche du Mossad a vu l’individu et aucune caméra n’a filmée la scène alors que tous les commissariats disposent de caméras ce qui est étrange. Le ressortissant algérien abattu était un habitant de Cornellà de Llobregat selon des sources policières. Des enquêteurs se sont par ailleurs rendus à son domicile dans la matinée. « Une investigation a été ouverte pour clarifier le le mobile de l’agression », a précisé la police sur Twitter, et les policiers présents dans le commissariat lors de l’attaque ont reçu le soutien d’une aide psychologique. Après l’attaque, « il a été demandé aux forces de l’ordre de prendre des mesures de sécurité » supplémentaires, indiquent les autorités. Cela et une affaire étrange et difficile à croire pourquoi un homme irait armé d’un couteau pour se faire assassiner? La police de Barcelone est encadrée par le Mossad de Tel Aviv hors les méthodes employés par le Mossad est de tuer un enfant palestinien innocent parfois une fillette ou un homme de le tuer froidement puis de mettre dans sa main un couteau et puis de le présenter comme étant un terroriste qui essayait de tuer un policier ou un soldat terroriste talmudiste israélien. Cette histoire n’est pas logique encore une invention des flics du Mossad. Barcelone est jumelée avec Tel Aviv et ils ont l’habitude de tuer des innocents et puis de mettre un couteau dans leur mains, c’est une méthode de la police de tel Aviv bien connue et donc la police de Barcelone est infiltré par des flics de tel Aviv, des terroristes sionistes extrémistes et malfaisants. D’ailleurs ils font des échanges de flics entre Barcelone et Tel Aviv de plus les bordels de Barcelone où des jeunes filles espagnoles de 13 ans sont violées et mise en esclavage sexuel ces bordels sont contrôlés par la mafia du Mossad de Tel Aviv. Enfin il est possible que ce jeune algérien ait été exécuté de sang froid pour que le Maroc obligé l’Espagne à soutenir le Maroc sur son projet de colonisation du Sahara occidental. Le but du roi du Maroc et du Sayan André Azoulaye étant de diaboliser le peuple algérien pour l’isoler diplomatiquement du soutient du gouvernement espagnol à l’indépendance du Sahara Occidental. En conclusion, petits terroristes Israëliens et marocains la ruse du diable est faible nous la comprenons. Une autre possibilité est que le pouvoir algérien aux ordres du Mossad a demandé au Mossad de liquider un opposant du régime ce qui n’est pas dans les habitudes du gouvernement algérien mais plus des méthode du régime marocain. Néanmoins le Mossad est très actif en Algérie et a réussit a acheter des généraux et des ministres ainsi deux médecins palestiniens ont été assassinés en Algérie et plus de 13 médecins cubains sans doute par le lobby de l’industrie pharmaceutique israélienne car les médecins cubains n’utilisent pas de médicaments occidentaux.
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Venezuela: fort séisme de magnitude 7,3, pas de victime, ni de dégât (mer., 22 août 2018)
Venezuela: fort séisme de magnitude 7,3, pas de victime, ni de dégât Un fort séisme, d'une magnitude comprise entre 6,3 et 7,3 selon les sources, s'est produit mardi après-midi au Venezuela, suscitant la panique parmi la population mais sans causer à ce stade ni victime ni dégât. Le séisme a été enregistré avec une magnitude de 7,3 par l'Institut américain de géophysique (USGS), et de 6,3 par la Fondation vénézuélienne d'enquêtes sismologiques (FUNVISIS). L'épicentre de ce tremblement de terre, enregistré à 17H31 heure locale (21H31 GMT), se trouvait à une profondeur de 123 kilomètres, à proximité des côtes de l'Etat de Sucre, selon l'USGS. Le séisme s'est produit à environ 400 km à l'est de Caracas, selon la FUNVISIS. "Il n'y a pas d'alerte au tsunami après ce séisme", annoncé dans la foulée le Centre d'alerte au tsunami dans le Pacifique (PTWC). La secousse de plusieurs secondes a été ressentie à Caracas, notamment dans les immeubles de plusieurs étages dont beaucoup ont été évacués. "Il a été ressenti dans plusieurs états du pays (...). A l'heure qu'il est, nous ne déplorons aucune victime et sommes en cours d'évaluation des dégâts", a déclaré le ministre de l'Intérieur, le général Nestor Reverol. Les réseaux sociaux ont été inondés de messages d'alerte, notamment de la part d'habitants de la région de Caracas, peu habitués à ce genre de phénomène tellurique. "Nous lançons un appel au calme", a insisté le ministre au cours d'une intervention télévisée. Les deux derniers séismes les plus forts au Venezuela se sont produits le 29 juillet 1967 d'une magnitude de 6,7 à Caracas, faisant plus de 200 morts, et le 9 juillet 1997, de magnitude 7 à Cariaco (Sucre), qui avait tué 73 personnes. (©AFP / (22 août 2018 01h15) https://www.romandie.com/news/ZOOM-Venezuela-fort-s-isme-de-magnitude-7-3-pas-de-victime-ni-de-d-g-t/947179.rom
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Michael Cohen plaide coupable et implique le président Donald Trump (mer., 22 août 2018)
Michael Cohen plaide coupable et implique le président Donald Trump Michael Cohen, l'ex-avocat de Donald Trump, a plaidé mardi coupable de huit chefs d'accusation tout en affirmant que le milliardaire républicain lui avait demandé de payer des femmes pour qu'elles taisent leur liaison supposée avec lui, "avec l'intention d'influencer l'élection" présidentielle 2016. Après quatre mois d'enquête, l'ex-avocat et hommes d'affaires new-yorkais a plaidé coupable de cinq chefs d'inculpation pour fraude fiscale, un pour fraude bancaire, et deux pour violation des lois sur le financement des campagnes électorales, lors d'une audience au tribunal fédéral de Manhattan. Interrogé par le juge fédéral de Manhattan William Pauley, il a indiqué avoir versé des sommes de 130.000 et 150.000 dollars destinées à deux femmes affirmant avoir eu une liaison avec Donald Trump en échange de leur silence, "à la demande du candidat" et "avec l'intention d'influencer l'élection" présidentielle de 2016. Michael Cohen n'a pas nommé les deux femmes, mais les montants correspondent à des versements déjà connus: l'un à Stormy Daniels, actrice de films X qui affirme avoir eu une brève liaison avec Donald Trump en 2006, et l'autre destiné à Karen McDougal, une ex-playmate du magazine Playboy qui affirme également avoir eu une liaison avec le milliardaire en 2006-2007. Les déclarations de Michael Cohen, qui sous-entendent que le président pourrait avoir commis un délit, ont été immédiatement qualifiées de très graves pour Donald Trump par les commentateurs. La salle d'audience était bondée pour l'occasion. Le coup est d'autant plus spectaculaire qu'il vient d'un ancien fidèle du président, qui fut longtemps si prompt à le défendre et à attaquer ses adversaires qu'il était parfois surnommé "le pitbull" de M. Trump. M. Cohen a en effet travaillé pendant plus de 10 ans pour le magnat de l'immobilier new-yorkais, et s'était dit un temps prêt "à prendre une balle" pour lui. Mais ce père de famille, dont les bureaux ont été perquisitionnés en avril, avait ces dernières semaines changé d'avocat et de stratégie, semblant prêt à attaquer de front son ancien patron. Il avait notamment fait diffuser un enregistrement compromettant pour le président. - 500.000 dollars de caution - La quasi-totalité des chefs d'inculpation retenus contre Michael Cohen sont passibles d'une peine maximum de prison de cinq ans, sauf l'accusation de déclaration frauduleuse à une banque pour laquelle il risque 30 ans de détention. Les accusations pour fraude fiscale portent sur des revenus non déclarés de quelque 4,1 million de dollars sur la période 2012-2016, dont 3 millions proviennent de ses intérêts dans des sociétés de taxis new-yorkaises, a précisé le procureur fédéral de Manhattan Robert Khuzami. Quant à la fraude bancaire, Cohen a omis de déclarer une dette de 14 millions de dollars afin d'obtenir un prêt de 500.000 dollars, a ajouté M. Khuzami. Les deux chefs d'accusation pour contributions illégales à une campagne électorale découlent elles des paiements faits aux deux femmes. "Ce sont des accusations très graves, qui reflètent un mode de fonctionnement fait de mensonges et de malhonnêteté, sur une longue période", a déclaré M. Khuzami à la sortie du tribunal. Michael Cohen, qui aura 52 ans le 25 août, a été remis en liberté après avoir plaidé coupable moyennant 500.000 dollars de caution et la remise de son passeport aux enquêteurs. Ce rebondissement spectaculaire intervient le jour où un autre proche du président, son ex-chef de campagne Paul Manafort, a été reconnu coupable de huit chefs d'accusation par un jury populaire, après un procès pour fraude bancaire et fiscale. (©AFP / 21 août 2018 22h38) https://www.romandie.com/news/Michael-Cohen-plaide-coupable-et-implique-le-pr-sident-Donald-Trump/947176.rom
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Le roi du Maroc gracie un total de 188 personnes liés au mouvement de protestation "Hirak" (CNDH) (mer., 22 août 2018)
Le roi du Maroc gracie un total de 188 personnes liés au mouvement de protestation Le roi du Maroc Mohammed VI a gracié un total de 188 personnes liées au mouvement de protestation Hirak condamnés fin juin, une grâce accordée à l'occasion de la fête religieuse de l'Aïd al-Adha, selon des sources au Conseil National des Droits de l'Homme (CNDH). Dans un premier temps, le CNDH avait fait état de 11 grâces pour des militants purgeant des peines de 2 à trois ans de prison à Casablanca (ouest) après leur condamnation fin juin au terme du procès-fleuve des meneurs du mouvement de contestation sociale qui a agité la région du Rif (nord), en 2016-2017. Les autres grâces concernent des personnes condamnées en lien avec les manifestations qui ont agité cette région défavorisée pendant plusieurs mois, avec des sentences prononcées par les tribunaux de Nador (nord) et d'Al Hoceima (nord), la ville épicentre de la contestation, selon des informations publiées par la presse marocaine. Il n'a pas été possible d'obtenir de confirmation à ce sujet auprès du ministère de la Justice. Les détenus du Hirak graciés sont immédiatement libérables et le CNDH a commencé à se coordonner avec les autorités locales dans différentes villes pour préparer leur retour chez eux, selon un responsable du Conseil joint par l'AFP. Le 26 juin dernier, la justice marocaine a condamné à Casablanca un total de 53 activistes accusés de former le noyau dur du "Hirak" à des peines comprises entre un et 20 ans de prison. La sévérité du verdict avait suscité des réactions d'incompréhension et d'indignation sur les réseaux sociaux suivies par quelques manifestation de protestation, avec de nombreux appels à la clémence du roi. Le nombre total de condamnations liées au Hirak n'est pas connu, d'autres militants ayant été condamnés par d'autres tribunaux à des peines allant jusqu'à 20 ans de prison après les manifestations qui ont conduit à plus de 400 arrestations, selon les mouvements des droits de l'Homme. Ni le leader du mouvement Nasser Zefzafi, condamné avec trois de ses compagnons à 20 ans de prison pour "atteinte à la sécurité de l'Etat" ni le journaliste Hamid el Mahdaoui, qui a pris trois ans ferme après sa couverture des événements, ne figurent parmi les personnes graciées. Tous les accusés du procès de Casablanca ont fait appel et l'audience d'appel est prévue en octobre. A l'exception du journaliste, condamné séparément, tous avaient refusé de prendre la parole à la fin du procès en dénonçant la partialité de la justice et leurs avocats avaient refusé de plaider. Les autorités, elles, estiment que le procès était équitable. La contestation dans le Rif avait été déclenchée par la mort d'un vendeur de poissons, broyé dans une benne à ordures en octobre 2016 alors qu'il s'opposait à la saisie de sa marchandise. Au fil des mois, la protestation a pris une tournure plus sociale et politique, pour appeler à davantage de développement et à la fin de la "marginalisation". Les grâces royales sont une pratique traditionnelle pour les grandes fêtes. Mardi, Mohamed VI a également gracié 522 personnes pour la Fête de la Jeunesse célébrée au Maroc, journée qui coïncide avec l'anniversaire de ses 55 ans. Lundi, pour l'anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple, il avait par ailleurs accordé 428 grâces dont 22 pour des salafistes condamnés pour extrémisme ou terrorisme mais volontaires pour un programme de réinsertion baptisé "Réconciliation" (Moussalaha). (©AFP / 21 août 2018 22h09) https://www.romandie.com/news/Le-roi-du-Maroc-gracie-un-total-de-188-personnes-li-s-au-mouvement-de-protestation-Hirak-CNDH/947173.rom
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Le Quai d’Orsay modifie sa page Algérie (mer., 22 août 2018)
Le Quai d’Orsay modifie sa page Algérie Le 23 janvier dernier, Xavier Driencourt, ambassadeur de France à Alger l’annonçait sur notre site visa-algerie.com: la fiche conseils aux voyageurs est en cours de révision pour l’Algérie. C’est désormais chose faite depuis ce mardi 21 août.Sur la nouvelle carte, une grande partie du nord de l’Algérie vient de passer en « vigilance renforcée ». Les zones en rouge sont celles situées près des frontières avec les pays voisins, en raison notamment la forte activité terroriste. https://www.visa-algerie.com/voyages-le-quai-dorsay-modifie-sa-page-algerie/
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Un ex-gardien de camp nazi de 95 ans extradé des USA vers l’Allemagne (mer., 22 août 2018)
Un ex-gardien de camp nazi de 95 ans extradé des USA vers l’Allemagne Un ressortissant ukrainien de 95 ans, ex-gardien du camp de travail forcé de Trawniki, en Pologne, a obtenu le passeport américain après avoir menti sur son passé. Son extradition vers l’Allemagne, où il risque une peine de prison, a eu lieu lundi. Les États-Unis ont extradé vers l’Allemagne Jakiw Palij, un ex-gardien de camp nazi, apprend-t-on sur le site du département de la Justice américain. «Jakiw Palij, ancien garde d’un camp nazi en Pologne occupée par l’Allemagne et qui a résidé à Queens, à New York, a été extradé par le personnel de l’United States Immigration and Customs Enforcement [agence de police douanière et de contrôle des frontières, ndlr] vers l’Allemagne», est-il indiqué. Ressortissant ukrainien, Jakiw Palij a immigré aux États-Unis en 1949. Ayant caché son passé nazi, il a obtenu en 1957 le passeport américain, précise le département. Et de préciser que Palij a menti aux autorités américaines, assurant qu’avant 1944 il a travaillé dans la ferme de son père, dans sa ville natale, puis dans une fabrique allemande. C’est au cours des années 2000 qu’il a été révélé que pendant la guerre il a servi au sein de la garde armée du camp de travail forcé de Trawniki et, en conséquence, est responsable du massacre de 6.000 hommes, femmes et enfants juifs perpétré le 3 novembre 1943. En 2003, un juge fédéral a révoqué sa nationalité et, un an plus tard, un avis d’extradition a été émis. Présenté par ses défenseurs, l’appel en justice de la décision du tribunal a été rejeté en 2005. Et voilà que le lundi 20 août 2018, Jakiw Palij a été extradé vers l’Allemagne, où il peut écoper d’une peine de prison pour son implication dans des assassinats de masse. Efraim Zuroff, principal chasseur de nazis, a salué cet acte des autorités américaines et l’insistance avec laquelle ces derniers ont mené à bien cette campagne longue de 14 ans. «Les gardiens de Trawniki ne méritent pas le privilège de vivre aux États-Unis», a-t-il déclaré. https://fr.sputniknews.com/international/201808211037761002-extradation-gradien-camp-nazi-usa-allemagne/
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HARKIS "Le dossier est définitivement plié" (mer., 22 août 2018)
HARKIS Le faux débat sur les harkis refait à nouveau surface et suscite les réactions. Hier, c'est Djamel Ould Abbès, le secrétaire général du FLN qui est revenu dans le sillage de cette polémique, sur cette question, en déclarant fermement «les harkis ont choisi la France. Leur dossier est définitivement plié. Il n'y aura pas de retour en arrière». D'Ifri Ouzellaguen où il s'est rendu pour commémorer le double anniversaire de l'offensive du Nord - Constantinois et du congrès de la Soummam, le premier responsable du FLN a ajouté «les harkis vivent en France en tant que tels et l'Algérie n'a nullement besoin d'eux». Ces propos sonnent comme une réponse cinglante aux tentatives menées par la France officielle de faire pression sur Alger pour un éventuel retour des harkis. Ils viennent appuyer les récentes déclarations de l'Organisation nationale des moudjahidine qui avait déjà dénoncé ce qu'elle a qualifié de «moyens de pression et de chantage» exercés par la France contre l'Etat algérien». La réplique tranchante n'avait alors pas manqué de provoquer, à son tour, un éclaircissement de la part de l'ambassade de France à Alger. La représentation diplomatique avait démenti l'existence de pressions visant à imposer un retour des harkis tout en laissant entendre qu'«il s'agit simplement de proposer un dialogue sur une question très sensible». Or, dans une question franco-française, l'Algérie ne peut en aucun cas être partie prenante. Il y a lieu de préciser que la question des harkis fait à nouveau l'actualité des médias français. La France semble vouloir faire son mea culpa puisqu'une résolution parlementaire pourrait être prochainement introduite par le gouvernement visant à reconnaître officiellement le sort des harkis par le Parlement français. Un rapport remis en juillet à la secrétaire d'État auprès de la ministre des Armées, Geneviève Darrieussecq, effectue une cinquantaine de recommandations dont le vote d'une résolution en ce sens. http://www.lexpressiondz.com/actualite/298401-le-dossier-est-definitivement-plie.html
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«Benalla, secrétaire général de l’Élysée»: le Net sur le projet de réforme de Macron (mer., 22 août 2018)
«Benalla, secrétaire général de l’Élysée»: le Net sur le projet de réforme de Macron Annoncée par la presse, l’intention du Président de la République d’entamer des réformes à l’Élysée pour éviter tout nouveau «dysfonctionnement» n’a pas échappé aux piques des internautes. Suite à l’affaire Benalla et les «dysfonctionnements» qu’elle a permis de révéler, le Président français envisage dès la rentrée de procéder à une reforme substantielle de l’organisation de l’Élysée, informe BFMTV dans un article. Une occasion pour les internautes de regrincer des dents. <blockquote class="twitter-tweet" data-lang="fr"><p lang="fr" dir="ltr">Tout l&#39;art de <a href="https://twitter.com/hashtag/BFMacronTV?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#BFMacronTV</a>, laisser croire que le PR a subi l&#39;affaire <a href="https://twitter.com/hashtag/Benalla?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#Benalla</a> et que cela le pousse à réformer l&#39;orga du Palais. Grosse blague alors qu&#39;<a href="https://twitter.com/EmmanuelMacron?ref_src=twsrc%5Etfw">@EmmanuelMacron</a> a lui-même reconnu qu&#39;il était le seul responsable!! Vaste blague de journaliste sans doute. <a href="https://twitter.com/hashtag/Benalla?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#Benalla</a> <a href="https://twitter.com/hashtag/Macron?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#Macron</a></p>&mdash; Ronan (matricule #11798) (@41ronan) <a href="https://twitter.com/41ronan/status/1031955564794982402?ref_src=twsrc%5Etfw">21 août 2018</a></blockquote> <script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script> <blockquote class="twitter-tweet" data-lang="fr"><p lang="fr" dir="ltr">Suite au manque de réactivité lors de <a href="https://twitter.com/hashtag/Benalla?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#Benalla</a>, <a href="https://twitter.com/hashtag/Macron?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#Macron</a> a travaillé avec son équipe restreinte à Brégançon sur un plan B au cas où l’affaire <a href="https://twitter.com/hashtag/Kohler?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#Kohler</a> s’envenime à son tour à la rentrée... Il faut lui souhaiter que ce ne soit pas une autre affaire non prévue qui sorte sinon...</p>&mdash; Nono Jr (@NicoSab73) <a href="https://twitter.com/NicoSab73/status/1031942845270315008?ref_src=twsrc%5Etfw">21 août 2018</a></blockquote> <script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script> <blockquote class="twitter-tweet" data-lang="fr"><p lang="fr" dir="ltr">A ma connaissance <a href="https://twitter.com/hashtag/Benalla?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#Benalla</a> est toujours mis en examen et la commission parlementaire du Sénat va reprendre. L&#39;affaire d&#39;Etat <a href="https://twitter.com/hashtag/BenallaMacron?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#BenallaMacron</a> n&#39;est donc pas passé mais à venir. Et là on ne parle même pas de l&#39;affaire <a href="https://twitter.com/hashtag/Kohler?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#Kohler</a></p>&mdash; Balthazard (@likto5) <a href="https://twitter.com/likto5/status/1031930033126944768?ref_src=twsrc%5Etfw">21 août 2018</a></blockquote> <script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script> Certains y ont vu l’occasion de rappeler que le problème était plus large que celui d’Alexandre Benalla, évoquant notamment les pistolets non déclarés découverts au siège d’En Marche! <blockquote class="twitter-tweet" data-lang="fr"><p lang="fr" dir="ltr">Pourquoi ? Ce sont les institutions qui sont responsables dans l&#39;<a href="https://twitter.com/hashtag/affaireBenalla?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#affaireBenalla</a> ? Première nouvelle.<br>Et au sujet des barbouzes armés sans permis, et des armes au QG de <a href="https://twitter.com/hashtag/EnMarche?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#EnMarche</a>, on réforme aussi ?...<a href="https://twitter.com/hashtag/Macron?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#Macron</a> <a href="https://twitter.com/hashtag/barbouzes?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#barbouzes</a> <a href="https://twitter.com/hashtag/Benalla?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#Benalla</a> <a href="https://twitter.com/hashtag/Crase?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#Crase</a> <a href="https://twitter.com/hashtag/ScandaledEtat?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#ScandaledEtat</a></p>&mdash; VRwatchingU (@VRwatchingU) <a href="https://twitter.com/VRwatchingU/status/1031948596638351363?ref_src=twsrc%5Etfw">21 août 2018</a></blockquote> <script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script> D’autres ont estimé que le problème n’est pas dans l’organisation, mais dans la gestion de l’Élysée. <blockquote class="Twitter-tweet" data-lang="fr"><p lang="fr" dir="ltr">Réformer quoi? C&#39;est sa gestion de l&#39;élysée qui est problématique, Macron n&#39;a pas de surmoi et un égo démesuré, l&#39;affaire Benalla n&#39;exciste pas c&#39;est l&#39;affaire Macron.</p>&mdash; malfagoté (@malfagote) <a href="https://twitter.com/malfagote/status/1031934049907040256?ref_src=twsrc%5Etfw">21 août 2018</a></blockquote> <script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script> Et il y en a eu ceux qui ont ironisé au sujet des réformes, augurant leur propre scénario: <blockquote class="twitter-tweet" data-lang="fr"><p lang="fr" dir="ltr">En nommant <a href="https://twitter.com/hashtag/benalla?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#benalla</a> secrétaire général de l’Élysée.</p>&mdash; kevin (@kevinTra) <a href="https://twitter.com/kevinTra/status/1031931507869409280?ref_src=twsrc%5Etfw">21 août 2018</a></blockquote> <script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script> https://fr.sputniknews.com/france/201808211037762350-macron-projet-reformes-elysee-reaction-net/
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Google poursuivi en justice pour le suivi abusif de données de géolocalisation (mer., 22 août 2018)
Google poursuivi en justice pour le suivi abusif de données de géolocalisation Une action en justice déposée devant un tribunal fédéral accuse Google de non-respect de la vie privée des gens en traquant les allées et venues des utilisateurs de smartphones malgré la désactivation du paramètre «historique de localisation». L’action déposée vendredi par un Californien cherche à obtenir des dommages-intérêts non spécifiés ainsi qu’un statut de recours collectif pour représenter tous les utilisateurs américains d’iPhone ou d’Android qui ont désactivé l’historique de localisation afin que leurs mouvements ne soient pas enregistrés par Google. «Google a expressément indiqué aux utilisateurs de son système d’exploitation et des applications que l’activation de certains paramètres empêcherait le suivi de géolocalisation des utilisateurs», peut-on lire dans le document. «Cette allégation était fausse.» Se basant sur un article de presse confirmé par des chercheurs universitaires, la requête accuse Google de violer la loi sur la protection de la vie privée. Google n’a pas voulu faire de commentaires. Depuis la publication de l’article la semaine dernière, Google, propriété d’Alphabet, a modifié sa page d’assistance. On y lit désormais que le fait de désactiver l’historique de localisation «n’affecte pas les autres services de localisation sur votre appareil». Les données de localisation peuvent également être récoltés lors de l’utilisation d’autres services tels que les cartes ou la recherche, selon la page d’assistance. La page indiquait auparavant que la désactivation de l’historique des lieux signifiait que les lieux visités n’étaient pas stockés par Google. Le Electronic Privacy Information Center (Epic), un groupe d’intérêt public à but non lucratif, a déclaré qu’il a envoyé une lettre à la Federal Trade Commission des États-Unis pour savoir si Google a violé une ordonnance sur consentement de 2011. «Les modifications ultérieures apportées par Google à sa politique, après avoir déjà obtenu les données de localisation des internautes, ne sont pas conformes à la réglementation de 2011», a déclaré Epic dans sa lettre. https://www.ledroit.com/actualites/societe/google-poursuivi-en-justice-pour-le-suivi-abusif-de-donnees-de-geolocalisation-3491e6215f52bf1ec11b84af1430715c
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Israël assouplit les critères pour le port d'armes et rend éligible une foule de civils (mer., 22 août 2018)
Israël assouplit les critères pour le port d'armes et rend éligible une foule de civils Israël a annoncé lundi l'assouplissement des conditions d'éligibilité au port d'armes, autorisant théoriquement jusqu'à 600.000 civils supplémentaires à demander un permis, selon une estimation du ministère de la Sécurité publique. Les autorités s'attendent toutefois à ce que seulement 35.000 personnes soumettent une demande, a indiqué une source au sein de ce ministère, sous le couvert de l'anonymat. Les nouvelles conditions, entrées en vigueur lundi, permettent désormais à tout Israélien ayant bénéficié d'une solide formation au combat d'infanterie de demander une autorisation. Sauf exceptions, le service militaire est obligatoire en Israël pour les hommes et les femmes à partir de 18 ans, mais une minorité reçoit la dite formation. Le critère essentiel pour recevoir un permis était jusqu'alors, outre la profession, le lieu de résidence. Les Israéliens vivant ou travaillant en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël, recevaient souvent une licence. Parmi les 8.5 millions d'Israéliens, 140.000 en sont déjà détenteurs. Une décision qui risque d'encourager la violence, selon les détracteurs. Si les autorités affirment que cette décision vise à accroître la sécurité, notamment vis-à-vis des attaques de Palestiniens, ses détracteurs affirment qu'elle ne fera qu'encourager la violence. "Beaucoup de civils ont déjà sauvé des vies lors d'attentats, perpétrés notamment par des loups solitaires. Plus ils seront entraînés à porter une arme, plus grandes seront les chances de contrecarrer les attaques et de réduire les pertes humaines", a expliqué lundi soir dans un communiqué le ministre de la Sécurité publique, Gilad Erdan. Israël n'a pas l'ambition d'imiter les États-Unis. Il a par ailleurs assuré mardi à la radio publique que les candidatures au port d'armes seraient étudiées de très près, jugeant les critères d'obtention parmi "les plus stricts", comprenant l'état de santé, dont la santé mentale et le passé de chacun des candidats. "Nous n'avons aucune intention d'arriver à la même situation qu'aux États-Unis", un allié d'Israël en proie à un débat chronique sur le port d'armes après des tueries, a-t-il ajouté. Certains assaillants Palestiniens abattus par des civils. Dans un contexte de conflit persistant, Israël et les Territoires palestiniens ont connu à partir d'octobre 2015 une vague d'attaques à l'arme blanche souvent commises par des Palestiniens isolés contre les forces de sécurité ou des civils israéliens. Des dizaines d'agresseurs palestiniens ont été abattus par les forces israéliennes ou, dans certains cas, par des civils. Ces attaques sont désormais plus rares. La gauche israélienne monte au créneau La décision des autorités israéliennes a été critiquée par la gauche, qui craint un regain de violence. Députée du parti d'opposition Meretz, Michal Rozin a estimé que l'assouplissement des règles du port d'armes, plutôt que de réduire la menace des attentats, augmenterait "de manière significative le risque pour la vie des femmes et des enfants" dans les situations de violences conjugales. Dov Hanin, député juif de la Liste arabe unie, également dans l'opposition, a dit craindre un effet d'aubaine pour le trafic d'armes, notamment dans certaines localités arabes déjà touchées par le phénomène. Les responsables arabes israéliens accusent la police de négliger les villes arabes et d'y laisser la criminalité prospérer. http://www.europe1.fr/international/israel-assouplit-les-criteres-pour-le-port-darmes-et-rend-eligible-une-foule-de-civils-3737468
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Le magistral retournement de veste de la députée Claire O’Petit sur le travail dominical (mar., 21 août 2018)
Le magistral retournement de veste de la députée Claire O’Petit sur le travail dominical Dans une tribune publiée le 19 août dans le JDD, 22 députés LREM ont appelé le gouvernement à étendre les dispositions relatives au travail dominical. Opposée à cette mesure en 2014, Claire O'Petit, cosignataire de l’appel, a changé d’avis... La députée La République en marche (LREM) de l'Eure Claire O'Petit a signé une tribune publiée le 19 août dans le JDD appelant le gouvernement à prendre les dispositions nécessaires, dans le cadre du projet de loi sur la croissance des entreprises, dit «loi Pacte», afin de laisser une plus grande «liberté» aux commerçants d'ouvrir le dimanche. A l’instar de ses 21 collègues de la majorité présidentielle, cosignataires de la tribune, Claire O’Petit s’appuie sur le «succès» de la loi Macron adoptée en juillet 2015 : «Au sein des zones touristiques internationales créées à l’époque [permettant une ouverture le dimanche et en soirée], le chiffre d’affaires des magasins a augmenté de 15% et le dimanche est même devenu le deuxième meilleur score de la semaine pour certaines boutiques.» Cet optimisme de Claire O’Petit tranche avec son coup de gueule poussé en 2014 lorsqu’elle faisait partie de l’équipe des Grandes Gueules sur RMC. Alors qu'elle était commerçante, Claire O'Petit avait fustigé un dispositif «discriminatoire» visant à «faire plaisir à quelques bobos qui veulent aller chercher leur marteau». Les syndicats vent debout face un énième assouplissement de la réglementation sur le travail dominical Au lendemain de la parution de la tribune, les syndicats Force ouvrière (FO) et la Confédération générale du travail (CGT) ont fait part de leur indignation. «La Fédération CGT Commerce et Services réaffirme son opposition à la banalisation du travail du dimanche», a fait savoir le syndicat dans un communiqué. Et de poursuivre : «Ils [les députés LREM] veulent nous faire croire que ça se bouscule au portillon de l’employeur pour travailler le dimanche, nous invitons ces députés à essayer de vivre avec 800 euros par mois et nous verrons s’ils ne courront pas eux-mêmes pour travailler le dimanche.» Travail du #dimanche : Des députés #LREM veulent aller plus loin dans la #précarisation ! (cc @ovlabd) pic.twitter.com/rrKKJ6dKoc — CGT CommerceServices (@CGT_Commerce) 20 août 2018 Même son cloche du côté de FO : «Encore une fois les députés LREM se moquent des conditions de travail des salariés qui sont la plupart du temps des femmes avec des temps partiels subis, des travailleurs pauvres et corvéables qui sont contraints par leur employeur de travailler le dimanche sans compensation avec un risque de licenciement en cas de refus.» L'assouplissement des règles encadrant le travail dominical figurant dans la loi Macron avait fait l'objet de vives oppositions au sein de la classe politique. Manuel Valls, alors Premier ministre, avait alors décidé de recourir à l'article 49.3 qui permet au gouvernement d’adopter un texte sans vote des parlementaires en engageant sa responsabilité. https://francais.rt.com/france/53452-magistral-retournement-veste-deputee-claire-opetit-travail-dimanche
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