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Marianne - “Le goût de la vérité n’empêche pas de prendre parti” A.Camus

Yémen : 10.000 civils tués dans l'indifférence générale (mar., 17 janv. 2017)
Le bilan du nombre de civils tués au Yémen, où une coalition menée par l'Arabie saoudite mène depuis mars 2015 des frappes aériennes pour défendre le pouvoir en place face à une rébellion, a encore été réévalué ce lundi à la hausse par l'ONU. Cette guerre dont l'Occident ne parle pas. Et pourtant, pas moins de 10.000 civils ont été tués au Yémen depuis le début de l'intervention d'une coalition menée par l'Arabie saoudite en mars 2015, a indiqué ce lundi 16 janvier un porte-parole de l'ONU. Les Nations unies ont ainsi revu à la hausse leur estimation du nombre de victimes civiles (7.000 auparavant). La coalition menée par les Saoudiens soutient le président yéménite en place. Sa campagne de raids aériens a été lancée après la conquête par les Houthis - rebelles issus de l'importante minorité zaïdite concentrée dans le nord du pays -, alliés aux partisans de l'ancien président Ali Abdallah Saleh, de la capitale Sanaa, avançant vers le sud du Yémen. Une feuille de route présentée au président yéménite Le médiateur des Nations unies pour le Yémen s'est rendu lundi à Aden pour s'entretenir avec le président Abd Rabbo Mansour Hadi. La mission d'Ismail Ould Cheikh Ahmed était "d'essayer de présenter les dernières propositions en date pour la paix", a expliqué Farhan Haq, porte-parole de l'ONU. Sa rencontre avait vocation en particulier à obtenir une trêve dans les combats. L'accroissement du nombre de victimes "souligne le besoin de trouver une solution à la situation au Yémen sans plus attendre", a ajouté Farhan Haq, déplorant "un coût humanitaire énorme". L'envoyé de l'ONU espère raviver le processus de paix dans le pays après le rejet par le président Hadi de la feuille de route qu'il avait proposée. Il doit rendre compte de sa mission devant le Conseil de sécurité plus tard ce mois-ci. Cette feuille de route prévoit un nouveau gouvernement d'union et un retrait des rebelles de la capitale et d'autres villes. Et aussi une réduction importante des pouvoirs présidentiels au profit d'un vice-président chargé de superviser la formation d'un gouvernement provisoire pour diriger le pays dans l'attente d'élections. Lire aussi : >> >>
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Attaque de policiers à Viry-Châtillon : onze nouvelles interpellations (mar., 17 janv. 2017)
L'enquête ouverte à la suite de la violente attaque de policiers qui s’est déroulée le 8 octobre dernier à Viry-Châtillon, près de Paris, a donné lieu ce mardi 17 janvier à l'interpellation de onze nouvelles personnes, a annoncé le parquet d'Evry. Des jeunes adolescents dont deux mineurs. Tel est le profil des onze personnes interpellées, ce mardi 17 janvier, dans l'enquête ouverte après qui s’est déroulée début octobre à Viry-Châtillon, dans l'Essonne. Vers six heures du matin, les policiers "ont procédé à l'interpellation et au placement en garde à vue de onze personnes âgées de 17 à 19 ans", a ainsi annoncé le parquet d'Evry dans un communiqué. Neuf de ces arrestations ont eu lieu dans le quartier sensible de la Grande Borne à Grigny, une ville voisine. Elles doivent notamment permettre "d'entendre et de confronter des personnes, dont certaines sont susceptibles d'avoir participé aux faits", précise le parquet. Le principal suspect - un autre adolescent de 17 ans -, soupçonné d'avoir confectionné des cocktails Molotov utilisés lors de l'agression, a été remis en liberté après avoir été mis en examen et écroué début décembre. Un mineur de 15 ans a lui été placé sous le statut de témoin assisté. Colère des policiers Les responsables de l’attaque du 8 octobre, qui a grièvement brûlé dans leur véhicule de fonction deux policiers en mission de surveillance, et blessé deux autres agents de police, couraient donc toujours. L’agression avait à l’époque des faits déclenché une mobilisation sans précédent chez les policiers, qui  leur manque de moyens, malgré le déblocage d’un plan d’urgence de par l’ancien ministre de l’Intérieur, devenu Premier ministre, Bernard Cazeneuve. A lire également
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"Dieselgate" : des soupçons pèsent maintenant sur le groupe Peugeot Citroën (mar., 17 janv. 2017)
Après Renault, le groupe Peugeot Citroën (PSA) pourrait être lui aussi concerné par des soupçons de truquage de ses moteurs diesel, selon une étude menée par un laboratoire scientifique rattaché à la Commission européenne, rendue publique par "Le Parisien" ce mardi 17 janvier. La ministre de l’Écologie, Ségolène Royal, avait prévenu. "Il pourrait y avoir d’autres enquêtes", avait-t-elle déclaré ce week-end dans le JDD, après l’ouverture d’une information judiciaire visant Renault, accusé dans le cadre du "dieselgate" d’avoir menti sur les dispositifs utilisés pour contrôler les émissions polluantes de ses voitures. Or la marque au losange pourrait ne pas être le seul constructeur français concerné par ces soupçons, comme le révèle Le Parisien ce mardi 17 janvier. Selon une étude menée cet été par le Joint Research Center (JRC), un laboratoire scientifique rattaché à la Commission européenne, des anomalies ont en effet été détectées sur un modèle spécifique du groupe Peugeot Citroën (PSA), à savoir le C4 Cactus diesel. "En situation réelle de conduite, sur les routes d’Espagne et d’Italie, explique  , la Citroën C4 Cactus BlueHDi 100 produit d'après les tests jusqu’à 585 mg de NOx - oxydes d'azote - par kilomètre", soit bien plus que le seuil "de 80 mg/km" autorisé pour être labellisés Euro 6, "le label obtenu par la Cactus." Le groupe PSA accusé à son tour Accusé à son tour, le groupe PSA se dit "très étonné" par l’étude, "reçue en décembre", toujours selon Le Parisien. "Il n’y a pas dans nos véhicules de logiciels permettant de modifier les résultats d’un test", assure la firme, avant d’ajouter par ailleurs à l’AFP que le "résultat" des tests ne lui ont "pas été communiqués". Le député européen écologiste Yannick Jadot, candidat à la présidentielle et qui a été destinataire du rapport, à l'instar sans doute de la ministre de l’Écologie, se montre quant à lui plus prolixe. Cette étude démontre "qu’en qu'en situation réelle, quand il fait froid ou très chaud, ces moteurs polluent cinq à dix fois plus que prévu", détaille-t-il. Comme Renault, le groupe PSA pourrait donc désormais faire l’objet d’une enquête, voire de poursuites. Elles feraient suite au cas Volkswagen, qui a récemment accepté de plaider coupable aux Etats-Unis et de payer une amende de 22 milliards de dollars pour clore la procédure judiciaire dont il faisait l’objet depuis septembre 2015 pour avoir truqué les moteurs diesel de certains de ses véhicules. Après avoir longtemps cherché à minimiser l'ampleur de la possible "tromperie" en France, Ségolène Royal semble quant à elle avoir prudemment changé de stratégie...  A lire également
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Baisse de l'impôt sur le revenu : êtes-vous concerné ? (mar., 17 janv. 2017)
Cinq millions de contribuables doivent bénéficier en 2017 d'une baisse de leur impôt sur le revenu, effective dès cette semaine pour ceux qui le paient de manière mensualisée. Qui est concerné et de combien sera la baisse ? Voici les détails de la mesure. Le cadeau fiscal est effectif depuis ce lundi 16 janvier. En ce jour fixé pour le premier prélèvement de l'année 2017, les ménages qui payent leur impôt sur le revenu de façon mensualisée ont d'ores et déjà pu constater la baisse prévue de cet impôt. Alors qu'elle devait initialement entrer en vigueur au mois d'août, le gouvernement a décidé de l'avancer pour les ménages mensualisés ou qui règlent leurs impôts par tiers, via un amendement à la loi de finances 2017 adopté mi-décembre. L'objectif est de redonner du "pouvoir d'achat aux Français dès janvier (pour ceux qui sont mensualisés)", avait assuré à l'époque le secrétaire d'Etat au Budget Christian Eckert. ► Qui est concerné ? Elle concerne à taux plein les couples gagnant jusqu'à 3.400 euros de salaire net et les personnes seules gagnant jusqu'à 1.700 euros. Ces limites sont majorées pour les familles, par exemple jusqu'à 4.800 euros pour un couple avec trois enfants. Au total, la baisse doit bénéficier à cinq millions de contribuables parmi les classes moyennes, a rappelé dimanche le ministère de l'Economie et des Finances. ► De combien est la baisse ? Les personnes ayant un revenu fiscal de référence inférieur à 18.500 euros auront une réduction d'impôt de 20%. Ceux qui ont un revenu fiscal compris entre 18.500 et 20.500 euros auront une réduction d'impôt inférieure à 20%. Pour l'Etat, la mesure représente au effort d'un milliard d'euros. ► Et ceux qui paient par tiers ? Pour les ménages qui paient leurs impôts par tiers (c'est-à-dire en trois acomptes répartis sur l'année), la baisse sera effective "dès le 1er tiers provisionnel de février 2017", précise Bercy. Lire aussi : >> >>
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"L’instrumentalisation identitaire monte en puissance chez les catholiques" (mar., 17 janv. 2017)
Plus connu sous le pseudo Koztoujours sur les réseaux sociaux, Erwan Le Morhedec, avocat de profession et blogueur catholique revendiqué, s’inquiète dans son livre "Identitaire. Le mauvais génie du christianisme" de la peur qui saisit ses coreligionnaires face à l’islamisme, la crise migratoire ou le déclin de l’Eglise en Europe. Il pointe le rôle des réseaux d’extrême droite dans l’instrumentalisation de cette angoisse à des fins politiques. Vous êtes catholique et vous vous attaquez dans votre livre* à d’autres catholiques, en pointant chez eux une dérive identitaire. Pourquoi cette démarche ? Je « m’attaque » davantage à des identitaires qui sont accessoirement catholiques, car chez eux, la dimension politique prime largement sur la dimension catholique. Mais je m’interroge aussi sur la façon dont les identitaires travaillent au corps les catholiques. On pourrait s’attendre à une forme de réaction spontanée qui refuse cette instrumentalisation mais en réalité, leur entrisme ne fonctionne pas trop mal. Certains catholiques n’apprécient pas ma démarche, mais je la trouve nécessaire car cette instrumentalisation monte en puissance et peu de personnes s’y opposent, notamment parce qu’il y a un goût de l’unité chez les catholiques. Cela a trop souvent l’inconvénient de conduire à une forme d’omerta : ne disons rien car nous mettrions à mal l’unité. Or, c’est la vérité de la foi qui est en jeu. Il y a chez nombre de ces identitaires des propos en violation concrète de l’Evangile. Voyant ce petit milieu se mouvoir comme un poisson dans l’eau chez trop de mes relations, j’ai pensé qu’il était nécessaire de lancer l’alerte, sinon cela risque de nous sauter plus violemment à la figure un jour ou l’autre. Vous décrivez des milieux catholiques infiltrés par des identitaires, en quelque sorte. Comment cela s’est-il produit ? Une digue s’est rompue au moment de la Manif pour tous, à la fois en raison de l’intervention délibérée de groupes identitaires qui s’y sont invités, mais aussi du traitement politico-médiatique assez lamentable, qui a consisté à mettre tous les manifestants dans le même sac. A ce moment-là, des catholiques qui se sont sentis diabolisés ont commencé à regarder d’une autre manière une extrême droite elle aussi diabolisée. L’emprise identitaire marche aussi parce que cette réaffirmation fonctionne très bien sur des personnes qui ont le sentiment que leur place dans la société disparaît et que le monde leur échappe. Forcément, quand on vient leur passer un peu de pommade en disant : « La France est chrétienne, c’est sa vraie nature », il faut un effort pour avoir de la distance critique. "Il y a un côté risible à voir certains milieux catholiques tomber dans la victimologie" Vous pointez le risque de tomber dans la « concurrence victimaire », qui agite déjà beaucoup de minorités... On a l’impression que le réflexe essentiel est de constituer des ligues anti-diffamation. Après tout, puisque ça a marché pour tout le monde, pourquoi pas pour nous ? Mais il y a un côté risible à voir certains milieux catholiques tomber dans la victimologie. Il faut apprécier justement la situation des catholiques en France, qui n’est pas exactement celle d’un martyre, et ne pas se plaindre en permanence. Pourtant, par des djihadistes en 2016 n’accrédite-t-il pas l’idée que les catholiques peuvent être spécifiquement ciblés ? Bien sûr, au vu de certains évènements, l’angoisse n’est pas complètement infondée. Mais pour le moment, on n’assiste pas à une confrontation entre musulmans et chrétiens. Et les autres attentats ont touché les Français, pas spécifiquement les chrétiens. Que l’on ait peur, c’est normal, mais notre rôle est de se demander comment ne pas laisser cette peur conduire notre réaction. Je pense qu’on reconnaît notamment les chrétiens à leur capacité à soutenir l’espérance. On pourrait vous répondre que la tentation identitaire est au moins aussi forte, sinon plus poussée, chez certains musulmans... C’est pour cela que je pense qu’il faut combattre cette tentation chez nous. Le risque, c’est un fractionnement de tout le corps social. Au demeurant, certaines attitudes sont assez compréhensibles. Imaginons un jeune Maghrébin qui essaie de se débrouiller mais a du mal à trouver un travail correct, et qui voit par ailleurs la façon dont on parle des musulmans aujourd’hui. Au bout d’un moment, son réflexe naturel peut le conduire à s’enfermer dans son identité initiale. Il y a donc un travail de reconnaissance à faire. On se borne à des idées de quotas, on veut absolument rendre visible la diversité mais en réalité, tout cela n’est pas très gratifiant pour eux. Je cite dans mon livre une étude menée en 2010 par l’INED qui montre que plus des deux tiers des musulmans ne se définissent pas d’abord par leurs convictions religieuses et politiques. Enfin, n’oublions pas que Mohamed Merah a tué deux musulmans engagés dans l’armée au service de la patrie et que les frères Kouachi ont délibérément tué le policier Ahmed Merabet. Quels politiques cherchent à instrumentaliser cette tentation identitaire chez les catholiques ? A l’évidence, le premier d’entre eux est Robert Ménard. Marion Maréchal-Le Pen en joue aussi : elle a noué des alliances avec les identitaires et a fait entrer certains d’entre eux au conseil régional de Paca, comme Philippe Vardon ou Amaury Navarranne. Elle emploie aussi au mot près les termes de Renaud Camus, qui parle de « grand remplacement ». Le SIEL (petit parti identitaire associé au FN, ndlr) est également dans cette mouvance. Jean-Frédéric Poisson a fait un petit pas de deux , même s’il ne se fait plus trop entendre sur ces sujets-là aujourd’hui. Le vote FN progresse chez les catholiques. Pourtant, on ne peut pourtant pas dire que Marine Le Pen drague cette catégorie en tant que telle... Clairement pas. Le FN veut d’ailleurs interdire tous les signes religieux ostensibles, quelle que soit la religion concernée. Je ne suis pas sûr que les catholiques qui votent FN aient très bien compris que cette mesure ne concernait donc pas uniquement les musulmans ! Mais en réalité, ils ne font référence qu’à Marion Maréchal-Le Pen, qui joue un rôle de caution auprès d’eux. Ils ne citent pas Marine Le Pen et Florian Philippot est un peu leur bête noire. "Beaucoup de cathos se retrouvent chez Fillon, mais il n'est pas un candidat catholique à proprement parler" François Fillon est souvent présenté comme le « candidat des cathos ». Vous êtes d’accord ? Non. Mathématiquement, les catholiques n’ont pas véritablement fait la primaire de la droite : ils pèsent moins que les 33 points de différence entre Fillon et Juppé et, par ailleurs, certains d’entre eux ont voté Juppé. Certes, sociologiquement, beaucoup de cathos se retrouvent chez Fillon. Mais plusieurs éléments comme la nature libérale de son projet ou ne font pas de lui un candidat catholique à proprement parler. Après, si l’on regarde l’historique de Fillon, il est vrai qu’il capable d’incarner le côté chrétien sans hystérie et dans un corps électoral tenté de continuer à dériver vers la droite. En comparaison, il y avait entre le discours et la façon d’être, entre les revendications chrétiennes et le côté bling-bling. Mais au lieu d’aller chercher les électeurs du FN, il a crédibilisé le vote frontiste dans l’électorat, y compris chez les catholiques. La situation que vous décrivez n’est-elle pas aussi liée à la disparition des « cathos de gauche » ? Leur grande perte de visibilité ne fait que renforcer cette démarche identitaire, sur le thème : « Ils ont disparu, c’est bien la preuve que nous avions raison ! » Mais ce moment de réaffirmation est aussi un retour de pendule par rapport au discours des catholiques de gauche, qui estimaient que nous n’avions pas à nous afficher comme chrétiens. Comme le sens de la mesure n’est pas toujours ce qu’il y a de mieux partagé, à la tentation de la dilution répond la tentation identitaire. Vous êtes de longue date et actif sur les réseaux sociaux. Pourquoi la « fachosphère », qui relaie abondamment le discours identitaire sur Internet, a-t-elle autant prospéré ? Il y a une constante du web : c’est le caractère alternatif. L’extrême droite se pense en alternative au système politico-médiatique. Ils ne s’estiment pas représentés et exploitent les moyens d’expression qu’ils trouvent. Quant à la frange « catho-facho », elle est doublement alternative, à la fois vis-à-vis du système politique et de l’Eglise. Car même en prenant l’estimation de 24% de catholiques pratiquants réguliers ayant voté pour le FN aux régionales de 2015, il en reste tout de même 66% qui n’y adhèrent pas. La majorité des catholiques reste donc pondérée. On verra en 2017 si la vague redescend ou pas... *, d’Erwan Le Morhedec, Editions du Cerf, 176 pages, 14 €
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Présidentielle : Macron, c'est Hollande candidat (mar., 17 janv. 2017)
« Alertez les bébés », chantait Jacques Higelin dans les années 1970. Si le grand Jacques faisait de la politique (heureusement, il s’en moque), il poétiserait aujourd’hui : « Alertez les électeurs !» Car oui, un danger souterrain nous menace : le retour de François Hollande, ou du moins de son spectre, son double, son enfant extra-utérin, son Golem, j’ai nommé Emmanuel Macron, le fantôme de Hollande. Il faut se rendre à l’évidence, bien loin d’être le « traître », le « Judas », le « Brutus » d’un président César assassiné en plein Elysée (et d’ailleurs bien davantage par Manuel Valls), le petit Manu à la gueule d’ange apparaît de plus en plus comme l’héritier véritable de François Hollande, celui qui, perché sur son épaule, voit plus loin et ira (peut-être, si les électeurs lui prêtent vie...) plus loin encore en marchant dans sa trace. Il suffit d’ouvrir les yeux et de regarder. Les soutiens qui affluent, d’abord. On dit que . Elle serait imitée par Bertrand Delanoë, et aussi Bernard Poignant, l’ancien maire de Quimper et conseiller politique à l’Elysée. On voit aussi rejoindre la superstructure de la gauche de gouvernement : Jean Pisani-Ferry, descendant de deux familles prestigieuses de la République, a démissionné de France Stratégie, dont il ambitionnait de faire un micro-commissariat au Plan, pour rejoindre la candidat d’En Marche. Et puis il y a les « intimes » de Hollande qui migrent vers Macron. Jean-Pierre Jouillet, secrétaire général de l’Elysée, c’est déjà fait in petto. Jean-Pierre Mignard, l’avocat de Mediapart, le parrain des enfants, le chrétien de gôche, on le savait. Dimanche c’est un autre avocat, Dominique Villemot, qui vend la mèche non seulement de sa position personnelle, mais aussi celle du chef de l’Etat : « Hollande va probablement soutenir Macron », affirme-t-il au JDD. immédiat, bien sûr. Le président aurait tancé son ami pour avoir trop parlé en son nom. Mais le démenti vaudra-t-il encore au-delà de la primaire ? Les deux personnages ont ceci de commun qu’ils commentent leurs voyages chez les pauvres comme s’ils revenaient d’un voyage d’étude ethnologique.​ Et puis il y a le programme. Une militante d’En Marche me l’a mis dans la main place de la Bastille ce week-end. Qu’y trouve t-on sur l’Europe : un espace Schengen avec un corps de garde frontières, un budget Défense, un ministre des Finances de l’Euro. Soit les propositions de François Hollande, qui dorment depuis quelques mois déjà sur les bureaux d’Angela Merkel et de Jean-Claude Juncker. Sur la question sociale, son « statut de l’actif », soufflé par Pierre Barthélémy et Gilbert Cette qui sont aussi les inventeurs du CICE, se situe, à bien le considérer, dans la continuité de la veine sociale-libérale que Hollande a promue, dans la loi Travail notamment, avec le compte personnel d’activité, valable pour les salariés et les non-salariés… Sur l’école, le candidat se contente pour l’heure de peu : dédoubler les classes de cours préparatoire dans les établissements en ZEP/ REP. Les postes nécessaires seraient pris « en partie », sur le reliquat des 60.000 postes créés sous la présent quinquennat. On aurait bien vu le président sortant ajouter ce volet pour donner une perspective à son bilan en matière d’éducation et proposer cette synthèse au carré : celle qui multiplie les promesses par le facteur réalisations du passé, ce qui en maths s’énonce comme suit : S = ( Pxr)… L’autoproclamé homme nouveau en politique ne dévie pas non plus de la trace de son prototype lorsqu’il s’agit de parler du Peuple. La compassion hautaine avec laquelle le philosophe et banquier , n’est en rien différente de celle qu’affichait François Hollande pour les « sans-dents ». Les deux personnages ont ceci de commun qu’ils commentent leurs voyages chez les pauvres comme s’ils revenaient d’un voyage d’étude ethnologique. Enfin on ne peut s’empêcher de tirer un parallèle entre le candidat « chouchou des médias », dénoncé par Renaud Dély , et l’incroyable contact personnel qu’entretient assidûment François Hollande avec les journalistes… Jusqu’à ce que cet amour immodéré de la presse lui joue un mauvais tour. 
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Dans sa troisième lettre aux juges, Jawad menace de "commettre l’irréparable" (lun., 16 janv. 2017)
Accusé d'avoir offert le gîte et le couvert à plusieurs terroristes du 13-novembre, Jawad Bendaoud a écrit une nouvelle fois depuis sa prison aux magistrats de la section antiterroriste de Paris. Au bord du "pétage" de "durite", le jeune homme se fait plus menaçant... "Je vais péter un plomb." Accusé d’avoir sciemment logé plusieurs membres des commandos terroristes du 13 novembre 2015 à Paris, Jawad Bendaoud, au bord de la crise de nerf, n’a pas beaucoup varié dans sa version des faits, du moins dans la version qu’il a donnée aux juges, comme en témoigne la troisième lettre que l’intéressé a fait parvenir aux magistrats, rendue publique par les chaînes ce lundi 16 janvier. L'homme s'y fait néanmoins plus menaçant.  "Jamais j’aurais pu imaginer une seule seconde que je venais de serrer la main et offert un toit, du coca cherry, de l’oasis aux individus qui venait de commettre les pires attentats perpétré en France" (sic), écrit-il en effet dans un premier temps, le 1er octobre dernier, depuis sa cellule du quartier d’isolement de la prison de Villepinte (Seine-Saint-Denis), à Jean-Marc Herbaut, juge à la section antiterroriste de Paris. Soit peu ou prou la même formule que celle utilisée dans une , révélée quant à elle en janvier 2016. "Je suis conscient d’avoir hébergé les pires assassins que la France n’a jamais connu, mais à aucun moment je me suis associé je n’ai vu de mes yeux des armes", écrivait-il alors. "Je suis quelqu’un de violent" Le ton de sa dernière lettre en date change cependant brusquement. "Vous attendez quoi je pète une durite", demande-t-il à Jean-Marc Herbaut. Et d’ajouter, dans une menace à peine voilée - Jawad Bendaoud a déjà tenté de mettre  cet automne : "Vous cherchez quoi au juste qu’a force de craquer je commette l’irréparable (...) je suis quelqu’un de violent depuis tout jeune…" (sic).  S'il encourt aujourd'hui jusqu'à vingt ans de prison, les poursuites pour "association de malfaiteurs terroriste" dont il fait l'objet pourraient toutefois être requalifiées en simple recel de malfaiteurs, explique  Accusé d’avoir été en contact le 3 novembre, soir dix jours avant les attentats de Paris, avec une ligne belge elle-même en contact avec un autre numéro belge ayant borné le soir du 13 sur plusieurs sites des attaques (Stade de France, 11e arrondissement), il s’est avéré que la ligne en question appartenait en réalité à une escort girl, ainsi que l’avait révélé  au mois de février. De quoi corroborer la version du "logeur". "Je ne savais pas que des Belges avaient participé à des attentats. Si j’avais su oui, j’aurais pu tilter", expliquait-il aux juges dès janvier. A lire également
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Ce phénomène MACRON qui rend fou ! (lun., 16 janv. 2017)
Si le mot "Macron" a le don de déclencher des gerbes de réactions assassines, nous sommes bel et bien confrontés à un évident phénomène, dont l’ampleur était imprévisible il y a encore deux mois, et qu’il s’agit de comprendre avant de l’exorciser par des formules magiques. Comme le mot « Mitterrand » un temps (ou « Sarkozy »), le mot « Macron » quand il apparaît a le don, ici comme ailleurs (sur le site du Figaro, c’est un festival), de déclencher des gerbes de réactions assassines. Au point que toute tentative d’analyse lucide du phénomène croule sous les suspicions scandalisées de condamnables complaisances envers le personnage. Or, l’entassement d’anathèmes n’a jamais fait avancer un schmilblick. Même s’agissant de Nicolas Sarkozy ou de Marine Le Pen. Emmanuel Macron ce n’est pas, a priori, ma tasse de thé. Et alors, c’est mon problème. On s’en fout. Il reste que nous sommes confrontés à un évident phénomène, dont l’ampleur était imprévisible il y a encore deux mois, et qu’il s’agit de comprendre avant de l’exorciser par des formules magiques. Et c’est vrai aussi de la façon de réagir au phénomène Mélenchon, tout aussi signifiant. Pourquoi Macron et Mélenchon remplissent-ils les salles alors que Manuel Valls les vide ? Pourquoi une dynamique ici contre une simple discipline contrainte dans le camp Fillon ? Mélenchon et Macron représentent le refus de la binarité asphyxiante D’abord, parce qu’ils représentent, tous les deux, pour la première fois, une autre façon de refuser la binarité asphyxiante (Parti Socialiste-Parti Républicain) que celle dont le Front National avait jusque-là l’exclusivité. Honnêtement, faut-il s’en lamenter ou s’en réjouir ? N’est-ce pas le flingage systématique, par les médias de la droite convenable ou de la gauche bon genre, de toutes les tentatives d’émancipation de ce carcan bipolaire qui a ouvert l’espace dans lequel s’est engouffrée l’extrême droite ? Toutes, absolument toutes les enquêtes, montrent qu’une large fraction de l’opinion aspire, et de plus en plus, à un dépassement de ce binarisme débilitant. Fallait-il continuer, soit à répondre aux électeurs frustrés : « vous n’aimez ni les épinards ni la salade cuite, qu’importe, ce sera l’un ou l’autre ! » ; soit à laisser à Marine Le Pen le monopole de la récupération de ce double rejet ? Réponse ? Donc, en vérité, il y avait nécessité démocratique d’un Emmanuel Macron et nécessité démocratique d’un Jean-Luc Mélenchon. Même si, personnellement, je refuse le mixe Alain Madelin-Benoît Hamon, une sorte de Dani Cohn-Bendit en un peu plus libéral en somme, qu’incarne la chauve-souris Macron (« voyez mes ailes, voyez mes poils ») et l’exclusivisme qui condamne la « résistance » mélenchonienne à une posture de contestation minoritaire. Même si j’estime (mais ça n’engage que moi) que c’est à un dépassement impliquant des convergences dynamiques et transformatrices, à un « en avant » si on préfère, qu’il convient de tendre et non à un « entre deux » (Macron) ou à un renforcement, à un blindage, puis au verrouillage de son seul camp identitaire (Mélenchon). Nécessité démocratiqueA cet égard Marianne, , devrait non pas donner l’impression de refuser la thématique de dépassement des clivages (qui constitua, ne l’oublions pas, l’ADN de ce journal à sa création), mais opposer précisément une dynamique de dépassement, un « en avant » à son « ni ni » et à son « entre deux ». Une autre question se pose ou se posera qui ne saurait être éludée : si l’évidence s’impose, dû-t-on s’en lamenter, que Macron devienne la seule alternative à un deuxième tour opposant François Fillon à Marine Le Pen, on fait quoi ? Aujourd’hui, avant d’excommunier - ce que ce numéro de Marianne ne fait pas - il convient d’analyser et de comprendre (après, seulement, on peut). Je le répète : il y a, en effet, beaucoup à dire à propos du positionnement macronien, mélange de centre-droitisme social et de soixante-huitardisme sociétal, mais pousser des hauts cris, par exemple, comme l’ont fait certains de ses adversaires politiques, parce que l’ex-ministre de l’Economie a dans le Nord-Pas de Calais par suite de la désindustrialisation, du chômage et de la paupérisation - ce qui est, pour le coup, un fait indubitable - est particulièrement stupide quand on a cessé, avec raison, de reprocher à la gauche ses dénis de réalité. >> D’une façon plus générale, au demeurant, pourquoi les internautes qui viennent s’exprimer sur ce site ne s’appliqueraient-ils pas à toujours plus décortiquer, décrypter, argumenter, construire ou déconstruire, plutôt que de décliner des dogmes, claironner des certitudes, répéter des slogans, marteler des exécrations ou fulminer des exclusives – ce que l’on voit trop souvent sur d’autres médias ? PS : Remarque complémentaire : si la Hollandie se rallie massivement à Macron et s’il devient, donc, un candidat socialiste de substitution, il est mort !
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Primaire à gauche : les réponses à ces questions… étonnantes que vous posez sur les candidats (lun., 16 janv. 2017)
De "Quelle est la fonction de Sylvia Pinel ?" à "Où est né Jean-Luc Bennahmias ?" en passant par "Quelle est la taille de Manuel Valls ?", et partant du postulat qu'il n'y a pas de questions idiotes, "Marianne" se fait fort de répondre aux interrogations les plus récurrentes des internautes relevées par Google durant le deuxième débat de la primaire à gauche, dimanche soir. Big Brother vous regarde. Pendant que vous étiez tranquillement installé(e) ce dimanche dans votre salon avec votre double écran - la télé pour regarder le deuxième débat de la primaire à gauche, un second pour vous renseigner sur Google au sujet des candidats -, le moteur de recherche a recensé les questions les plus posées par les internautes. D'où il ressort des préoccupations parfois absurdes, mais souvent éloquentes… Au soir du deuxième débat sur BFMTV et iTélé, "Sylvia Pinel a été la candidate la plus recherchée sur Google, devant Jean-Luc Bennahmias", nous apprend d'abord s, qui analyse les tendances de recherche. Soit un classement identique à celui observé lors du premier round, le jeudi précédent. Logique, ces deux "petits" candidats étant les plus méconnus du grand public dans cette primaire de la gauche. >> Du compagnon de Pinel au salaire de Bennahmias Au sujet de la candidate du Parti radical de gauche (PRG), seule femme de cette primaire, revient d'abord l'inénarrable "qui est le compagnon de Sylvia Pinel ?", question parmi les plus posées sur quasiment tous les hommes et femmes politiques, avec néanmoins une prédominance certaine - et assez révélatrice - pour les femmes politiques… Nous n'y répondrons pas ici, vie privée oblige, elle-même n'ayant pas choisi de faire étalage de son couple. Vient ensuite "quelle est la fonction de Sylvia Pinel ?" Là, on ne comprend pas très bien s'il s'agit de vérifier sa fonction actuelle de présidente du PRG ou de trouver son CV (sa dernière fonction en date ayant été ministre du Logement sous Manuel Valls, de 2014 à 2016), ou bien encore de savoir ce qu'elle fait dans cette primaire et là, on sèche autant que vous. Autant qu'à ces questions posées sur deux de ses camarades : "Pourquoi François de Rugy est dans la primaire ?" et "Pourquoi Vincent Peillon s’est-il présenté ?" Concernant Jean-Luc Bennahmias, qui avait attiré les regards lors du premier débat de la primaire, la curiosité des internautes s'est portée ce dimanche en priorité sur… son lieu de naissance : "Où est né Jean-Luc Bennahmias ?". La réponse se trouve sur officiel d'ex-député européen (jusqu'en 2014) : "Né le 2 décembre 1954 à Paris 12e". A prendre avec précautions, tout de même, tant le candidat du Front démocrate semble avoir du mal à assumer ce que disent ses sites officiels, n'ayant pas hésité jeudi sur TF1 à contester des mesures… qui se trouvent noir sur blanc sur celui de sa candidature pour 2017. Quant à savoir "Qui est Jean-Luc Bennahmias ?", c'est un sujet sur lequel nous ne nous lancerons pas, histoire de se garder le temps de répondre à la troisième question la plus posée sur son compte : "Combien gagne Jean-Luc Bennahmias ?". Eh bien, sachez que depuis qu'il a été nommé par son ami François Hollande au Conseil Économique, Social et Environnemental (après avoir claqué la porte du MoDem de François Bayrou dont il était élu au Parlement européen), il touche officiellement 1.829,08 € de rémunération, complétée par l'indemnité de résidence (54,87 €) et l'indemnité représentative de frais (1.883,95 €), soit un total brut mensuel de 3.767,91€. >> Des diplômes de Hamon à la taille de Valls Sur les "gros candidats", les questions sont tout aussi diverses. Exemple : "Quels sont les diplômes de Benoît Hamon ? / De quelle origine est Benoît Hamon ?" Ce dernier point, le candidat l'avait anticipé sur de campagne, où il débute sa biographie en déroulant ses "origines toutes bretonnes", précisément "léonardes par ma mère (Saint Renan, Saint Pabu), cornouaillaises par mon père (Plougastel-Daoulas)". Quant à ses diplômes, il n'en fait pas étalage mais Marianne est en mesure de vous répondre : il est titulaire d'une licence d'histoire, après quoi il a rapidement embrayé sur la politique, adhérant, à même pas 20 ans, au Parti socialiste l'année des manifestations étudiantes contre le projet de loi Devaquet (1987). >> Si son rival Montebourg ne suscite guère de questions originales (son âge, 54 ans, et ses soutiens) mais plutôt vastes ("Qui est Arnaud Montebourg ?", dont le pendant est "Qui est Vincent Peillon ?"), Manuel Valls provoque lui des questionnements bien plus terre-à-terre, le premier étant : "Quelle est la taille de Manuel Valls ?" De quoi nourrir la comparaison avec sur Google. Sachez-le donc : Manuel Valls ferait selon diverses sources web 1m74, ce qui paraît parfaitement crédible aux journalistes de Marianne qui l'ont rencontré (nous lui poserons la question la prochaine fois). Ce qui ne l'a pas empêché, pour répondre à une dernière interrogation des internautes, d'utiliser 6 fois le 49-3 lors de son passage à Matignon. D'autres questions ? Lire aussi :
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Un ex-militaire français condamné à 8 ans de prison pour avoir rejoint Daech en Syrie (lun., 16 janv. 2017)
Jugé pour avoir combattu aux côtés de Daech en Syrie, Mehdi K., 31 ans, un ancien militaire de l'armée de terre, a été condamné ce lundi 16 janvier à 8 ans de prison. [Edit lundi 16 janvier] Mehdi K. condamné Mehdi K., ancien militaire français âgé de 31 ans, déserteur, a été condamné ce lundi 16 janvier à 8 ans de prison - assortis d'une peine de sûreté des deux tiers - par le tribunal correctionnel de Paris pour être parti combattre dans les rangs de Daech en Syrie. Sa condamnation tient compte de "la longueur de (sa) présence sur zone" et "du fait qu('il avait) de toute évidence porté des armes", a notamment expliqué le président. De la bannière tricolore à l’étendard noir de Daech. Avant de devenir un soldat d’Allah en Syrie, Mehdi K., 31 ans, a servi la France pendant cinq ans, dans l'armée de terre. Mais c’est finalement sur le front d’Alep que l'ancien ’"opérateur de tourelle" sur les chars Leclerc a décidé de combattre en 2013, trois ans après avoir déserté l’armée. Blessé, de retour en France, il est jugé à partir de ce lundi 5 décembre devant le tribunal correctionnel de Paris "pour association de malfaiteurs en vue d'une entreprise terroriste." Bien qu’il ait tenté de le nier, concédant uniquement dans un premier temps être parti en zone irako-syrienne à des fins humanitaires, ses réelles motivations ont rapidement été dévoilées par l’un des deux prévenus qui comparaît à ses côtés. Ce dernier ayant notamment expliqué avoir croisé Mehdi K. en Syrie à deux reprises, dont l'une où il portait cagoule et kalachnikov, rapporte Des photos de Mehdi K. retrouvées sur la carte mémoire d'un autre ex-soldat présumé de Daech, poursuivi dans une affaire distincte, ont par ailleurs poussé le jeune homme à avouer un bref passage au sein de l'organisation terroriste. Le résultat d’un long embrigadement qui a commencé, selon l’intéressé, au sein même de l’armée. Mourir en martyr C’est parce que sa pratique de l’islam n’était pas, d’après lui, acceptée, qu’il quitte en effet ses camarades après un long congé maladie. Le port de la barbe et la pratique de la prière dans des pièces communes lui ayant valu, toujours selon Le Parisien, des soucis avec sa hiérarchie. Au chômage, il se consacre alors à ses nouvelles activités : la recherche et l'échange de vidéos djihadistes sur Internet comme en témoigne, à l’époque, la documentation sur Al-Qaïda et des échanges sur le groupuscule terroriste dissous Forsane Alizza, décelés sur son ordinateur. Interpellé une première fois en 2012, Mehdi K. manifeste volontiers devant les enquêteurs son désir de mourir en martyr. Malgré cela, conclut encore Le Parisien, il est remis en liberté. Il encourt désormais de prison. A lire également
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Assemblée, Sénat, Défense... NKM cherche des pistes d’atterrissage pour 2017 (lun., 16 janv. 2017)
En danger dans la circonscription où elle a obtenu l’investiture LR pour les élections législatives de juin, l’ancienne candidate à la primaire explore plusieurs plans B... tout en nourrissant des ambitions ministérielles. Nathalie Kosciusko-Morizet ne sera pas présidente de la République en 2017. Mais ce qui la préoccupe vraiment, c’est qu’elle ne sait même pas si elle sera toujours députée en juin prochain... Ce qui explique quelques manœuvres en coulisses pour tenter de se recaser. Explications : en 2014, la députée de l’Essonne a délaissé son fief de région parisienne pour s’enraciner dans le 14e arrondissement de Paris, point de départ d’une tentative de conquête de la mairie de Paris. L’opération a échoué, mais maintenant qu’elle est à la tête de l’opposition au Conseil de Paris, NKM compte bien rester dans la capitale pour sa campagne des législatives de 2017. Elle a donc décroché la 11e circonscription parisienne, qui couvre notamment le 14e arrondissement. Son investiture a été officialisée samedi au conseil national du parti Les Républicains. En apparence, tout roule, donc. Mais en réalité, NKM n’est pas du tout certaine de l’emporter sur cette terre, même en cas de « marée bleue » aux législatives. L’actuel député de la circonscription est le socialiste tendance frondeur Pascal Cherki. Un dur à cuire, solidement ancré sur place, comme le soulignent plusieurs spécialistes de l’alchimie électorale parisienne. Une défaite en juin et NKM se retrouverait sans mandat national... C’est pour éviter cette sombre perspective que l’ancienne candidate à la primaire de la droite s’est mise en quête d’une circonscription plus facilement gagnable. Elle lorgne sur celle d’un certain... François Fillon, élu depuis 2012 dans la 2e circonscription de Paris (qui recoupe les 5e, 6e et 7e arrondissement), imperdable pour la droite, mais qui reste suspendue au propre sort du candidat à la présidentielle. Problème : plusieurs autres femmes sont sur les rangs, dont Rachida Dati, ennemie notoire de NKM, mais aussi la maire du 5e arrondissement Florence Berthout. Signe de la tension ambiante,  : Fillon tranchera plus tard. Une place éligible aux sénatoriales ? Jamais à court d’imagination, NKM envisage toutefois un autre plan B. Selon nos informations, elle tâte le terrain en vue des investitures aux élections sénatoriales de septembre 2017. A Paris, la liste LR sera menée par le sénateur sarkozyste Pierre Charon et, parité oblige, la deuxième place reviendra obligatoirement à une femme. L’occasion idéale de se faire élire dans un fauteuil. Mais là aussi, elle devra composer avec des rivales, notamment l’ancienne sénatrice UMP Catherine Dumas, qui se verrait bien revenir au Palais du Luxembourg. De son côté, Pierre Charon assure que NKM ne lui a « jamais » parlé d’une telle éventualité. >> Sur un autre front, l’ancienne ministre se verrait bien le redevenir en cas de victoire à la présidentielle de François Fillon, qu’elle a accompagné au Consumer Elecronic Show de Las Vegas la première semaine de janvier. Elle laisse volontiers courir le bruit qu’elle se verrait bien à la Défense, ce qui a le don d’agacer nombre de cadres à droite. « Cette démarche n’est pas de nature à inciter Fillon à la nommer », persifle l’un de ses concurrents pour le poste. NKM n’a obtenu que 2,6% des voix à la primaire de novembre, mais a réussi à devancer Bruno Le Maire qui, lui, est bien placé pour le Quai d’Orsay, puisque François Fillon en a fait son « représentant pour les affaires européennes et internationales ». Dans l’entourage de NKM, on se contente d’assurer qu’elle compte franchir « les obstacles les uns après les autres ». « Elle a déjà une campagne à mener pour les législatives, balaie-t-on. Viser le sommet avant le premier glacier, c’est le meilleur moyen de se prendre les pieds dans le tapis. » Pour l’instant, l’intéressée explore donc les différents sentiers possibles. Histoire d’éviter le plus escarpé ? Lire aussi : >> >>
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De pire en pire : 8 personnes plus riches que la moitié la plus pauvre du monde (lun., 16 janv. 2017)
Au rythme où va l'accroissement des inégalités mondiales, 2017 sera-t-elle l'année où un seul homme sera plus riche que la moitié la plus pauvre de la population de la planète ? Le dernier rapport d'Oxfam, publié ce lundi, le fait craindre… "Indécent." Huit personnes sur la planète détiennent autant de richesse que la moitié la plus pauvre de la population mondiale, pointe l’ONG britannique Oxfam publié ce lundi 16 janvier, alors qu'est sur le point de s'ouvrir le Forum économique mondial (World Economic Forum) de Davos, qui attire chaque année les plus puissants PDG, banquiers et responsables politiques du monde entier. "Quand on sait qu'une personne sur dix dans le monde vit avec moins de 2 dollars par jour, explique l’ONG par la voix de sa porte-parole en France, Manon Aubry, il est indécent que tant de richesses soit concentrées dans les mains d'une si infime minorité." Et par "infime minorité", Oxfam qui a déjà sonné l’alarme en 2015 - - signifie qu’en 2016, les huit chanceux se partagent à eux seuls une fortune évaluée à plus de 400 milliards de dollars, selon le célèbre classement du magazine économique américain Et un regard dans le rétroviseur donne le tournis sur la vitesse à laquelle s'accroissent les inégalités. Pas plus tard qu'en 2010, il fallait cumuler les richesses de 388 personnes dans le monde pour égaler la moitié la plus pauvre de la populaiton de la planète ! Un chiffre tombé à 177 dès l'année suivante, puis à 62 en 2015… Infogram   En France, 21 milliardaires concentrent les richesses Parmi les huit, le plus riche d’entre tous, l'indétrônable Bill Gates, ex-patron de Microsoft (75 milliards de dollars), volontiers présenté en philanthrope reconverti, à travers les œuvres de sa Fondation Bill-et-Melinda-Gates, dans la lutte contre le paludisme. Pour résoudre le problème des inégalités, qui permettrait notamment aux populations un meilleur accès aux soins, il faudra en revanche attendre. Car les entreprises comme celles de Bill Gates ou de ses comparses, l'Espagnol Amancio Ortega (67 milliards de dollars), fondateur de la marque de vêtements Zara, ou encore l'Américain Warren Buffett (60,8 milliards) à la tête du fonds d’investissements Berkshire Hathaway - actionnaire de plusieurs grandes compagnies, à l’instar de Coca-Cola -, pratiquent allègrement, en marge de ces belles oeuvres de charité, l’optimisation fiscale, pointe Oxfam dans son rapport, "privant ainsi les Etats des ressources essentielles pour financer les politiques et les services nécessaires pour réduire" lesdites inégalités. Quant à la France, elle n'échappe pas aux critiques. Selon l'étude de l'ONG, 21 milliardaires y possédent autant que les 40% les plus pauvres de la population en 2016... A lire également
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Pubs anti-IVG sur les abribus de Paris : JCDecaux évoque un "piratage" (lun., 16 janv. 2017)
La campagne d’affichage anti-IVG de JCDecaux dans les rues de Paris, ce lundi 16 janvier, passe mal, très mal. Le leader mondial du mobilier urbain se dit victime d'un "piratage". Proches de La Manif pour tous, "Les Survivants", mouvement anti-avortement, ont quant à eux assumé que certains de leurs membres puissent être "derrière l'opération". "Piratage". JCDecaux, leader mondial du mobilier urbain, est catégorique. La campagne d’affichage anti-IVG que certains passants ont eu la surprise de découvrir, ce lundi 16 janvier, sur plusieurs abribus parisiens, dans le 16e arrondissement de la capitale notamment, est la conséquence "d’un piratage". "Une tournée est en cours pour tout enlever", a d’ailleurs précisé le groupe au micro de "C'est une courte intervention pour une longue dépression", "Ma fille, je ne te laisserai pas ruiner ta vie avec ce type...", disaient entre autres lesdites affiches, appelant de surcroît à une mobilisation "pro-vie" le 22 janvier prochain. Un appel aussitôt dénoncé sur Twitter par des internautes, comme Max qui regrette une tentative de "propagande" ou Mathilde à travers le hastag :  À Paris, dans le 16eme, @JCDecaux_France a validé des affiches de propagande anti-IVG. Vous fournissez les cintres ou pas ? pic.twitter.com/AbejQAOa0x — Max (@MaximeHaes) 16 janvier 2017 Euh, vous êtes vraiment sérieux @JCDecaux_France ? #IVG #moncorpsmondroit https://t.co/Gm8VDN8Mnw — Mathilde Tessier (@MathildeTessie1) 16 janvier 2017 "Des militants des Survivants derrière l'opération" Selon une enquête interne doit désormais déterminer si un employé du groupe a pu être à l’origine de l’action. Seule une clé spéciale permettrait en effet d'ouvrir les "caissons publicitaires". Cette clé a-t-elle été volée, ou contrefaite ? Les serrures ont-elles été simplement forcées ? "Je sais que des militants des Survivants sont derrière l'opération", a quant à lui affirmé, toujours pour LCI, le chef de file de ce mouvement anti-avortement, connu pour ses opérations coup de poing et son obsession de la com' . "C'est vrai que c'est illicite, mais en même temps c'est une action de guérilla marketing...", a-t-il justifié, précisant néanmoins auprès de Marianne que son mouvement n'a pas organisé l'opération mais qu'il est "probable" que certains de ses membres (il en revendique 800 à Paris) y aient pris part. >>  Il y a quelques jours, le 12 janvier, c’est le Le Figaro, quotidien conservateur, qui suscitait la polémique pour avoir accueilli - volontairement cette fois - dans ses pages la campagne anti-IVG des Survivants, mouvement dont les militants sont issus en grande majorité des rangs de La Manif pour tous. JCDecaux a lui d’ores et déjà annoncé son intention de porter plainte... A lire également >> >>
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Primaire à gauche : tous laïques, vraiment ? (lun., 16 janv. 2017)
Durant le deuxième débat de la primaire à gauche ce dimanche 15 janvier, les candidats ont évoqué leur vision de laïcité. S'ils se sont retrouvés sur une vision d'ensemble commune, les discours et les mots choisis ont montré de vraies différences de sensibilité. Décryptage. Depuis quelques années, la question de la laïcité fracture la société française. Revendications communautaires, montée de l'intégrisme religieux, immixtion de la foi dans le politique, stigmatisation des musulmans... Les défis posés sont multiples. Ce dimanche 15 janvier, le deuxième débat de la primaire à gauche a été l'occasion pour chacun des candidats de donner sa vision de ce principe fondamental de notre République. Si tous se sont accordés sur une même vision d'ensemble de la laïcité, les discours tenus mettent en évidence de vraies différences de sensibilité entre les prétendants. Deux textes ont servi de référence aux candidats : l'article 10 de la Déclaration des droits de l'homme - cité par Benoît Hamon -, qui proclame la liberté de conscience et ses limites, ainsi que la loi de séparation des Eglises et de l'Etat de 1905, unanimement encensée. Ce texte de compromis institue une interdiction du financement des cultes par l'Etat et pose le principe de la neutralité idéologique et philosophique de l'État. Tous ont dit leur attachement à la « liberté de croire ou de ne pas croire » et leur refus des discriminations religieuses. Mais tous n'ont pas mis l'accent sur les mêmes aspects... D'un côté, Manuel Valls et François de Rugy ont insisté sur les "combats à mener" pour faire vivre ce grand principe. De l'autre, Benoît Hamon et Vincent Peillon ont mis en garde contre une instrumentalisation de la laïcité, qui pourrait servir de prétexte à une stigmatisation des musulmans. Arnaud Montebourg, Sylvia Pinel et François Bennahmias ont cherché à se tenir équidistants de ces deux positions.   ► Manuel Valls : un "combat" à mener Fidèle à ses positions fermes tenues lorsqu'il était au gouvernement, Manuel Valls a martelé que la laïcité était un "combat", en utilisant ce mot cinq fois. S'il a critiqué les propos de François Fillon, qui a , s’il a condamné ces « ces débats ignobles où on montre nos compatriotes musulmans du doigt », l’ex-Premier ministre a considéré que les défis à venir concernaient avant tout « l’islamisme radical ». Il est par ailleurs le seul à avoir parlé d’une récente « montée de l’antisémitisme » en France. Dans son , Manuel Valls propose l’inscription dans la Constitution d’une charte de la laïcité, qui réaffirmerait la « lutte contre contre les communautarismes ». Lors du débat, il a d’ailleurs insisté sur la nécessité de porter la laïcité « dans les actes ». La citation à retenir : « Nous voyons bien la laïcité aujourd’hui remise en cause, par François Fillon d’une certaine manière, (…) mais aujourd’hui davantage dans les quartiers populaires. La laïcité protège, elle permet de croire ou de ne pas croire, mais nous devons être lucides aussi sur l’état de la société, sur la montée des fondamentalismes, sur la montée de l’islamisme radical, sur la montée du salafisme »   ► Benoît Hamon : "Ne pas désigner une religion comme incompatible avec la République" Interrogé sur l’interdiction de certains café aux femmes au nom de préceptes religieux, sujet sur lequel il a récemment tenu des , Benoît Hamon a rectifié le tir en affirmant son « intransigeance ». « La force de la civilisation qui est la nôtre se fonde d’abord sur l’égalité femmes-hommes », a-t-il fait valoir. A l’inverse de Manuel Valls, le député des Yvelines n’a en revanche à aucun moment présenté la laïcité comme un combat. Il a plutôt mis l’accent sur la liberté de conscience, en estimant que la loi de 1905 devait être interprétée dans un sens « libéral », conformément à la volonté de son rédacteur, Aristide Briand. Dans le même esprit, il s’est prononcé contre tout ajout au cadre juridique existant, en expliquant que les textes en vigueur « suffisent ». L’ancien ministre de l’Education nationale a enfin salué l’action des enseignants qui, selon lui, « garantissent que l’école dans son immense majorité reste préservée de ces tests permanents à la République qu’essayent d’opérer » des « courants islamiques révolutionnaires ». Puis il a pointé les risques de stigmatisation des musulmans, au nom de la laïcité. La citation à retenir : « Un président de la République ne doit pas avoir la main qui tremble mais il doit aussi regarder ce qui est sa responsabilité : elle est de rassembler les Français. Ne pas désigner une religion, en l’occurrence l’islam comme incompatible avec la République. Ce n’est pas vrai.»   ► Vincent Peillon : "Un espace de tolérance" L’agrégé de philosophie a campé un positionnement similaire à celui de Benoît Hamon, en axant son intervention sur les risques de dévoiement de la laïcité. Pour le député européen, la régression actuelle autour de la laïcité concerne surtout l'« ignorance » grandissante des élites vis à vis de ce « phénomène ». Il a insisté sur la nécessaire « tolérance » religieuse, au nom de la liberté de conscience. Vincent Peillon a vivement tancé François Fillon, auquel il impute une vision de la laïcité d’ « avant 1905 », quand l’Etat et le culte catholique n’étaient pas strictement séparés. La citation à retenir : « Si nous recommençons à nous désigner les uns et les autres en fonction de nos confessions ou celles de nos parents et de nos grands-parents, on va revenir sur cet espace de tolérance et de respect où chacun peut avoir sa foi »   ► Arnaud Montebourg : un "délicat équilibre" à préserver Le candidat du « Projet France » a cherché à incarner une vision de la laïcité à cheval entre le « combat » façon Valls et la « tolérance » façon Hamon et Peillon. D’un côté, il s’est dit favorable à ce que la loi de 1905 soit « solennellement constitutionnalisée ». Mais sans réécriture quelconque : « Je ne me hasarderais pas à faire des chartes qui réécriraient ce délicat équilibre ». Arnaud Montebourg a longuement expliqué qu’il refuserait toute brèche dans le principe de neutralité de l’Etat. « Il y a deux écueils (…) le premier, c’est qu’on accepte des accommodements (…) Exemple : les horaires de piscine pour les femmes. Je pense qu’il ne faut pas céder. » Dans le même temps, il a – un peu plus succinctement – fait valoir son refus identique « des stigmatisations », en se prononçant contre l’interdiction du voile à l’université. La citation à retenir : « [Il faut] refuser la tyrannie d’une minorité, contre la loi générale, et la tyrannie d’une majorité qui refuserait toute forme de différence. Avec cela, nous pouvons travailler ensemble, nous unir. »   ► Sylvia Pinel : donner tout son sens à la loi de 1905 La président du Parti radical de gauche n’a pas manqué de rappeler que son parti avait pris toute sa place dans la rédaction de loi de 1905. Sur le fond, l’ex-ministre a tenu un discours équilibré, entre refus de tout dévoiement et lutte contre les revendications « communautaristes ». Sylvia Pinel a également fait une proposition : crée des « modules de formation » pour les enseignants sur cette question de la laïcité. La citation à retenir : « La loi de 1905 (…) Il faut lui donner le sens, lui donner une définition précise et ne pas la dévoyer pour tenter de stigmatiser telle ou telle religion »   ► Jean-Luc Bennahmias : "On a trop joué avec les communautarismes" L’ancien député européen a également cherché à développer une position médiane. Il a d’abord estimé que certains élus locaux ont « trop joué avec les communautarismes par le passé ». Puis il s’est lancé dans un éloge du texte de 1905, « superbe loi » qui se « suffit à elle-même », selon lui. Pas question pour lui d'y toucher ou d'ajouter de nouvelles lois. La citation à retenir : « La loi de 1905 répond totalement au problème que nous avons, non pas par rapport aux musulmans mais par rapport à l’islam intégriste. »   ► François de Rugy : "Regarder la réalité en face" Le vice-président de l’Assemblée nationale a tenu un discours très proche de celui de Manuel Valls. Il a appelé au « combat » et à la lucidité face aux coups de boutoir tentés par certains groupes religieux. « On sait qu’il y a des gens qui mènent un combat, un prosélytisme, des provocations », a-t-il déclaré en visant l’islamisme radical. La citation à retenir : « Je crois qu’il y a des risques de régression sur la laïcité, sur l’égalité hommes-femmes. Il faut regarder la réalité en face, sans stigmatiser personne, mais en agissant. »   Lire aussi : >>
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Alerte météo de grand froid = danger pour les SDF, qui manquent d'abris (lun., 16 janv. 2017)
Les températures seront glaciales cette semaine, annonce Météo France, avec des températures de quatre à huit degrés inférieures aux normales saisonnières. Un coup de froid qui met particulièrement en danger les personnes sans abri. Chaque jour, des milliers de sans-abri tentent de joindre le 115 pour ne pas dormir dans le froid. Chaque jour, le numéro d'urgence reçoit entre 4.000 et 5.000 appels et arrive seulement à répondre à un peu plus d'un millier. Et chaque nuit du mois dernier, 158 personnes en famille, 75 hommes seuls et 43 femmes seules, en moyenne, n'avaient pas eu de proposition d'hébergement. Ce, alors que météo France annonce pour cette semaine une vague de froid sur le pays. Si la ministre du Logement Emmanuelle Cosse souligne que le gouvernement a fait grimper le nombre de places d'hébergement de 82.000 à 129.000 places, avec des ouvertures supplémentaires en cette période hivernale, pour les associations le compte n'y est pas. "Il y a des familles avec enfants qui vont passer la nuit dehors, et ça toutes les nuits", constate la directrice du 115 dans un reportage de l'AFP. Pour les membres du Samu social qui prennent au téléphone "des mamans avec des bébés ou des personnes pour qui on ne trouve pas de solution depuis un mois, deux mois, et qui rappellent tous les jours, c'est très très difficile", confie Emmanuelle Guyavarch. "Monsieur, on aimerait vraiment vous aider mais le manque de places fait qu'on ne peut pas...", explique l'un deux au téléphone. Faute de mieux, "on conseille aux familles de s'abriter, d'aller dans les urgences des hôpitaux...", raconte Anna Lapachi, écoutante au 115. Découragement pour de nombreux SDF Entre les réponses négatives et les appels qui n'aboutissent pas, nombreux sont les sans domicile fixe qui se découragent. Pour eux comme pour ceux qui ne connaissent pas le 115 ou redoutent d'être orientés vers des centres aux immenses dortoirs ou aux règles strictes, le Samu social a lancé début janvier une expérimentation : un accueil de nuit de 15 places, ouvert de 19h à 9h dans le XIIe arrondissement de Paris, à proximité du bois de Vincennes et de la gare de Lyon où se réfugient certains "grands exclus". "On veut toucher des personnes qui ne composent plus le 115 ou ne le connaissent pas", indique Catherine Sellier, directrice du pôle hébergement et logement au Samu social de Paris. Ici, sans avoir à téléphoner au préalable, on peut rester quelques nuits, et les règles sont souples : on peut consommer de l'alcool, venir avec son chien, sortir à tout moment et rester devant la télé toute la nuit si on ne souhaite pas se reposer. "Avec le 115, on n'est jamais sûrs d'avoir de la place. Ici, c'est rassurant, on sait où on va dormir le soir, on passe une meilleure journée", témoigne Hakim, qui s'y rend depuis quelques soirs. Auparavant, il appelait plusieurs fois par jour le numéro d'urgence, parfois dès 6 heures du matin pour tenter d'augmenter ses chances. Ce type d'expérimentation, toute récente à Paris, a déjà été menée à Lille et Toulouse. Mais il en faudra sans doute beaucoup plus pour trouver des solutions à tous les oubliés de la rue.
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VIDEO - Règlement de comptes entre Arnaud Montebourg et Laurence Ferrari lors du deuxième débat de la primaire (dim., 15 janv. 2017)
L'échange était glacial, incompréhensible pour beaucoup. Lors du deuxième débat de la primaire ce 15 janvier, Arnaud Montebourg et la journaliste Laurence Ferrari se sont attaqués l'un l'autre, dévoilant une évidente rancoeur. Explications. C'est un règlement de comptes tout en sous-entendus qui s'est déroulé sur le plateau de BFMTV lors du deuxième débat de la primaire ce 15 janvier. Une séquence glaciale qui a dû laisser perplexes bon nombre de téléspectateurs, tant les sous-titres sont nécessaires pour la comprendre. Côté personnalité politique, Arnaud Montebourg. En face de lui, la journaliste Laurence Ferrari, qui officie à la fois sur iTélé et C8, les deux chaînes appartenant au groupe Canal + de Vincent Bolloré. C'est cet actionnaire, à l'origine , soit la plus longue de l'histoire de l'audiovisuel français depuis 1968, que Montebourg choisit d'attaquer. Mais pas n'importe comment : il interpelle directement Laurence Ferrari qui lui fait face... elle qui a justement été beaucoup critiquée  : "Si je veux exercer une présidence forte, c'est parce qu'elle doit être indépendante des intérêt des puissants. Dans ce pays, il y a un mur des puissants invisible mais bien réel devant lequel beaucoup de pouvoirs politiques se sont fracassés. La concentration des médias entre quelques mains pour éteindre le pluralisme... [il est interrompu] Il y a même une chaîne, votre chaîne madame Ferrari... Le propriétaire de votre chaîne est allé jusqu'à détruire son outil de travail pour empêcher le pluralisme..." La phrase sonne comme une accusation envers la journaliste qui ne s'est pas désolidarisée de Vincent Bolloré. Piquée au vif, Laurence Ferrari l'interpelle aussitôt, en le pointant du doigt :  "Parce que vous, vous résistez toujours à la pression des puissants Monsieur Montebourg ?  Vous tenez toujours parole ?!" Si Montebourg a su user du sous-entendu, la journaliste en fait de même avec son "vous tenez toujours parole ?". Début septembre, l'ancien ministre avait en effet compromis le lancement de sa nouvelle émision Punchline, sur C8, en . Censé être le parrain de ce programme en direct, le candidat avait préféré accorder l'exclusivité de sa présence à L'Emission politique de France 2, diffusée quelques jours plus tard. Le premier numéro de Punchline avait donc été annulé par sa faute. La semaine suivante, face à Jean-Luc Mélenchon, Laurence Ferrari avait lancé : "Merci d'être là et de tenir votre parole !" L'intervieweuse ne va pas s'arrêter là. Une fois la tirade de Montebourg sur les puissants terminée, elle conclut sèchement : "Concernant la chaîne que vous évoquez, iTélé, elle est là, elle est bien là, et je la représente ce soir Monsieur Montebourg." Trois secondes d'un lourd silence s'ensuivent - soit une éternité sur petit écran. Une séquence à voir ci-dessous :
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Parti socialiste : où et comment voter à la primaire de la gauche ? (dim., 15 janv. 2017)
Les dimanches 22 et 29 janvier, les Français peuvent participer à la primaire de la gauche pour choisir le candidat qui représentera le Parti socialiste et ses alliés à l'élection présidentielle 2017. Où voter ? Comment voter ? Qui peut voter ? Voici toutes les infos utiles pour participer au scrutin. Qui représentera le Parti socialiste à l'élection présidentielle en mai 2017 ? Pas François Hollande, puisque le président sortant, vainqueur de la primaire de 2011, a jeté l'éponge après un quinquennat. Pour départager les sept candidats, dont cinq anciens ministres, la primaire de la "Belle Alliance populaire" a prévu trois débats, 7.530 bureaux de vote et deux dimanches de scrutin, les 22 et 29 janvier. Comme le diable électoral se niche toujours dans les détails, Marianne vous tuyaute sur ce qu'il faut savoir avant d'aller voter. ► Qui sont les candidats ? Comme pour la primaire de la droite, ils sont sept à prétendre succéder à François Hollande. Dont cinq de ses anciens ministres : Manuel Valls, chef du gouvernement entre 2014 et novembre 2016, Vincent Peillon, ministre de l'Education nationale entre 2012 et 2014, Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif puis de l'Economie jusqu'en août 2014, quand il s'est fait virer du gouvernement en compagnie de Benoît Hamon, lui aussi candidat, et enfin la présidente du Parti radical de gauche Sylvia Pinel, ministre du Logement entre 2014 et 2016 et seule femme en lice. Les représentants de deux petits partis écologistes sont aussi sur les rangs : le vice-président de l'Assemblée nationale François de Rugy, pour le compte du Parti écologiste, ainsi que Jean-Luc Bennahmias, ex-député européen, pour Force démocrate. A en croire les sondages, Manuel Valls et Arnaud Monteborg sont favoris, tandis que Benoît Hamon suscite un intérêt croissant. Mais attention : la marge d'erreur est telle que ces indications sont à prendre avec une grande prudence, d'autant plus que les débats télévisés pourraient tout bouleverser. Et n'oublions pas comme les scrutins de 2016 ont fait mentir les sondages… ► Quand et où aller voter ? Les deux tours de la primaire se dérouleront les dimanches 22 et 29 janvier. Au total, plus de 7.530 bureaux de vote seront ouverts dans toute la France, entre 9h et 19h, pour accueillir les électeurs. Pour choisir le lieu d'installation de ces bureaux de vote, les organisateurs de la primaire se sont appuyés sur la carte des élections départementales de 2015. Au moins un bureau de vote a été retenu par canton, plus un par tranche de 2.000 électeurs de gauche. Afin que chacun puisse facilement identifier le bureau de vote le plus proche de chez lui, un moteur de recherche a été mis en place sur . Il suffit d'y entrer une adresse pour obtenir la réponse. Les votes se font par bulletin papier, sauf à l'étranger, où les Français voteront de façon électronique. Pour les Français d'outre-mer, les dates et horaires seront communiqués prochainement. ► Qui peut voter à la primaire ? Puisque la primaire est ouverte, tous les Français majeurs inscrits sur les listes électorales au 31 décembre 2016 peuvent voter. L'électeur doit présenter sa carte d'identité et signer la liste d'émargement. Le vote par procuration est interdit. Il faut également qu'il se plie à deux obligations. D'abord, verser une somme de 1€ à chaque tour pour contribuer à l'organisation du scrutin. Ensuite, signer un "engagement de reconnaissance dans les valeurs de la gauche et des écologistes". En outre, trois catégories spécifiques de personnes pourront aussi voter, à la condition expresse de s'être préinscrits avant le 25 décembre : les Français dont la majorité intervient entre le 1er janvier 2016 et le 22 avril 2017, veille du premier tour de l’élection présidentielle, les mineurs de plus de 16 ans qui appartiennent au Mouvement des jeunes socialistes (MJS), ou à n'importe lequel des partis qui participent à la primaire, et enfin les étrangers qui appartiennent à ces partis. ► Combien de débats auront lieu avant le scrutin ? Trois débats entre les sept candidats sont prévus avant le premier tour. Le premier le jeudi 12 janvier, sur TF1, RTL et Public Sénat, à partir de 21 heures. Le deuxième sur BFMTV, iTélé et RMC, le dimanche 15 janvier à partir de 18 heures. Enfin, le jeudi 19 janvier, un troisième débat sur France 2 et Europe 1 à 20h55. De surcroît, un dernier débat a été prévu entre les deux finalistes pour l'entre-deux tours, le mercredi 25 janvier à 21 heures, en direct sur France 2, TF1 et France Inter.
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Chômeurs fainéants, nordistes alcooliques : le strike de Macron (dim., 15 janv. 2017)
Depuis des mois, Emmanuel Macron a fait du "parler vrai" un argument de campagne. Ce week-end, il a mis en application ses principes en évoquant la paresse de certains chômeurs et l'alcoolisme dans le Pas-de-Calais... Au point de passer du "parler vrai" à une vraie caricature ? Ce week-end, Emmanuel Macron était en déplacement dans les Hauts-de-France. Bien qu'il s'agisse d'une spécialité locale, le candidat à la présidentielle n'a pas fait dans la dentelle : à plusieurs reprises, le fondateur d'En Marche a pointé sans nuance la situation sociale difficile d'une partie des habitants de la région. Ce qui est en passe de devenir sa signature. En meeting à Lille, ce samedi 14 janvier, Emmanuel Macron, a longuement évoqué la question sociale. "Au risque de choquer certains, [je veux] regarder en face la grande misère qui s’est installée dans ces terres de combat", a-t-il revendiqué, . Une partie du problème, selon le candidat ? La paresse de certains chômeurs ! "Je ne veux plus entendre ‘j’ai encore droit de rester un peu au chômage’ ou ‘on ne me propose rien' !", a-t-il affirmé, insinuant qu'il entendait régulièrement ce genre de discours empreints d'indolence. Les statistiques sur la fraude avérée sont loin de corroborer cette sensation. Selon des chiffres par Pôle emploi en 2014, 7308 dossiers de fraude aux allocations chômage ont été détectés en 2013. Rapporté aux 3,3 millions de chômeurs en catégorie A à la fin de cette année, le taux de fraude atteint à peine 0,2%. Alcoolisme installé La veille, l'ex-banquier d'affaires s'était déjà fait remarquer en évoquant l'alcoolisme et le tabagisme dans le Pas-de-Calais. En visite dans la cité minière de Noeux-les-Mines, il avait affirmé que "l’alcoolisme et le tabagisme se sont peu à peu installés dans le bassin minier", et l'AFP. Ces propos ont été immédiatement qualifiés sur Twitter d'"insulte" par le maire LR de Tourcoing, Gérald Darmanin et de "mépris social" par le secrétaire national du PCF Pierre Laurent comme le vice-président du FN Florian Philippot. Cette fois, les études tendent pourtant à corroborer l'assertion du fondateur d'En Marche. Dès 2002, l'Observatoire Régional de la Santé du Nord-Pas-de-Calais : "La population du Bassin Minier du Nord-Pas-de-Calais est exposée depuis près de cinquante ans à une crise sanitaire sans équivalent en France. L'un des principaux signes de cette déstabilisation de l'état de santé collectif est l'alcoolisation des hommes, mais aussi des femmes et des jeunes, et plus encore ses conséquences sur l'état de santé des populations. La mortalité à la consommation immodérée d'alcool y atteint deux fois l'indice national, elle peut culminer à six fois la mortalité française dans les secteurs les plus affectés." En 2015, produit par l'Agence Régionale de Santé (ARS) du Nord-Pas-de-Calais a confirmé l'importance sanitaire de ces "conduites addictives concernant l’alcool et le tabac" dans la région. Brutalité volontaire A tort ou à raison, Emmanuel Macron a en tout cas pris l'habitude de pointer ainsi les difficultés sociales en France, au nom d'un certain "parler vrai". Dans un communiqué publié ce samedi soir, il persiste d'ailleurs dans ce registre volontairement brutal : "Emmanuel Macron, conforme à sa volonté de nommer les choses et d'affronter la réalité, ne retire pas un mot de ce qu'il a dit.  Il note que la coalition des bien-pensants va de l'extrême-gauche à l'extrême-droite" Ces derniers mois, Emmanuel Macron a multiplié ce type de propos abrupts. En novembre dernier, il défendait l'entreprise Uber, qui embauche mais propose des rémunérations en dessous du Smic, en mettant en balance cet emploi et le trafic de drogue en banlieue : "Allez à Stains (en Seine-Saint-Denis, ndlr) expliquer aux jeunes qui font chauffeur Uber de manière volontaire qu'il vaut mieux tenir les murs ou dealer". Jean-Luc Mélenchon y avait vu un "propos méprisant de grand bourgeois qui ne connaît rien à la vie". "Costard" et "illettrées" Dans la même veine transgressive, il expliquait en juin dernier à un militant anti-loi Travail qui lui reprochait un certain mépris social que "la meilleure façon de se payer un costard, c'est de travailler". A force de vouloir "nommer les choses", Emmanuel Macron trébuche. C'était déjà le cas le 17 septembre 2014, dans une de ses premières prises de parole publiques. Il avait alors qualifié les ouvrières de l'abattoir de Gad, dans le Finistère, d'"illettrées". L'après-midi, il avait reconnu avoir employé un terme "extrêmement blessant" et s'était excusé "platement" à l'Assemblée nationale. Lire aussi :   [Edit 22h20] L'entourage d'Emmanuel Macron tient à nous préciser que, concernant sa phrase au meeting de Lille, le candidat "ne parle pas des fraudeurs" mais des "chômeurs tirant sur leurs droits jusqu'au bout". Quand on fait remarquer que ne pas chercher d'emploi revient à frauder, ce proche du fondateur d'En Marche explique qu'il faisait exclusivement référence "à ceux qui ne prennent pas de jobs quand on le leur propose". "Il impute cela à l'absence de formation professionnelle et non à l'indolence", rebondit ce membre de la garde rapprochée d'Emmanuel Macron. Par ailleurs, il récuse toute "brutalité sociale" de la part du candidat, notamment car il défend "la formation professionnelle pour tous les chômeurs".
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On a vu "Chez nous" : enfin un film sur le vrai visage du FN (dim., 15 janv. 2017)
Polémique à propos de "Chez nous". Le film du réalisateur belge Lucas Belvaux sortira en France le 22 février, en pleine campagne électorale. Il y met en scène la trajectoire d'une infirmière du Nord prise dans les filets d'un Bloc patriotique qui veut en faire l'une de ses égéries. Les proches de Marine Le Pen crient au scandale. Décryptage. Malheur à celui qui la représente ou, pis encore, la caricature ! Aussi incroyable que cela puisse paraître, Marine Le Pen est portée par ses séides au rang du prophète Mahomet. Car, à entendre les violentes réactions des chefs du FN qui n'ont pourtant vu que la bande-annonce du prochain film de Lucas Belvaux, on comprend que mettre en scène leur candidate est un blasphème... Florian Philippot juge ainsi que Chez nous, qui sortira le 22 février, est «un navet anti-Front national», quand Steeve Briois, le maire d'Hénin-Beaumont où est censée se dérouler l'histoire, se vautre dans l'injure en tweetant : «Pauvre Marine Le Pen, caricaturée par ce pot à tabac de Catherine Jacob.» Alors pourquoi un tel déchaînement ? Lucas Belvaux a une réponse : «Ce parti est contre tout, il n'a que des adversaires, la parole de l'autre est illégitime. C'est le propre des partis totalitaires.» Marianne a pu visionner Chez nous. Si les dirigeants du FN ont foncé sur le long-métrage comme un taureau sur un chiffon rouge, ils ont bel et bien raté leur cible. Certes, il s'agit d'un film politique dont la date de sortie a été choisie pour peser sur le débat électoral. Mais il n'a rien d'une caricature malveillante, où le FN serait peuplé d'antisémites, de brutes xénophobes et de miliciens analphabètes. Au contraire, c'est surtout un film juste, «collant à 80 % à la réalité», ainsi que l'explique le réalisateur qui, pour l'écriture du scénario, s'est adjoint l'expertise de Jérôme Leroy, fin connaisseur du FN et auteur du roman noir le Bloc (Gallimard, 2011). (...)   >>> Retrouvez l'intégralité de cet article Il est également disponible au format numérique  ou au numéro via   et          >> La bande-annonce du film "Chez nous" :
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Ségolène Royal, la femme qui murmure à l'oreille d'Emmanuel Macron ? (dim., 15 janv. 2017)
Si elle refuse toujours de se prononcer officiellement avant la fin de la primaire, le soutien de Royal à Macron pour 2017 est de plus en plus perceptible. C'est même elle qui lui aurait conseillé d'organiser un contre-meeting face au FN, en même temps que celui de Marine Le Pen le 4 février. Cela fait plus d'un mois, depuis le renoncement de François Hollande à se présenter à la présidentielle de 2017, que Ségolène Royal sème, officieusement mais sûrement, ses petits cailloux en faveur d'Emmanuel Macron. Le 11 décembre sur C8, elle qu'elle pourrait très bien soutenir un candidat non-issu de la primaire à gauche. Le tout après avoir largement vanté les qualités de l'ancien ministre de l'Economie et dézingué avec la même ardeur Manuel Valls. Ses confidences dans le de ce 15 janvier vont dans le même sens. Comme toujours, elle assure tout d'abord qu'elle ne se positionnera qu'"une fois désigné le vainqueur de la primaire" : "Je verrai en fonction de tout : de l'ambiance, du niveau de la primaire, de ce qui se passe, de ce qui se dit. Je n'ai aucune contrainte. Je ferai ce qui me semble le plus utile à la victoire de la gauche." Et d'ajouter, avec la modestie qui la caractérise : "Je sais que ma parole a du poids. J'utiliserai cette capacité pour aider celui qui sera en meilleure posture pour rassembler." Un contre-meeting face au FN Dans les faits, l'aide semble déjà être là. Macron et Royal se sont vus à deux reprises depuis le retrait de Hollande. "Positionne-toi face à Marine Le Pen", lui aurait-elle conseillé lors d'une de ces rencontres, selon le JDD. Ils échangent de nombreux SMS et coups de fil. C'est elle qui lui aurait suggéré d'organiser un contre-meeting le même jour que la candidate du FN : ce sera le 4 février à Lyon. Elle aurait pour cela évoqué sa propre expérience : "Le 14 janvier 2007, quand Sarkozy a fait son discours d'entrée en campagne, le PS m'a refusé une contre-programmation. Sois audacieux, ne laisse pas d'espace aux adversaires." Toujours ce regret d'avoir perdu, selon elle, à cause du parti qui ne jouait pas en sa faveur...  "Royal, meilleur missile contre Valls" Selon le JDD toujours, ce sont en ces termes que Royal parle de Macron à ses proches : "Emmanuel est le seul à pouvoir faire gagner la gauche." Pas question en tout cas pour elle de parler de "trahison" de Macron envers Hollande, lorsque celui-ci a démissionné pour lancer son propre mouvement politique. Le fautif serait plutôt à chercher du côté de... Manuel Valls, de nouveau : "Je n’ai jamais entendu François Hollande dire qu’Emmanuel Macron l’avait trahi ni entendu Emmanuel Macron dire le moindre mot négatif sur François Hollande. (...)  Macron a démissionné à cause du conflit avec Valls. C’est Valls qui l’a rétrogradé [dans l’ordre protocolaire gouvernemental, ndlr] et qui lui a pris sa deuxième loi. François Hollande est une victime collatérale de cette bataille. Il n’y avait pas de conflit entre François Hollande et Emmanuel Macron." Son enthousiasme remonte en réalité à loin. , dès novembre, avant même que Hollande ne renonce, Royal envisageait déjà un soutien à Macron pour la présidentielle. "Royal est le meilleur missile contre Valls, estimait alors un proche de Macron. Et puis, elle n'a pas envie qu'Hollande y aille car elle a peur que le père de ses enfants subisse une humiliation. Si elle annonçait un soutien à Macron avant qu'Hollande annonce sa candidature, ce serait la meilleure manière pour l'imposer aux sympathisants socialistes." La ministre de l'Environnement n'a finalement pas eu à désavouer le président de la République, qui a abdiqué seul. Ne lui reste plus qu'à assumer son soutien au jeune Macron jusqu'au bout, sans passer par les sous-entendus ou les confidences officieuses. 
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