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Marianne - “Le goût de la vérité n’empêche pas de prendre parti” A.Camus

IVG : le vieux démon réveillé de la culpabilisation des femmes (jeu., 08 déc. 2016)
La discussion de la proposition de loi visant à élargir à Internet le délit d'entrave au libre exercice de l'IVG a réveillé ce vieux démon que l'on espérait enfoui, celui qui, au fond, essaye encore et toujours de culpabiliser la femme qui recourt à l'avortement… L'état de santé d'une démocratie s'évalue à la place et aux droits qu'elle accorde aux femmes. Cette règle ne souffre pas d'exception. Depuis deux millénaires, et même plus que cela, le pouvoir est une affaire d'hommes. Aussi, plus une société s'avance sur le chemin de la liberté, de la tolérance et du respect, bref, sur la voie du progrès, plus elle octroie aux femmes un statut qui tend à être l'égal de celui des hommes. A l'inverse, toutes les tentatives de régression commencent par les viser. Elles sont les premières cibles de tous les obscurantismes spirituels, religieux ou culturels. De niqab en burkini, la femme est la victime toute désignée du fondamentalisme islamiste, comme elle l'est des autres monothéismes lorsque ceux-ci cèdent à leurs penchants réactionnaires. Avec l'accès au monde du travail, Simone de Beauvoir a fait du contrôle des naissances l'autre condition indépassable de l'émancipation du «deuxième sexe». La publication de cet ouvrage fondateur remonte à 1949, au sortir de la guerre, alors que la France se convertissait à l'optimisme des Trente Glorieuses qui commençaient à peine. Plus près de nous, en décembre 1974, Simone Veil montait à la tribune de l'Assemblée nationale pour défendre la loi sur l'interruption volontaire de grossesse (IVG) sous les quolibets et les injures d'une bonne partie de l'Hémicycle. La ministre de la Santé commença son intervention par ces mots : «Je voudrais tout d'abord vous faire partager une conviction de femme, et je m'excuse de le faire devant cette Assemblée presque exclusivement composée d'hommes : aucune femme ne recourt de gaieté de cœur à l'avortement. Il suffit d'écouter les femmes...» Le Parlement vient hélas de replonger quelques décennies en arrière. La discussion de la proposition de loi visant à élargir à Internet le délit d'entrave au libre exercice de l'IVG a réveillé ce vieux démon que l'on espérait enfoui, celui qui, au fond, essaye encore et toujours de culpabiliser la femme qui recourt à l'avortement. (...) >>> Retrouvez l'intégralité de cet éditorial Il est également disponible au format numérique  ou au numéro via   et 
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Sinon, Michèle Alliot-Marie est aussi candidate à la présidentielle (jeu., 08 déc. 2016)
L'euroéputée Les Républicains (LR) l'annonce dans une interview au quotidien "20 minutes" : "Je suis candidate à la présidence de la République". A qui le tour ? Alors que ces derniers temps, les candidatures à la présidentielle de 2017 pleuvent comme à Gravelotte, Michèle Alliot-Marie a ajouté son nom à la liste ce jeudi 8 décembre. L'euroéputée Les Républicains (LR) l'annonce dans une interview au quotidien 20 minutes : "Je suis candidate à la présidence de la République". Interrogée sur la question de savoir si cette candidature hors primaire peut nuire à son camp, elle répond au : "Je n’ai jamais nui à ma famille politique et je ne le ferai jamais. Je me présente pour apporter quelque chose au débat et pour mon pays. Je regrette que depuis 2002 toutes les sensibilités de droite se sont rangées derrière un seul homme, dans un seul langage trop souvent à l’eau tiède. Certains électeurs ont quitté la droite républicaine pour cela et sont allés au Front national." Nicolas Sarkozy et François Fillon auraient donc offert de "l'eau tiède" à côté de ce que nous prépare la candidate… Au passage, il se confirme que la candidature de MAM se trouvait derrière le compte Twitter et le site du même nom, devenu . Depuis le début de l'année, l'ancienne ministre aujourd'hui âgée de 70 ans a multiplié les signes montrant qu'elle comptait se lancer. "J'ai l'intention de m'inscrire au cœur de ce débat crucial pour l'avenir. Dans les prochaines semaines, je poursuivrai le travail que j'ai entrepris pour l'élaboration d'un véritable projet présidentiel", avait-elle indiqué dans un communiqué en août, tout en prévenant qu'elle ne comptait pas le faire dans le cadre de la primaire de la droite. Pas "des recettes miracles" mais "une grille de lecture" Fin novembre, MAM avait fait un pas de plus en se mettant en réserve du parti et en publiant sur les réseaux sociaux un livre-programme, . Dans ce livre de 103 pages mêlant courrier décliné autour de nombreuses thématiques (éducation, lutte contre le chômage, retraites, santé, fonction publique, sécurité, handicap, environnement...) et analyse sur l'état de la France, celle qui a présidé le RPR entre 1999 et 2002 estime qu'il faut "redonner aux Français l'envie de se dépasser et de réussir, réconcilier la Nation avec notre pacte républicain". MAM y propose non pas "un catalogue de 100 ou 1.000 mesures qui ont de bonnes chances de n'être jamais mises en oeuvre une fois passées les élections" ni "des recettes miracles", mais plutôt "une grille de lecture", en plaidant pour "une refondation sociale" tant dans l'entreprise qu'en politique. Ancienne maire de Saint-Jean-de-Luz (Pyrénées-Atlantiques) et ancienne députée du département, MAM a été la première et seule femme à diriger le RPR de 1999 à 2002. Elle fut aussi notamment ministre de la Défense sous la présidence de Jacques Chirac (2002-2007), puis ministre de la Justice, de l'Intérieur et des Affaires étrangères sous la présidence de Nicolas Sarkozy.
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Nouvelle vidéo inquiétante de John Cantlie, porte-parole de Daech malgré lui (jeu., 08 déc. 2016)
Dans une nouvelle vidéo publiée ce mercredi, John Cantlie, otage Britannique aux mains de Daech depuis 2012, apparaît plus affaibli que jamais. Devenu le porte-parole malgré lui des intérêts de l'Etat islamique, au travers de faux reportages publiés par l'agence de presse du groupe terroriste, cette nouvelle vidéo interroge sur ses chances de survie. Ses traits sont tirés. Sa silhouette famélique cachée sous un grand manteau noir - bien trop large pour lui - laisse entrevoir les marques de la malnutrition ou de la maladie. Son état physique est inquiétant. John Cantlie, journaliste britannique indépendant, otage de Daech depuis 2012, semble avoir 10 ans de plus que son âge dans la nouvelle vidéo par Amaq News, l'agence de presse du groupe Etat islamique.  John Cantlie doesn't look that good in A'māq's new video release. He obviously lost weight and looks like he aged ten years in a few months pic.twitter.com/09bhAWFsG9 — Pieter Van Ostaeyen (@p_vanostaeyen) 7 décembre 2016 Dans une mise en scène reprenant les codes de reportages de la BBC, durant 9 minutes, le journaliste affirme que les bombes de la coalition internationale lâchées sur Mossoul ne frapperaient que les civils ou des ponts et des canalisations d'eau. "Il faut que vous vous demandiez : si c'est une guerre de la coalition contre les moudjahidins, pourquoi frappent-ils les musulmans de Mossoul ?", interroge-t-il. Dans les rues de la ville, encerclée par l'armée irakienne à l'est et au sud et par les forces kurdes au nord, John Cantlie tend son micro à des habitants qui reprennent en cœur la propagande de Daech. "Ce n'est pas une guerre contre l'Etat islamique. Ça ne concerne pas que des cas individuels. Ça concerne tous les musulmans. Ils veulent frapper les ponts, détruire les infrastructures du peuple sunnite", dénonce l'un d'entre eux. Les "croisés" de la coalition contre les musulmans sunnites, un thème récurrent dans la doxa de Daech pour se donner le rôle de dernier rempart. Enlevé deux fois par Daech en 2012 Autre récurrence, l'utilisation de l'otage britannique pour défendre les intérêts de l'EI. Enlevé une première fois en juillet 2012, en Syrie - il tentera une évasion avec un compagnon d'infortune qui se soldera par une blessure par balle au bras -, il est finalement libéré. Tête brûlée, après quelques mois de convalescence, il décide de retourner sur le terrain. Au côté du journaliste américain James Foley cette fois, il est de nouveau capturé en Syrie, à quelques kilomètres de la frontière turque. James Foley est décapité par le bourreau "jihadi John". Cantlie, lui, reste introuvable. Mais fin 2014, il refait surface dans une série de vidéos publiées par l'EI et intitulées (prêtez-moi vos oreilles). Habillé d'une tunique orange qui rappelle celle des détenus de la prison de Guantanamo, assis derrière un bureau, il ressasse la propagande du groupe terroriste. Par la suite, les propagandistes de l'EI décident de l'utiliser autrement. Début 2015, on le retrouve cette fois rasé de près, habillé d'un blouson et d'un jean, dans un faux reportage réutilisant les codes et la mise en scène journalistique, en immersion dans la ville de Mossoul. Tout sourire, il explique ainsi que "les médias se plaisent à expliquer que la vie sous l'Etat islamique est dure, que les gens y sont enchaînés comme des sujets, sous le joug d'une loi impitoyable et totalitaire. Mais franchement, à part un mois de décembre frisquet et ensoleillé, la vie à Mossoul suit son cours." On le voit aussi au volant d'une voiture ou au guidon d'une moto de police, jouant de la sirène pour se frayer un chemin dans les rues encombrées de la ville tenue par l'EI. L'état de Cantlie se dégrade au fil des vidéos "Ils veulent faire croire que ce n'est plus un prisonnier, mais un journaliste invité. C'est là qu'est le piège", expliquait Nicolas Hénin, compagnon de geôle du Britannique pendant six mois, au micro de . Toujours selon Hénin, "le seul espoir qu’il a de sortir un jour de cette captivité terriblement éprouvante, c’est de gagner la grâce de ses ravisseurs et c’est peut-être ce qu’il est en train de faire ". D'autant que le Royaume-Uni se refuse à négocier avec les preneurs d'otages.  First picture last Isis video of hostage John Cantlie, second one released yesterday. They're killing him slowly. pic.twitter.com/h7LVzWhX8U — Angela Korras (@AngelaKorras) 8 décembre 2016 Mais si début 2015, ces vidéos étaient comme une promesse de survie pour Cantlie, depuis lors, à chaque nouvelle publication le journaliste a paru de plus en plus mal en point. Le 19 mars 2016, on le retrouve ainsi affublé de cette même veste noire, déjà amaigri mais encore capable de sourire un peu. Quelques mois plus tard, le 12 juillet, une nouvelle vidéo le montre nettement plus maigre. Affaibli, le regard sombre. Le journaliste débite son texte mécaniquement, comme vidé de toute étincelle de vie. Un otage peu à peu devenu automate. Pour combien de temps encore ? Lire aussi :  >> 
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Primaire à gauche : le PS supplie Mélenchon et Macron mais vire le MRC et Nouvelle Donne (jeu., 08 déc. 2016)
A chaque jour ou presque son nouveau candidat à la primaire de la Belle Alliance populaire. Au point d'inquiéter les organisateurs du Parti socialiste, qui ont commencé ce jeudi à écrémer… « Ils vont bientôt être dix, si ce n’est onze. C’est une équipe de foot, ce n’est plus une primaire ! » Ainsi Jean-Christophe Cambadélis raillait-il, au début de l’année, la prolifération de candidats à la primaire de la droite. Une déclaration en train de se retourner contre le premier secrétaire du PS, qui a mis sur les rails la primaire de la Belle Alliance populaire (BAP)... et se retrouve débordé par les candidatures, pleuvant ces derniers jours de tous côtés ! >> Au sein du PS, d’abord, le renoncement de François Hollande a encouragé des vocations. Celle de Manuel Valls, bien sûr, mais aussi de l’ancien ministre Vincent Peillon - pourtant retiré du circuit depuis deux ans -, qui a fait savoir mercredi par ses proches qu’il allait prochainement annoncer sa candidature. Ces prétendants viennent allonger la liste des socialistes déjà déclarés, à savoir Arnaud Montebourg, Benoît Hamon, Marie-Noëlle Lienemann et Gérard Filoche. Tous ont jusqu’au 15 décembre pour déposer les parrainages nécessaires pour se présenter. Il faut y ajouter les candidats hors PS, qui comptent concourir au nom de (petits) partis satellites. François de Rugy (Parti écologiste), Jean-Luc Bennahmias (Front démocrate) et Pierre Larrouturou (Nouvelle Donne) se sont ainsi mis sur les rangs. Sylvia Pinel, du Parti radical de gauche, et le chevènementiste Bastien Faudot, du Mouvement républicain citoyen (MRC), auraient bien aimé s’incruster eux aussi à la fête. Et ce jeudi, un certain Sébastien Nadot, candidat du Mouvement des progressistes (MdP) créé par Robert Hue, a très officiellement écrit à la Haute autorité des primaires citoyennes pour demander à y participer. Ironie de l’histoire, ces trois derniers candidats s’étaient initialement présentés directement à la présidentielle, refusant de passer par la case primaire ! Cambadélis joue le videur à l'entrée de la primaire Autant dire que Cambadélis ne rigole plus du tout. « On ne s’invite pas comme ça dans la primaire. Il faut qu’on en discute », avait temporisé le patron du PS la semaine dernière. Le député Christophe Borgel, qui préside le comité d’organisation du scrutin, a plaidé ce mercredi pour que le nombre de candidats ne dépasse pas celui de la primaire de la droite (sept). C’est « un maximum pour avoir des débats intelligibles », a-t-il estimé, en rappelant à toutes fins utiles que cette primaire n’est « en aucun cas un congrès du PS »... Le problème, c’est que le flou persistait sur les modalités de l’écrémage des candidats présentés par d’autres partis. La décision finale revenait donc au comité d’organisation de la primaire (Cnop), qui a décidé de faire un tri : Pierre Larrouturou (Nouvelle Donne), Sébastien Nadot (MdP) et Bastien Faudot (MRC) ont ainsi vu leurs candidatures recalées, a annoncé ce jeudi Jean-Christophe Cambadélis. « Le Cnop, qui s'est réuni hier, a pris une décision : on ne peut accepter Nouvelle Donne, le MRC ni le MDP », a-t-il indiqué, ajoutant : « Leur désir de souscrire à la Belle Alliance populaire est un peu tardif ». Estimant la primaire « un peu victime de (son) succès », il a encore lancé avec son sens particulier de la formule : « Tout le monde veut en être. Mais la primaire de la gauche, ça n'est pas open bar ! » Un peu paradoxal, comme argument, sahcant que le même "Camba" ne cesse de supplier, sur tous les tons et dans tous les médias, deux candidats d'allonger la liste de sa « Belle alliance » : Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon. Peut-être que finalement, le problème de la primaire du PS, ce n'est pas le nombre de candidats mais leur potentiel poids électoral… Chez Valls, on pointe "un peu trop de trous dans la raquette" Dans le camp de l'ex-Premier ministre, donné favori du premier tour par les sondages, on fait mine de ne pas s’inquiéter du risque de trop-plein. « Tout le monde est le bienvenu », assure à Marianne le sénateur Luc Carvounas, lieutenant de l’ancien Premier ministre. Tout en glissant qu’il y a sans doute « un peu trop de trous dans la raquette ». « Si, le 15 décembre, on se retrouve avec dix candidats, il faudra en tirer des leçons pour la prochaine fois », explique-t-il, en rappelant l’air de rien qu’à la primaire de la droite, « sur les sept candidats, quatre ont fait 6,7% au total »...   >>  
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Selon son avocat, mettre Cahuzac en prison c'est punir… le contribuable ! (jeu., 08 déc. 2016)
Me Jean Veil, l'un des avocats de Jérôme Cahuzac, est allé plaider ce jeudi midi sur Europe 1 pour que l'on épargne la prison à son client. Parmi les arguments avancés : le coût des gardiens pour les Français ! Les avocats, ça ose tout, c'est même pour ça qu'on les paie. Eh bien Jérôme Cahuzac en a eu pour son argent, ce jeudi 8 décembre sur Europe 1, où Me Jean Veil est allé commenter la condamnation de son client, le matin même, à trois ans de prison ferme et 5 ans d'inéligibilité pour blanchiment et fraude fiscale. Annonçant qu'il allait faire appel du jugement - ce qui suspend l'exécution de la peine -, l'avocat a surtout contesté le mode de sanction : "Nous allons interjeter appel parce que nous pensons que la prison n'est pas une sanction véritablement adaptée. Aujourd'hui, Jérôme Cahuzac a non seulement payé les droits, les pénalités, et d'ailleurs il n'est pas condamné par le tribunal à une quelconque amende (...) mais il est déjà sanctionné parce que c'est un proscrit, c'est quelqu'un qui ne peut plus vivre en ville (...), il vit totalement dissimulé." >> Jusque-là, une défense plutôt classique. Mais là où Me Veil se montre plus original, voire ironique au vu des faits pour lesquels son client a été condamné, c'est quand il enfonce le clou quelques minutes plus loin : "J'ajoute que, en plus, le contribuable est sanctionné lui aussi puisque c'est lui qui paye les gardiens de prison, c'est lui qui paye les frais de l'embastillement". Arguer que l'emprisonnement d'un ancien ministre dont le procureur a estimé qu'avec son épouse, ils "appartiennent aux plus gros fraudeurs que la justice pénale a eu à connaître", pour ne pas peser sur les impôts du contribuable, il fallait oser !
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Vincent Peillon, fantôme de la politique française… comme du Parlement européen (jeu., 08 déc. 2016)
Créant la surprise, Vincent Peillon pourrait se présenter à la primaire de la gauche. Ses soutiens mettent en avant un candidat loyal à François Hollande, "malgré des désaccords sur la loi Travail et la déchéance de nationalité". Le hic, c'est que le député européen... ne s'est jamais prononcé sur ces deux sujets, comme sur aucune question politique depuis plus d'un an... Depuis ce mercredi, la rumeur enfle, à tel point que certains n'emploient même plus le conditionnel : le député européen Vincent Peillon devrait être candidat à la primaire de la gauche, pour incarner "un espace social-démocrate", dixit son entourage, à mi-chemin donc entre Arnaud Montebourg et Manuel Valls. Ce jeudi 8 décembre, le député Patrick Mennucci, soutien de l'ex-ministre de l'Education nationale, teste déjà quelques éléments de langage sur RFI : "Vincent Peillon (...) est à un point d'équilibre de la gauche, un point de synthèse", fait-il valoir. Comprendre : il serait contre les lois les plus décriées du quinquennat mais loyal à l'égard de François Hollande. L'élu de Marseille l'explicite ensuite : "Vincent Peillon était prêt à soutenir François Hollande malgré des désaccords sur la loi Travail, sur la déchéance de nationalité". Sauf qu'en fait, l'intéressé... ne s'est jamais prononcé sur ces deux sujets ! Au détour d'un article consacré en avril dernier à la nouvelle vie, loin de la bataille politique, de l'agrégé de philosophie, Libération  d'ailleurs que Vincent Peillon "refuse de critiquer la déchéance de la nationalité ou la loi Travail". On a connu des oppositions plus vigoureuses... Plus largement, pas la peine de chercher dans les médias, ou ailleurs, une prise de position politique récente : cela fait plus d'un an que Vincent Peillon ne s'est plus exprimé ! S'il a bien livré quelques interviews au moment de la sortie de son polar Aurora, en avril, c'était même en prévenant qu'il refuserait de s'exprimer sur la politique française... Un eurodéputé "jackpot" Au Parlement européen, l'élu ne s'est pas montré plus engagé. Sa dernière prise de parole date du 10 septembre 2015. En cinq phrases, le philosophe se prononçait pour une "médiation" de l'UE dans la résolution du conflit israëlo-palestinien. Au final, en deux ans et demi de mandat, Vincent Peillon ne s'est pas montré très actif à Strasbourg, loin s'en faut. Il n'a assisté qu'à 57% des réunions tenues environ une fois par mois au sein de la commission dont il relève, celle des Affaires étrangères. L'ancien bras droit de Ségolène Royal a bien rendu un rapport, sur "les défis en matière de sécurité au Moyen-Orient et en Afrique du Nord" mais cela remonte déjà à juin 2015. Et il que 15 fois dans l'hémicycle, seulement sept depuis sa nomination en tant que professeur de philosophie à l'Université de Neuchâtel, en décembre 2014, pour deux demi-journées tous les quinze jours. En septembre dernier, le magazine Society relève d'ailleurs que Vincent Peillon est surnommé "jackpot" dans les travées du Parlement européen. Il est vrai que 6.250,37 euros net mensuels pour une intervention tous les deux mois, cela s'apparente à un bon placement...
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Heetch : sur France info, "l’enfumage éco" (jeu., 08 déc. 2016)
Dans son vibrant plaidoyer en faveur de l'entreprise Heetch (actuellement en procès) ce jeudi matin sur France Info, l'un des rédacteurs en chef du "Monde", Vincent Giret, a oublié de préciser un léger détail : son journal et la start-up ont un actionnaire commun, un certain Xavier Niel. Vincent Giret ne lit pas son journal. C’est dommage : il y trouverait matière à réflexion pour ses chroniques radio. Rédacteur en chef au Monde, l’intéressé officie sur France Info et livre, à l’heure du petit déj’, son « décryptage éco ». Ce jeudi 8 décembre, c’est à l’ouverture du procès intenté par plusieurs syndicats de taxis contre la start-up Heetch (un service de transport entre particuliers) que le « décrypteur » du Monde consacrait son billet. La veille, le même avait posé les enjeux de ce procès, sobrement, factuellement, en détaillant les arguments des uns et des autres. « Nous sommes une start-up issue de l’économie du partage qui met en relation, la nuit, des particuliers. Nous fonctionnons selon une logique de partage de frais », y expliquait Teddy Pellerin, le cofondateur de l’application. Le quotidien précisait ensuite : « Le ministère public ainsi qu’une douzaine de syndicats et autres fédérations de taxis et plus d’un millier de taxis à titre individuel ne partagent pas cette analyse. Les deux actionnaires et la société sont accusés d’avoir organisé un système de mise en relation de clients avec des particuliers se livrant au transport routier de personnes à titre onéreux, d’avoir exercé illégalement l’activité d’exploitant de taxi et d’être coupables d’une pratique commerciale trompeuse. Ils risquent jusqu’à 300.000 euros d’amende et deux ans de prison. » Pas rien. Sauf pour Vincent Giret, qui ne voit dans ce procès qu’une « affaire désolante et ubuesque », et , en bon VRP de l’ubérisation de nos sociétés, le mémoire en défense de Heetch. Cette « petite entreprise », tonne-t-il, est « emblématique d’une économie collaborative dans ce qu’elle peut faire de plus vertueux : pratique, sociale, sans intermédiaires, porteuse de sécurité, de réassurance, bref rendant un vrai service aujourd’hui insatisfait. » Sorti du lit par ce cri d’amour, l’auditeur de France Info remercie Vincent Giret de lui avoir ouvert les yeux sur cette nouvelle affaire Dreyfus. Le lecteur du Monde, lui, sait depuis la veille de quoi il retourne : Heetch est financée pour partie par le fonds Kima Ventures, qui « appartient à Xavier Niel, actionnaire à titre personnel du Monde. » Un - gros - détail que Vincent Giret, rédacteur en chef dudit journal, a curieusement omis de mentionner dans son vibrant plaidoyer sur la radio de service public. Décryptage, vraiment ? Ou enfumage ? Lire aussi : >> >>
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Législatives : le patron du PS contesté par les siens sur ses terres à Paris (jeu., 08 déc. 2016)
Jean-Christophe Cambadélis, qui défend ardemment le principe de la primaire à gauche pour la présidentielle, se serait sans doute bien passé d'un tel exercice dans sa circonscription. Face à lui, Léa Filoche, conseillère socialiste de Paris, lui dispute sa place. Les militants doivent les départager ce jeudi 8 décembre. En politique, entre les discours tenus sur le plan national et les pratiques locales, il y a parfois un monde. Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du Parti socialiste et député du 19ème arrondissement de Paris, pourrait en être un exemple. Lui qui ne cesse de défendre la primaire de la Belle alliance populaire, appelant avec des trémolos dans la voix Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron à y participer au nom de la survie de la gauche, se serait sans doute bien passé d'un tel exercice dans sa propre circonscription. Élu presque sans discontinuer dans le 19ème depuis 1988 - hormis un passage à vide de 1993 à 1997 -, il se voit aujourd'hui contesté au sein d'une primaire militante. Face à lui, Léa Filoche, militante depuis 1995, conseillère à la mairie du 19ème et à la mairie de Paris. Accessoirement, elle est aussi la fille du tonitruant Gérard Filoche, l'un des animateurs de l'aile gauche du parti, justement candidat à la primaire de la gauche et loin d'être le dernier à secouer le patron des socialistes. Ce qui n'arrange rien à l'affaire. Les militants socialistes sont donc amenés ce jeudi 8 décembre à choisir celui ou celle qui portera leurs couleurs aux prochaines législatives. Celle qui ose défier le baron parisien sur ses terres explique à Marianne : "Jean-Christophe Cambadélis en est à son cinquième mandat de député. Or on voit bien que les citoyens aspirent à un renouvellement de la vie politique. Un renouvellement des personnes mais aussi des pratiques politiques, des engagements et du lien avec le territoire. C'est le sens de ma candidature dans cette compétition interne, un engagement réfléchi et pris en accord avec un collectif de camarades." "Il est temps qu'il respecte sa parole et qu'il passe le flambeau" "Pas très content" selon elle à l'annonce de sa candidature, Cambadélis aurait tout bonnement descendu le principe même de cette compétition devant les socialistes de l'arrondissement, rassemblés en Assemblée générale. "Il a expliqué que dans la période actuelle, on ne pouvait pas afficher que le premier secrétaire ne soit pas le candidat et que cela affaiblirait le PS", rapporte Léa Filoche. Un argument de forme qui permet d'éviter le débat de fond, notamment sur son bilan de parlementaire. Son adversaire estime au contraire que Cambadélis ne devrait se consacrer qu'à son seul rôle de chef de parti. Avec la primaire en vue, puis la bataille de la présidentielle et des législatives, le premier secrétaire risque en effet d'avoir du pain sur la planche. Une façon aussi, pour celui qui s'était revendiqué comme l'un des fidèles soutiens du Président, de s'inspirer du ... et de respecter les promesses de renouvellement de la vie politique : "Lors de sa dernière élection, il avait expliqué que c'était son dernier mandat. Qu'il fallait du renouvellement. Il est temps qu'il respecte sa parole et qu'il passe le flambeau. On ne peut plus se contenter d'agiter le chiffon de l'extrême droite pour que les citoyens votent socialiste. Il faut que nous soyons irréprochables et en accord avec nos paroles." Une élection verrouillée ? Mais sur le terrain, Cambadélis aurait tout fait pour verrouiller l'élection, accuse encore la team Filoche. Tout d'abord en prenant comme suppléant le maire du 19ème, François Dagnaud. "Cela fausse un peu le vote. On n'est plus dans un simple débat pour ou contre la candidature de Cambadélis. Là, voter pour moi, c'est voter contre le maire. Or, François Dagnaud est un bon maire, nous travaillons très bien ensemble", regrette la conseillère de Paris. Surtout, Léa Filoche et certains militants socialistes du 19ème s'inquiètent de la soudaine hausse de militants PS inscrits pour participer à cette élection interne. Il y a une quinzaine de jours, la section PS de l'arrondissement a en effet fourni aux équipes des deux candidats un fichier rassemblant les noms et contacts des futurs votants. Et, surprise : alors que partout en France, les effectifs socialistes fondent en masse, le document transmis aux candidats s'est pour sa part étoffé d'une centaine de noms depuis le dernier recensement du Congrès de Poitiers, en 2015 ! "Cela nous a interrogés, explique Léa Filoche. On l'a signalé à notre commission électorale qui a fait un début de ménage. De 340 potentiels votants, on est passé à 300. Mais il y a encore des noms qui nous paraissent étranges". D'autant que cette technique est assez répandue dans l'univers socialiste. Dernier exemple en date, , où Solférino a dû intervenir face à une soudaine recrudescence des adhésions et poser comme règle que tous les nouveaux adhérents s'étant inscrits à partir du 1er janvier 2016, ne pourront pas prendre part au vote. Cambadélis lui-même n'est pas étranger à ce genre de subterfuge. En 1988, celui qui a alors quitté depuis deux ans l'OCI trotskiste pour le PS, se cherche une circonscription. Il jette son dévolu sur celle du 19ème, fief du socialiste Alain Billon depuis 1981. Pas de quoi refroidir "Camba", habitué grâce à ses années passées dans les rangs des lambertistes, à élaborer stratégies et petits complots dont les trotskistes français et les mitterrandiens ont le secret. Comme le raconte le journaliste Laurent Mauduit  A tous ceux qui ne se résignent pas à la débâcle qui vient, l'actuel député de Paris, grâce à l'appui du secrétaire de la principale section socialiste de l'arrondissement, fait adhérer "à tour de bras" des ex-militants de l'OCI qui lui sont fidèles. De quoi lui assurer une victoire lors du vote pour départager les deux prétendants à la députation. Vingt-huit ans plus tard, bis repetita ? Réponse dans les urnes ce jeudi soir.
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Denis Baupin renonce à briguer un nouveau mandat de député en 2017 (jeu., 08 déc. 2016)
"Se présenter au suffrage universel ne peut souffrir d'avoir une image ainsi brouillée." C'est ainsi que Denis Baupin, accusé de harcèlement et agression sexuelle par quatre femmes, annonce qu'il ne se représentera pas aux législatives en 2017, ce 8 décembre. Fin de partie. Resté très loin des projecteurs depuis qu'il est accusé d'harcèlement et d'agression sexuelle par des membres d'Europe Ecologie-Les Verts, Denis Baupin publie ce 8 décembre une et annonce qu'il ne se représentera pas à la députation aux législatives de 2017. Celui qui est élu dans la 10e circonscription de Paris depuis 2012 réaffirme son innocence dans ce communiqué mais estime que "ceux qui voulaient salir mon image ont partiellement atteint leur but". Il ajoute : "Or, se présenter au suffrage universel, passer ce pacte de confiance avec les électeurs, ne peut souffrir d’avoir une image ainsi brouillée. Je ne veux en aucune façon que les électeurs se sentent pris en otage de règlements de comptes dont ils n’ont pas les éléments."   Denis Baupin explique qu'il "n'arrête pas la politique" pour autant : "L’épreuve que je traverse a été douloureuse et le restera tant que Justice ne me sera pas rendue, mais je ne vais rien lâcher de ce à quoi j’ai voué ma vie. Je vais achever le mandat pour lequel j’ai été élu, au service des électeurs et électrices de ma circonscription auxquels j’expliquerai mes choix, et je verrai ultérieurement comment être le plus utile."  Quatre plaintes, une quinzaine de témoignages  Début mai, Mediapart et France Inter ont publié une enquête éditifante dans laquelle plusieurs femmes témoignaient d'agissements relevant de l'agression sexuelle ou du harcèlement sexuel de la part de Denis Baupin. Dans la foulée, début juin, la porte-parole d'EELV Sandrine Rousseau, l'élue Elen Debost et la députée Isabelle Attard ont  contre lui pour harcèlement sexuel et agression sexuelle. Une s'y est ajoutée début septembre. Pour mieux se défendre, , Denis Baupin a déjà démissionné de la vice-présidence de l'Assemblée nationale. Il est en revanche resté député. Côté justice, le procureur de Paris n'a pas encore décidé des suites à donner à l'affaire. L'élu est visé par une enquête préliminaire pour harcèlement sexuel, agressions sexuelles et appels téléphoniques malveillants. Cette dernière a été ouverte par le parquet avant même le dépôt des plaintes, suite aux seuls témoignages. Quelques 70 témoins ont été convoqués et Denis Baupin a été auditionné cet été. Selon les informations de une confrontation entre Isabelle Attard et le parlementaire doit avoir lieu avant la fin de l'année et avant la décision du procureur.
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Condamné à 3 ans de prison, Jérôme Cahuzac ressort libre du tribunal (jeu., 08 déc. 2016)
L'ancien ministre du Budget Jérôme Cahuzac a été condamné ce jeudi 8 décembre, pour fraude fiscale et blanchiment, à cinq ans d'inéligibilité et trois ans de prison ferme. Mais il ne va pas y aller tout de suite… Le couperet judiciaire est tombé. Ce jeudi 8 décembre, l'ancien ministre du Budget Jérôme Cahuzac a été condamné à trois ans de prison et cinq ans d'inéligibilité pour fraude fiscale et blanchiment par le tribunal correctionnel de Paris, sans aménagement de peine, conformément aux réquisitions du procureur. Le tribunal indique avoir pris en compte dans sa décision "la durée de la fraude, son ampleur et son ancrage dans la vie de Jérôme Cahuzac". Son épouse Patricia écope quant à elle de deux ans de prison. Dans son réquisitoire, le procureur avait évalué le patrimoine dissimulé par le couple à 3,5 millions d'euros. Et encore, avait-il précisé : "Les 3,5 millions d'euros ne sont qu'un solde. Le montant des avoirs dissimulés pendant 20 ans sont beaucoup plus importants." Le procureur Jean-Marc Toublanc avait donc estimé que les Cahuzac "appartiennent aux plus gros fraudeurs que la justice pénale a eu à connaître". >> Cahuzac en prison ? Est-ce à dire que Jérôme Cahuzac va dormir ce jeudi soir en prison ? Non, car le tribunal n'a pas prononcé de mandat de dépôt à l'audience. L'ancien ministre est donc ressorti libre du tribunal et son avocat a d'ores et déjà annoncé qu'il fait appel du jugement, ce qui a pour effet de suspendre l'exécution de la peine. Jérôme Chauzac, porteur en 2012 d'une loi contre l'évasion fiscale, était jugé pour fraude fiscale et blanchiment, ainsi que pour avoir minoré sa déclaration de patrimoine en entrant au gouvernement. Durant ces journées d'audiences, les années de mensonge du couple Cahuzac au fisc ont été révélées, au travers de montages toujours plus sophistiqués sur des comptes en Suisse, à Singapour ou sur l'île de Man. Un procès au cours duquel Jérôme Cahuzac a mis sur le dos de la Rocardie l'origine de son tout premier compte illégal en Suisse en 1992. "Ce compte, c'est du financement d'activités politiques pour un homme dont j'espérais qu'il aurait un destin politique national", a-t-il déclaré, sans citer de noms d'éventuels complices.
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Sous le smog, Hidalgo et Pécresse pratiquent le dézingage alterné (jeu., 08 déc. 2016)
Alors qu'Anne Hidalgo a profité du pic de pollution à Paris pour critiquer la politique écologique de Valérie Pécresse, la patronne de l'Ile-de-France demande la suspension de la circulation alternée dans la petite couronne. En cause, la perturbation des transports franciliens. Et sans doute, une envie de tancer sa rivale politique. Anne Hidalgo et Valérie Pécresse ne sont décidément plus d'accord sur rien, ou presque. Les deux élues viennent de s'écharper par communiqués interposés sur la politique de lutte contre la pollution atmosphérique, sujet qui faisait jusque-là consensus. Alors que la maire de Paris a appuyé la décision du préfet de police d'instaurer une circulation alternée depuis ce mardi 6 décembre dans la capitale, la présidente de la Région Ile-de-France s'est en effet prononcée ce mercredi 7 décembre... pour sa suspension. L'ex-ministre était pourtant jusqu'à présent favorable à la circulation alternée. Mais c'était sans compter sur les perturbations dans les transports franciliens depuis deux jours. Concomitance malheureuse, les automobilistes qui ne peuvent prendre leur voiture sont en effet confrontés à d'importantes interruptions de trafic sur le réseau francilien. Ce mardi 5 décembre, un arrachage de caténaire a entraîné l'arrêt de la ligne B à destination de Roissy-Charles de Gaulle. Ce mercredi, un nouvel incident similaire a provoqué l'interruption totale de tous les voyages en Gare du Nord pendant deux heures trente. Dans ce contexte particulier, Valérie Pécresse "demande au préfet de police de suspendre les mesures de circulation alternée, tant que la situation ne sera pas revenue à la normale". En clair, pour ce jeudi 8 décembre. Anne Hidalgo a rapidement écarté cette possibilité. "Suspendre serait irresponsable, ce serait jouer avec la santé des Franciliens", a affirmé la maire de Paris. S'"il y a eu de gros problèmes" sur les transports en commun, "c’est à la région de s’en occuper", a-t-elle ajouté. Et de demander à Valérie Pécresse de "se consacrer à sa tâche plutôt que d’être toujours en train de polémiquer sur d’autres sujets." Polémique sur la sortie du diesel Une charge un brin étonnante quand on sait que la maire de Paris a précisément tenu ce mardi à polémiquer autour de la politique écologique de la patronne de l'Ile-de-France. Au premier jour de la mise en place de la circulation alternée, Anne Hidalgo a attaqué sa rivale : "Je suis étonnée et profondément déçue que, en plein cœur du pic de pollution, sous l'impulsion de la présidente du conseil régional, le conseil d'administration du Syndicat des transports d'Ile-de-France (présidé par Valérie Pécresse, ndlr) ait rejeté un vœu des élus de gauche pour que le calendrier de sortie du diesel des bus en Île-de-France soit respecté." Valérie Pécresse a en effet récemment annoncé que les bus franciliens seraient 100% propres en 2029, alors que la précédente majorité socialiste prévoyaient une sortie pour 2025. Ce qui n'a de rapport direct avec la circulation alternée et le smog qui s'abat actuellement sur le ciel francilien. Mais offre un bonne occasion de faire de la politique. Lire aussi :
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Donald Trump nomme un climatosceptique à la tête de l'Agence de protection de l'environnement (jeu., 08 déc. 2016)
Scott Pruitt est le prochain directeur de l'Agence de protection de l'environnement... lui qui souhaite s'en débarrasser. Ses propres positions climatosceptiques seront bien representées avec cette nomination... Donald Trump vient de choisir Scott Pruitt, ministre de la justice de l'Oklahoma et surtout climatosceptique notable, pour diriger l'Agence de protection de l'environnement. Une agence contre laquelle il a beaucoup lutté. La rencontre la semaine passée entre Donald Trump et Al Gore, ex-vice président de Bill Clinton et surtout grand défenseur du climat, avait laissé espérer des revirements du côté du président fraîchement élu. Il n'en est visiblement rien. Scott Pruitt a oeuvré ces dernières années au sein du Parti républicain pour stopper les réformes engagées par Barack Obama dans ce domaine. Il est parvenu à lancer des procédures judiciaires contre le plan climat dans 28 Etats ! Se "débarrasser" de l'agence Scrott Pruitt est par ailleurs en liens étroits avec le lobby de l'énergie. En 2013, le PDG d'une grosse compagnie pétrolière de l'Oklahoma, Continental Ressources, avait directement participé à sa campagne électorale pour qu'il soit maintenu à son poste de procureur général. En 2010, lors de son premier mandat, Pruitt avait promis de limiter l'influence de l'Agence de protection de l'environnement dans sa région. En campagne, Donald Trump lui-même a promis de se "débarrasser" de l'agence. Il s'est également engagé à annuler l'accord de Paris sur le climat car, à ses yeux, les règles visant à limiter le réchauffement climatique vont "tuer l'emploi et le commerce". Scott Pruitt a-t-il pour seule mission de mener cette exécution à terme ? Lire aussi : >> >>
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Ces fois où Jean-Marc Morandini a incarné une presse "crédible" (mer., 07 déc. 2016)
Dans un pilote de son émission controversée à (re)venir sur iTélé, Jean-Marc Morandini s'est livré à une leçon de journalisme à l'endroit de toute la profession, qui ne manque pas de sel quand on se remémore ses états de service… Jean-Marc Morandini n'avale manifestement pas le traitement médiatique de ses affaires. Mis en cause cet été par une enquête du magazine Les Inrocks, puis mis en examen fin septembre pour "corruption de mineurs", l'animateur a fait face à la rentrée à une fronde de la rédaction d'iTélé qui s'opposait à sa mise à l'antenne pour une quotidienne sur la chaîne d'info. Après que Vincent Bolloré a gagné son bras de fer, et Morandini conservé son siège, un nouveau pilote de son émission Morandini Live a été tourné, révèle le site . Info Les Jours & @Garriberts : pendant que les deux tiers de la rédaction quittent @itele, Jean-Marc Morandini tourne un pilote… pic.twitter.com/dmOptrye89 — Les Jours (@Lesjoursfr) 2 décembre 2016 >> a été dévoilée la leçon délivrée à la fin de ce pilote par l'amer Morandini à la presse : "Dans une démocratie, il est important que les Français fassent confiance à leur presse, à leurs journalistes. Alors peut-être faut-il arrêter de vouloir jouer à Madame Soleil. Et si nous, les journalistes, on se contentait de dire ce que l'on sait, et non pas ce qu'on croit ? Les journalistes, c'est vrai, n'aiment pas se remettre en cause, n'aiment pas être critiqués. Alors, prudence car en démocratie, la presse doit être forte et pour que la presse soit forte, elle doit être crédible. C'est notre responsabilité. C'est mon avis. Et je le partage." Le problème, c'est que tout à sa posture de victime, Jean-Marc Morandini fait semblant d'ignorer que l'opposition suscitée par sa venue sur iTélé n'est pas née de ses déboires judiciaires, mais bien des compétences qu'il a démontrées en journalisme, justement, tout au long de sa carrière. Lesquelles pourraient inspirer la fameuse charte éthique réclamée à sa direction par la rédaction d'iTélé… ou pas. Voici quelques exemples de ces moments où Jean-Marc Morandini a incarné un journalisme vérifié, "fort", "crédible" : ► Quand Morandini bidonne un faux duplex Le 7 juillet 2009, Michael Jackson vient de mourir et les médias sont en boucle sur ses obsèques. Sur D8, dans l'émission qui porte son nom, Jean-Marc Morandini se branche aussi sur l'évènement, affichant à l'écran deux journalistes siglés . Sauf que Rue89 révèlera qu'ils se trouvaient en fait… dans un studio à Puteaux ! pour lui rappeler ses obligations. ► Quand Morandini re-bidonne un faux direct Nous sommes cette fois le 17 mai 2013. Sur NRJ12, Morandini présente cette fois l'émission Vous êtes en direct. Au vu de ses états de service sur D8, on peut s'attendre à tout. Eh bien ce qui devait arriver arrive, lorsque ce jour-là est diffusée une interview d'un acteur américain - Vin Diesel -, présentée comme diffusée en live alors qu'elle a été enregistrée quelques jours plus tôt. Ce qui vaudra à la chaîne . ► Quand Morandini bidonne une fausse correspondante Sept ans après l'affaire Jackson, Morandini présente le lundi 17 octobre dernier sur D8, devenue entre-temps C8, la première de son fameux Morandini Live. Toujours cette obsession affichée du direct, qui a bien du mal à se concrétiser… Car cette fois, l'animateur présente aux téléspectateurs une "spécialiste politique" de Los Angeles censée commenter, par téléphone, la campagne présidentielle américaine. Sauf que comme le relèvera , la spécialiste en question est la fille de Rachel Bourlier, la chroniqueuse qui co-anime l’émission avec lui, qu'elle n'est pas spécialiste politique et qu'elle vit… à Londres ! Morandini plaidera une "erreur de synthé", ce qui ne fera pas échapper, encore, sa chaîne à . ► Quand Morandini est condamné pour plagiat En 2012, c'est l'hebdomadaire Le Point qui relèvera une autre méthode du "journalisme" à la Morandini : le plagiat. Sur son site Internet sont en effet intégralement reproduits des articles du magazine signés Emmanuel Berretta, sans les sourcer. "Après plusieurs avertissements de notre part, Jean-Marc Morandini s'est entêté à pomper, pomper, pomper tel un Shadok seul sur sa planète", le journaliste. Finalement, Morandini sera condamné à 50.000 euros de dommages et intérêts, jugement qui sera confirmé en appel mais cassé en Cassation. ► Quand Morandini reconnaît qu'il n'est "pas du tout sensible à la notion de source" Sur l'affaire du plagiat du Point, Morandini reconnaîtra sans ambages, dans une interview à donnée en 2015 : "Je dois avouer qu’au début, je n’étais pas du tout sensible à la notion de source. Mais je n’étais pas un as du Net, je ne voyais pas le problème. J’ai fini par réaliser que les gens y tenaient vraiment…" Si les gens tiennent à un peu de déontologie, alors, ça ne coûte pas plus cher… ► Quand Morandini règle ses comptes via son média Dans la même interview donnée à , Morandini concède par ailleurs : "Quand je n’aime pas quelqu’un, je peux le dire sur le site. C’est aussi ça qui fait le succès. Et puis, c’est de la télé, ce n’est pas très sérieux tout ça." Pas très sérieux, c'est lui qui l'a dit ! ► Quand Morandini traite l'actu Morandini Finalement, là où Morandini incarne le journalisme le plus "fort", c'est encore quand il traite… de lui-même. Faisant fi de l'effet Inception, l'animateur multiplie en effet sur son site les articles relatifs à son propre cas - jamais rien de défavorable, rassurez-vous -, dont a réalisé un florilège savoureux. Là, au moins, l'info est de première main. Quand à savoir si elle est de bonne fois… puisqu'il vous dit d'avoir confiance ! Lire aussi : >> >>
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IVG : les sénateurs adoptent la pénalisation des sites web faisant de la "désinformation" (mer., 07 déc. 2016)
La ministre des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes, Laurence Rossignol, s’apprête à étendre le délit d’entrave à l'interruption volontaire de grossesse aux sites internet qui, explique-t-elle, "trompent les internautes" et "cherchent à dissuader les femmes d’avorter". Une mesure qui, malgré l'opposition de la droite, vient d'être adoptée par le Sénat ce mercredi 7 décembre. [Edit 7 décembre] Après l'Assemblée le 1er décembre dernier, le Sénat a adopté ce mercredi la proposition de loi socialiste visant à pénaliser les sites de "désinformation" sur l’interruption volontaire de grossesse (IVG). Examiné en procédure accélérée, dans la perspective d’un vote définitif du Parlement d’ici fin février, le texte modifié par les sénateurs devra cependant repartir à l'Assemblée, explique l'AFP.  "Plus personne ne s’enchaîne devant les hôpitaux. Les anti-IVG agissent désormais sur Internet…" Forte de ce constat, la ministre des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes, Laurence Rossignol, s’apprête à étendre le délit d’entrave aux sites internet qui "trompent les internautes" et "cherchent à dissuader les femmes d’avorter". Si la mesure était votée dans le cadre d'un nouvel amendement apporté au projet de loi "égalité et citoyenneté" examiné par le Sénat à partir du mardi 4 octobre, une peine de deux ans de prison et 30.000 euros d’amende serait prononcée en cas d’entrave "numérique", soit les mêmes peines d’ores et déjà appliquées à l’entrave physique.  "Nous ne sommes pas contre l’existence de sites de propagande anti-IVG, précise toutefois Laurence Rossignol nous souhaitons qu’ils cessent de se dissimuler et s’assument comme tels." Sont notamment visés les sites qui apparaissent très haut dans les moteurs de recherche lorsqu'on souhaite s'informer sur l'avortement et qui cachent leur réel objectif anti-IVG, comme ivg.net, sosbebe.org, sosgrossesse.net ou encore afterbaiz.co, à propos duquel  revient longuement ce mercredi 28 septembre, en cette journée mondiale du droit à l’avortement.  Animé par un certain Émile Duport, porte-parole des "Survivants", afterbaiz.com "renouvelle les codes de la lutte contre l’IVG", détaille le journal, avec "une charte graphique mordante", "l’utilisation des réseaux sociaux", et "des clips efficaces". Il s'adresse aux jeunes filles qui souhaitent avorter pour les convaincre que ce n'est pas la solution, et tente de contrer ce qui est présenté comme de mauvais arguments ("Ce n’est pas le bon moment", "je ne me sens pas prête", "mon copain va me quitter", etc.). Le site ne cache toutefois pas le fait que l'avortement est un droit. Pourrait-il ainsi être considéré comme coupable de délit d'entrave ? >>  IVG, délit d'entrave et liberté d'expression Où placer le curseur pour ne pas entraver la liberté d’expression ? La question fait justement débat, aussi bien parmi les associations catholiques que chez les universitaires. Parmi eux, Dominique Reynié, professeur à Sciences-Po. "Favorable" au droit à l'interruption volontaire de grossesse, "j'estime que la décision d'y recourir est d'une extrême gravité", écrit-il dans une tribune publiée ce mardi dans , relevant entre autres que le site officiel du gouvernement (ivg.social-sante.gouv.fr) fait "totalement" l’impasse sur le respect de la neutralité en décourageant par exemple "la recherche d’informations alternatives." Ce site a été pour faire concurrence aux sites de propagande anti-IVG qui n'en portent pas le nom. Pour Laurence Rossignol, qui a annoncé la mesure sur  le 17 septembre dernier, "on ne peut pas renvoyer le gouvernement et les anti-IVG dos à dos". Et d’assurer, toujours dans le Monde, que "le gouvernement n’est pas pro-IVG (...) Il respecte le choix des femmes et leur permet de bénéficier de la loi". Créé en 1993, le délit d'entrave à l’IVG avait été élargi en 2014 à l'accès à l’information, mais il ne concerne pour l’instant que les hôpitaux.  A lire également >>  >> 
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Eduardo Rihan-Cypel: "Vincent Peillon sera le François Fillon de la primaire à gauche" (mer., 07 déc. 2016)
Le député socialiste de Seine-et-Marne soutient la probable candidature de l’ancien ministre de l’Education nationale qui est selon lui "au coeur de la gauche". Une manoeuvre qui fait plutôt figure de torpille anti-Valls pour l’après 2017. Cette primaire de la Belle alliance populaire n’est plus qu’un congrès du PS ! Après Manuel Valls lundi soir, c’est à présent Vincent Peillon qui devrait se lancer dans la course, jeudi ou vendredi. Depuis que François Hollande a renoncé à briguer sa succession, l’ancien ministre de l’Education nationale sous le gouvernement Ayrault est très sollicité. Il faut croire qu’il y a le feu rue de Solférino pour qu’on soit allé chercher celui qui, aujourd’hui professeur de philosophie, a quitté la scène politique nationale en novembre 2014. Blessés par ce qu’ils considèrent comme une « trahison » de Valls, les fidèles du président n’y ont vu que des avantages. Plus largement, le député européen a entrepris des manœuvres d’approche auprès de tous les anti-Valls que compte le parti. Ainsi, la maire de Paris, Anne Hidalgo qui l’a écouté attentivement. A l’Hôtel de Ville, on dément tout intervention poussant la candidature de Peillon mais on reconnaît que si ce dernier venait à se présenter, « Anne Hidalgo verrait cela d’un bon œil car pour le moment les valeurs sociales-démocrates ne sont pas incarnées dans la primaire ». De son côté, Martine Aubry a assuré être étrangère à cette possible candidature. La séquence, ainsi que l’agacement qu’elle provoque chez Manuel Valls, montre bien le véritable enjeu de la compétition des 22 et 29 janvier : qui prendra le leadership dans ce qu’il restera de la gauche après la défaite annoncée de mai 2017 ?    Marianne : Vincent Peillon va-t-il réellement se porter candidat à la primaire de la Belle Alliance Populaire ? Eduardo Rihan-Cypel : Vincent doit en effet s’adresser aux Français et au peuple de gauche d’ici quelques jours. Il ne s’agit pas de jeux d’appareil : il a un projet pour le pays, une conception de la République, un espoir à gauche à partager avec les Français.  "C’est de sa part une décision intime, très profonde" Il avait annoncé qu’il s’écartait du jeu politique national. Qui est venu le chercher ? La décision est venue de lui. Une partie du peuple français est orphelin. Vincent Peillon a pris conscience de la responsabilité qui était la sienne. Il a vu beaucoup de personnes. Il a été très sollicité après l’annonce du président de la République. C’est de sa part une décision intime, très profonde. Il est très lucide sur la situation, qui est très compliquée. Il appelle à un sursaut, à un rassemblement puissant. Il peut incarner l’espoir et permettre à la gauche de se projeter vers le second tour de la présidentielle. N’est-ce pas de l’improvisation totale ? Vincent Peillon n’est pas homme à improviser. Il est un homme d’idées, d’action. Il est au cœur de la gauche. La question des parrainages ne se posera pas pour lui. N’est-ce pas avant tout une candidature contre Valls ? C’est une candidature pour la France, c’est la seule chose qui compte. C’est du positif. Il ne va pas se déterminer en fonction des autres. Il sera le François Fillon de la primaire de la gauche. Lire aussi : >>
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VIDEO - Arnaud Montebourg, l'homme qui oubliait "madame" (mer., 07 déc. 2016)
Bonne gêne ce mercredi matin pour un Arnaud Montebourg réalisant qu'il vient de squizzer l'unique femme journaliste du plateau où il est invité. Un épisode qui n'est pas sans en rappeler quelques autres... L'oubli est révélateur. La tentative de rattrapage, pathétique. Invité sur la matinale de France Info ce mercredi 7 décembre, Arnaud Montebourg a totalement zappé, au détour d'une réponse, la présence d'une des quatre journalistes face à lui pour l'interview politique. Fabienne Sintes, qui anime la tranche horaire du matin, lui avait pourtant posé une question une minute plus tôt (question à laquelle il n'avait d'ailleurs pas répondu). On ne pouvait donc pas lui reprocher son mutisme. Mais voilà, de ces trois hommes face à lui et de cette femme, le candidat à la primaire de la Belle alliance populaire n'a retenu que les hommes. Alors que ses interlocuteurs, masculins il est vrai, l'assaillent de question, Arnaud Montebourg tente : "Si vous me le permettez, vous êtes trois, je suis seul. Laissez-moi une chance..." "Quatre !", lui fait-on remarquer du tac au tac. Gêné, Montebourg patauge :  Arnaud Montebourg : Quatre, pardon, puisque madame, euh… présente...  Fabienne Sintes : Oui ! Est là ! Guy Birenbaum : Elle est tout à fait là ! Arnaud Montebourg : Pourquoi seriez-vous d'ailleurs exceptée ? Fabienne Sintes : Mais pourquoi ?! [rires] Arnaud Montebourg : Pas du tout. Une séquence à voir dans cette vidéo isolée par le Lab d'Europe 1 : L'épisode pourrait simplement prêter à sourire s'il ne pointait pas une certaine habitude chez Arnaud Montebourg. Ce lundi 5 décembre, sur Sud Radio et Public Sénat, le même Montebourg est interrogé sur la rareté des femmes à la primaire de la gauche. Alors que les candidats foisonnent, seules Marie-Noëlle Lienemann et Sylvia Pinel - si la participation du PRG est acceptée - viendraient en effet compléter . Alors, comment réagit Montebourg ? Eh bien il évoque "l'atmosphère" de cette primaire, qui s'en trouverait changée par plus de candidates : "C'est mieux quand il y a une ou plusieurs femmes. Cela, d'abord, change l'atmosphère (...) Nous en avons eu deux à la dernière primaire, ni l'une ni l'autre ne l'ont emporté." Et puis il y a cette séquence tournée dans le cadre d'un Envoyé spécial consacré à l'homme politique en août 2014. Agacé par les questions de la journaliste sur son vrai-faux départ du gouverment au moment de Florange, il lui rétorque, narquois : "Tout le monde sait ce qu'il s'est passé. Il y a même des livres qui ont été écrits, vous devriez les lire... Ça vous éviterait de poser des questions désagréables..." Et de se tourner vers le caméraman :  "Elle est comme ça tout le temps, la p'tite ?" Si la sortie peut surprendre, l'accumulation fait tache. Le compte d'info  en a d'ailleurs fait un montage vidéo : Arnaud Montebourg aurait-il un problème avec les femmes ? pic.twitter.com/UHaAYRj3cZ — Brut (@brutofficiel) 7 décembre 2016
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Nouvelles révélations des archives de Snowden: les citoyens espionnés même dans le ciel (mer., 07 déc. 2016)
Espionner le ciel... un rêve devenu réalité pour les services de renseignements anglais et américains comme le révèle "le Monde" ce mercredi 7 décembre, à partir de documents récoltés par Edward Snowden. Dès 2005, les deux agences ont en effet mis en place un vaste système de surveillance des communications mobiles des passagers présents à bord des avions commerciaux, et en particulier des passagers d'Air France. Espionnés même dans les airs. Les voyageurs de la compagnie Air France ayant utilisé leurs téléphones portables pendant leurs heures de vol l’ont sans doute expérimenté à leur insu, comme le révèle ce mercredi 7 décembre. Selon "l’immense stock d’archives" extraites par Edward Snowden, l’ancien consultant de l’Agence nationale de sécurité américaine (NSA), un vaste programme de surveillance a en effet été mis en place, dès 2005, par les services américains et leurs homologues anglais du GCHQ, le Government Communications Headquarters. Dans la ligne de mire des deux agences ? Plusieurs compagnies aériennes, et en particulier Air France, considérée par la CIA en 2003 comme "cible (…) des terroristes". Ainsi, sous prétexte d’éviter "un nouveau 11-Septembre", les renseignements des deux pays ont décidé d’intercepter non seulement les communications mobiles des passagers à risque présents à bord des avions commerciaux, mais l’ensemble du trafic (voix et data, métadonnées et contenu des connexions…) échangé en plein ciel. Baptisée "Pigeon voyageur", côté NSA et "Pie voleuse" au GCHQ, ladite opération d’espionnage a rapidement suscité "un vif enthousiasme de la part des deux agences", écrit Le Monde. Et pour cause, l’usage des téléphones portables avec connexion Internet dans les airs n’a cessé de se développer. Chez Air France, qui s’apprête à généraliser l’offre de wifi à bord de ses appareils, les premiers tests d’utilisation de smartphone en vol ont de fait été effectués assez tôt, dès 2007. Une mine d’or d’informations, captées en "quasi temps réel" par des "stations secrètes d’antennes au sol" explique Le Monde, dès que l’altitude de croisière d’un avion s’élève à 10 000 pieds. Des "stations secrètes d’antennes au sol" Et d’expliquer : "le seul fait que le téléphone soit allumé suffit à le localiser. Pis, "le GCHQ peut même, à distance, perturber le fonctionnement d’un téléphone, poursuit le journal, de sorte que son utilisateur soit contraint de le redémarrer avec ses codes d’accès : les services britanniques interceptant du même coup ces identifiants." Une intrusion qui ne concerne pas seulement Air France. En témoigne ces quelques exemples connus d’interceptions des vols Etihad des Emirats arabes unis (entre JFK et Denver, le 23 mars 2012, à 13 h 56), ou encore du vol de la compagnie russe Aeroflot, (liaison Nice-Moscou du 20 mai 2011). C’est d’ailleurs à travers l’une de ces collectes que les services secrets britanniques découvrent qu’Aeroflot a également mis en place un système de connexion spécifique pour les GSM à bord de ses appareils, "sans doute pour procéder à des interceptions….", notent-ils "un peu surpris" détaille Le Monde d'être "sans doute" à leur tour surveillés… A lire également
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Primaire à gauche : quand Cambadélis raillait le trop-plein de candidats à droite... (mer., 07 déc. 2016)
"C’est une équipe de foot, ce n’est plus une primaire !" se moquait le premier secrétaire du PS au début de l’année. Mais au vu de l’afflux de prétendants à la primaire de la gauche, ceux-ci pourront bientôt former une équipe de rugby... A chaque jour son nouveau candidat à la primaire de la Belle Alliance populaire (BAP) ! Après Bastien Faudot, candidat du parti chevènementiste MRC, qui souhaite désormais concourir au scrutin organisé fin janvier par le PS pour désigner son champion à la présidentielle, c’est Vincent Peillon qui pourrait se lancer, selon un bruit que font courir certains de ses proches ce mercredi 7 décembre. L’ancien ministre de l’Education nationale deviendrait ainsi le dixième candidat à la primaire de la gauche. Oui, parce qu’ils sont déjà nombreux parmi les candidats déclarés, entre Manuel Valls, Arnaud Montebourg, Benoît Hamon, Marie-Noëlle Lienemann, Gérard Filoche ou encore Pierre Larrouturou. Tous ont jusqu’au 15 décembre pour réunir les parrainages nécessaires pour participer au scrutin. Viennent s’ajouter à cette liste François de Rugy, du parti Ecologistes !, et Jean-Luc Bennahmias, du Front démocrate, dispensés de parrainages en tant que candidats membres de partis associés à la BAP. Et c’est sans compter Sylvia Pinel, candidate à la présidentielle au nom du Parti radical de gauche, qui s’interroge désormais sur l’opportunité d’aller elle aussi à la primaire... "Ils vont bientôt être dix, si ce n'est onze" N’est-ce pas un peu beaucoup ? « Notre système est malade. Tant de candidats à des primaires et à administrer le pays, alors que la plupart savent qu’ils n’ont aucune chance, c’est qu’il y a quelque chose qui va mal. » La phrase n’est pas de nous mais de Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du PS et inventeur de la Belle Alliance populaire. Mais il est vrai qu’elle a été prononcée le 15 février 2016, sur ... à propos de la primaire de la droite ! A l’époque, le patron du PS raillait l’afflux de candidats au scrutin organisé par Les Républicains : « Ils sont sept, ils vont bientôt être dix, si ce n'est onze. C'est une équipe de foot, ce n’est plus une primaire ! » Savoureux lorsqu’on sait qu’aujourd’hui, les candidats à la primaire socialistes vont eux aussi « bientôt être dix, si ce n’est onze ». Et visiblement, ce n’est pas encore assez pour Jean-Christophe Cambadélis, puisque le premier secrétaire du PS multiplie les appels à Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron pour qu’ils participent eux aussi au scrutin... Il a besoin de joueurs sur le banc des remplaçants ?   >> PASSION ARCHIVES - Ce que disait Jean-Christophe Cambadélis le 15 février :   >>
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Bravo Laurent Joffrin... mais pourquoi ne pas l'avoir écrit plus tôt ? (mer., 07 déc. 2016)
Laurent Joffrin a signé la semaine passée une analyse très juste des erreurs de François Hollande durant son mandat. Excellente... si elle n'était pas si tardive. Les fautes ou les erreurs de François Hollande qui l’ont contraint de s’auto-dissoudre ? Un expert nous les précise avec lucidité : il s’est rallié à « la tactique cynique de triangulation qui consiste à élargir sa base en reprenant à son compte certaines propositions de ses adversaires ». D’où, précise ce brillant spécialiste, « cette loi El Khomri dont la première mouture heurtait de front l’inquiétude des salariés pour leurs acquis et leurs protections ». Bref, le président s’est converti « au blairisme qui s’est perdu en s’accommodant très bien des tares d’un système dépassé et dur aux faibles ». « On attendait bien plus, ajoute l’analyste clairvoyant, d’une gauche réaliste dont le premier devoir est de percevoir la détresse qui frappe les classes populaires » et qui n’a pas été capable de proposer « un projet de société clairement distinct de la régression conservatrice, des réformes qui ne soient pas des sacrifices, autre chose que l’alignement sur l’orthodoxie agressive qui sert de bréviaire aux classes dirigeantes ». Implacable. Donc « on aurait besoin - je cite toujours - d’un programme qui rende à la gauche démocratique son identité (que le président lui aurait donc fait perdre), d’un sursaut qui procure un début d’espoir ». Un début… donc il n’y avait même pas de début d’espérance ? Verdict accablant. Qui en est l’auteur ? L’excellent Laurent Joffrin pour . D’où ma question : pourquoi ne pas l’avoir écrit plus tôt ? Pourquoi, jusqu’au bout, mon ami Joffrin a-t-il plaidé en faveur d’une re-candidature Hollande ? Pourquoi, lorsque dans un ouvrage j’évoquais les retombées prévisibles d’une « ineffaçable trahison », m’a-t-il accusé d’excès polémique en affirmant que, pour l’essentiel, Hollande avait tenu ses promesses… ? Alors que ce qu’il pointe aujourd’hui, lucidement, est pire que ce que j’avais écris à l’époque… Au risque de pousser le bouchon trop loin dans l’autre sens : ce n’est pas « d’avoir promu sans relâche une politique économique favorable à l’entreprise » qui est critiquable, c’est de ne pas l’avoir équilibrée par une politique en faveur des salariés. 
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La tentation hollandaise d'une ligne TSV : "Tout sauf Valls" (mer., 07 déc. 2016)
Depuis la déclaration de candidature de Manuel Valls, les fidèles de François Hollande évitent soigneusement de l'adouber. "Je vais réfléchir" ou "Je vais prendre du temps" répondent-ils en choeur, a minima. Certains se prononcent même pour une ligne "Tout sauf Valls". "Je vais prendre le temps de la réflexion". Quand on évoque un éventuel soutien à la candidature de Manuel Valls ces derniers jours, la réponse du dernier carré des fidèles de François Hollande est invariable. Dernier exemple ce mercredi 7 décembre : invité de RTL, François Rebsamen se garde bien d'adouber son ancien rival pour la place Beauvau. "Sur le programme, lors de la primaire de 2011, il avait un programme très social-libéral auquel j'étais opposé", préfère rappeler le maire de Dijon (Côte-d'Or). Avant d'expliquer qu'il pourrait soutenir Emmanuel Macron si celui-ci participait à la primaire de la gauche... Avant lui, le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll, hollandais parmi les hollandais, a lui aussi préféré temporiser. "J'ai dit que je prendrais du temps, et un peu de recul", a-t-il déclaré sur France Info ce lundi 5 décembre. Les trois semaines de déstabilisation de François Hollande par Manuel Valls et son entourage ont sans nul doute laissé des traces. "Valls a trahi", constatait amèrement ce vendredi 2 décembre l'ami proche du chef de l'Etat Dominique Villemot, clamant tout haut ce que tout le monde pense tout bas dans l'entourage du président. "Je vais prendre le temps de réfléchir" L'avocat souhaite clairement la défaite de l'ancien Premier ministre, ouvrant la voie à une ligne TSV ("Tout sauf Valls"), redoutée par l'intéressé. Il a annoncé ce mardi rejoindre Emmanuel Macron, un autre avocat, intime du président. Sans s'avancer autant, certains proches de François Hollande pourraient regarder d'un oeil bienveillant la formation d'un front TSV. "Tous les hollandais ne rejoindront pas Macron, mais certains sont tentés de ne pas s'impliquer dans la primaire pour se venger de la trahison de Valls", croit savoir un cadre socialiste. Certains hollandais ont toutefois la rancune moins tenace que d'autres. Ainsi du patron des sénateur PS Didider Guillaume, pressenti pour devenir le directeur de campagne de Manuel Valls. La plupart préfèrent pour l'heure jouer la prudence. Comme François Rebsamen, qui reconnaît une tentative d'empêchement du président de la République : "Oui, il y avait une pression, depuis 3 semaines..."  tout en la comprenant : "Mais la politique, c'est aussi ça!". De la même façon, le nouveau ministre de l'Intérieur Bruno Le Roux, interrogé par Marianne avant sa nomination ce samedi 3 décembre, botte en touche : "J'essaye de ne pas avoir de rancoeur en politique". Avant d'ajouter malicieusement : "Mais je vais prendre le temps de réfléchir, pendant quelques jours, voire quelques semaines !" Voire jusqu'à la fin de la primaire ? Lire aussi : >> >>
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